mardi 31 juillet 2012

Mac Do

Pierre n'avait pas fermé l’œil de la nuit. Il s'était levé bien trop tôt, mais on se doit d'être parfait pour son anniversaire, surtout celui de sa majorité, 18 ans ce n'est pas rien !
Il était prêt lorsque son père vint le chercher un peu avant 10 heures. Deux heures de trajet les attendaient pour rejoindre le lieu de son cadeau, Mac Do. Il regrettait juste une chose, que sa mère ne puisse pas venir avec eux, mais cela ne serait pas sérieux.
Arrivée à la gare et maintenant  1 heure 30 de voyage, ce n'est pas rien de rejoindre la grande ville et son Mac Do.
Derniers mètres, enfin, entrée dans ce lieu si longtemps attendu.
Maintenant il faut choisir et ne pas se tromper, on ne vient pas ici tous les jours.
Son père semble soucieux, il a cette petite ride entre les yeux, Pierre ne s'y trompe pas, c'est le signe de la contrariété.
Mais comment pourrait-il se douter que son père a dû emprunter la moitié de la somme qu'il va payer à la caisse.
En ce 1er août 2084, il n'y a plus que 2 restaurants Mac Donald en Europe, le menu le moins cher représente un demi mois de salaire !


mercredi 25 juillet 2012

Ils ont raison de danser

Ce matin, les titres sur une radio quelconque : beau temps sur la France et ouverture des jo ! Ils auraient pu parler de l'Espagne, pas un mot et pourtant, ce pays sombre presque en silence. Ne rien ébruiter, pour ne pas gâcher la fête ! Dernières vacances avant un pire toujours possible, mais encore lointain.
Retour sur un passé pas si ancien : au lendemain du sac de Rome par les "barbares" au début du Vème siècle de notre ère, que réclamaient les Romains ? Le programme des jeux du cirque pour les semaines à venir ! Peu leurs importaient que le vieil Empire s'éteignait lentement.
Au fond ils avaient raison, comme ont raison, ceux qui dansent sur les plages sans se soucier de demain, car plus grand chose ne va nous empêcher de rejoindre la liste déjà longue des civilisations qui ne vivent plus que dans la mémoire des hommes .
Il en va des êtres comme des sociétés, alors à demain pour assister au show final.

mardi 16 août 2011

Rais le bled

Le rap porte-parole du peuple tunisien, écrit par Hamada Ben Amor, dit el General, né en 1986.


Traduction française.

Images et voix du président Ben Ali dans une école:

Qu’est-ce qui t’embête?
Vas-y raconte-moi.
Tu veux me dire quelque chose?

(L’enfant recule dans sa chaise, il a manifestement envie de pleurer)

Président du pays

Aujourd’hui je m’adresse à toi
En mon nom et en celui du peuple entier
qui vit dans la souffrance
En 2011 il y a encore des gens qui meurent de faim
Le peuple veut travailler pour vivre
Mais sa voix n’est pas entendue
Descends dans la rue et regarde autour de toi
Les gens sont traités comme des bêtes
Regarde les flics
À la matraque, tacatac,
Impunément
Puisqu’il n’y a personne pour leur dire non
Même la loi et la constitution
ils n’en ont rien à foutre
Chaque jour j’entends parler d’une affaire
montée de toutes pièces
Pourtant le pouvoir sait
qu’il s’agit là d’un citoyen honnête
Regarde les flics
taper sur les femmes voilées
Est-ce que tu accepterais ça pour ta fille?
Ce que je raconte est malheureux
Puisque tu es un père
et que tu ne voudrais aucun mal à tes enfants
Alors dis-toi que ce message
t’est adressé par un de tes enfants
Nous vivons dans la souffrance
comme des chiens
la moitié du peuple vit dans l’humiliation
et a goûté à la misère.

Président du pays
ton peuple est mort
les gens se nourrissent dans les poubelles
Regarde ce qui se passe dans le pays
les soucis sont partout
Les gens n’ont plus où dormir
Aujourd’hui je parle au nom du peuple
écrasé par le poids de l’injustice

Président du pays
ton peuple est mort
les gens se nourrissent dans les poubelles
Regarde ce qui se passe dans le pays
les soucis sont partout
Les gens n’ont plus où dormir
Aujourd’hui je parle au nom du peuple
écrasé par le poids de l’injustice

Président du pays
tu nous dit parle sans crainte
Voilà j’ai parlé
Mais je sais ce qui m’attend
Et ce n’est que des coups
Je vois beaucoup d’injustice
Voilà pourquoi j’ai choisi de parler
Pourtant beaucoup m’ont mis en garde
Jusqu’à quand le peuple tunisien
doit-il vivre dans les rêves?
Où est la liberté d’expression?
Je n’en ai vu que le nom.
Tu appelles la Tunisie « la verte »
Mais président regarde
Elle est devenue un désert
coupée en deux blocs.
Il y a ceux qui volent aux yeux de tous
Pas besoin de les nommer
Tu sais très bien qui sont ces gens
Beaucoup d’argent devrait aller
aux projets, aux réalisations,
aux écoles, aux hôpitaux, aux logements
Mais les fils de chien
avec l’argent du peuple
ils se remplissent le ventre,
ils volent, ils pillent, ils se servent,
pas un siège ne leur échappe
Le peuple a tant à dire
mais sa voix ne porte pas.
S’il n’y avait pas cette injustice,
je n’aurais pas besoin de parler.

Président du pays,
ton peuple est mort
les gens se nourrissent dans les poubelles
Regarde ce qui se passe dans le pays
Les soucis sont partout
Les gens n’ont plus où dormir
Aujourd’hui je parle au nom du peuple
écrasé par le poids de l’injustice

Président du pays,
ton peuple est mort
les gens se nourrissent dans les poubelles
Regarde ce qui se passe dans le pays
Les soucis sont partout
Les gens n’ont plus où dormir
Aujourd’hui je parle au nom du peuple
écrasé par le poids de l’injustice

Ok
la voix du pays
Général 2011
toujours la même situation
les mêmes problèmes les mêmes souffrances
Raïs le bled
Rais le bled

Président du pays,
ton peuple est mort
les gens se nourrissent dans les poubelles
Regarde ce qui se passe dans le pays
Les soucis sont partout
Les gens ne savent pas où dormir
Aujourd’hui je parle au nom du peuple
écrasé par le poids de l’injustice.

(traduction trouvée sur le site Dormira jamais).


dimanche 17 juillet 2011

We miss you

Trois étudiants ont récemment tourné cette petite vidéo.

Certains la trouveront niaise à souhait, pleine de poncifs, certes. Ils vivent certainement en ville, loin de la nature. Nous, nous vivons proche de cette nature, proche de ceux qui l'habitent, et ils sont toujours proches de nous. Nous ne les nous voyons pas tous les jours, mais nous savons que le grand lièvre est là dans le virage, près de la source, l'hermine reviendra avec la neige, les chevreuils viendront chaque nuit, le crapaud chantera après l'orage, la queue rousse nourrira ses petits, la hulotte remplira toute la nuit glaciale de janvier. Je viens de la ville et lorsque j'y retrourne c'est comme si je les laissais derrière moi, loin de moi, je ne sais plus comment vivre sans eux, sans leur discrète et continuelle présence, enfin surtout je ne veux plus vivre sans eux.

WE MISS YOU from fireapple films on Vimeo.

dimanche 12 juin 2011

Ken quitte Barbie!


dimanche 13 février 2011

Pacifisme

http://www.endgamethebook.org/

""Love leads to pacifism, and any use of violence implies a failure to love. You can’t use the master’s tools to dismantle the master’s house. It’s far easier to make war than to make peace. We must visualize world peace. To even talk about winning and losing (much less to talk about violence, much much less to actually do it) perpetuates the destructive dominator mindset that is killing the planet. If we just visualize peace hard enough, we may find it, because, as Johann Christoph Friedrich von Schiller tells us, 'Peace is rarely denied to the peaceful.' Ends never justify means, which leads to Erasmus saying, and pacifists quoting, 'The most disadvantageous peace is better than the most just war.' Gandhi gives us some absolutism, as well as absolution for our inability to stop oppressors, when he says, 'Humankind has to get out of violence only through nonviolence. Hatred can be overcome only by love.' Gandhi again, with more magical thinking, 'When I despair, I remember that all through history the way of truth and love has always won. There have been tyrants and murderers and for a time they seem invincible but in the end, they always fall—Think of it, ALWAYS.' Violence only begets violence. Gandhi again, 'We must be the change we wish to see.' If you use violence against exploiters, you become like they are. Related to that is the notion that violence destroys your soul. If violence is used, the mass media will distort our message. Every act of violence sets back the movement ten years. If we commit an act of violence, the state will come down hard on us. Because the state has more capacity to inflict violence than we do, we can never win using that tactic, and so must never use it. And finally, violence never accomplishes anything." (p.675)



samedi 12 février 2011

Veggie Love

Bientôt la Saint Valentin, fête presque aussi commerciale que Noël. Est-ce tout à fait un hasard? People for the Ethical Treatment of Animals (PETA) vient de jouer un bel atout. C'est à l'occasion du Super Bowl que ce clip devait passer sur les chaînes de télé américaines. Ouf! Il a été censuré pour sa connotation sexuelle jugée trop suggestive. C'est tout bénéfice pour PETA qui ne déboursera pas plus de 2 Millions les 30 secondes de clip et le film, qui fait le buzz du fait de cette censure puritaine, a largement atteint son objectif. Bravo pour cet exercice de communication réussi. Le pseudo-porno de PETA fera-t-il de vous un adepte de la veggie love?