mercredi 23 avril 2008

Une minute de silence - Journée mondiale des animaux de laboratoire

Je transmets cette information et cette action symbolique:

"24 avril - 12 h : Opération Une Minute de Silence
Jeudi 24 avril 2008 est la Journée Mondiale des animaux de Laboratoire.

La communauté antivivisectionniste internationale profite de la
reconnaissance officielle de cette Journée par les Nations Unies pour organiser la campagne militante abolitionniste SMAL (WWAIL en anglais) ainsi que, le 24 avril, une minute de silence à 12h (ou au plus près de 12h).

Cette minute de silence est dédiée à la mémoire de tous les animaux tourmentés et sacrifiés dans les laboratoires du monde entier au nom de la science, de la recherche; mais surtout du profit et du carriérisme.

Aussi, merci d'observer et de faire observer à votre entourage et vos connaissances une minute de silence à la mémoire de tous les martyrs de la vivisection, pudiquement appelée expérimentation animale, notamment en réacheminant cet appel à tout votre carnet d'adresses et/ou en envoyant des SMS avec le message suivant : "12h, auj. 1 Minute Silence pr Animaux dans les Labos. Merci."

Dans les laboratoires publics et privés, 24 heures sur 24...

- 1 animal meurt torturé toutes les 12 secondes en France

- 1 animal meurt torturé toutes les 3 secondes en Europe

- 25 animaux (minimum) meurent torturés chaque seconde dans le monde.

Pour la libération immédiate et inconditionnelle de tous les animaux torturés et prisonniers dans les laboratoires...

Le succès de cette opération dépend de chacun d'entre vous pour dénoncer la barbarie dans les labos.


Merci de mettre info[at]semaine-mondiale-animaux-laboratoire.org en copie CC de vos envois. Ceci nous permettra de savoir combien de personnes ont participé à cette opération Minute de Silence."

Faites passer SVP. Merci!

Et n'oubliez pas qu'il existe des solutions pour éviter la cruauté. Vous pouvez par exemple acheter des produits non testés sur les animaux. Voir le site de One Voice.

Aux arbres citoyens!

On ne doit plus présenter le Docteur Wangari Maathai, Prix Nobel de la Paix en 2004. C'est la reconnaissance du combat personnel d'une femme d'exception mais aussi l'affirmation que les valeurs pacifiques et écologistes sont intimement liées. Son association Greenbelt (la ceinture verte) est active depuis 1977 et lutte depuis cette date contre la désertification des villages, l'érosion et l'appauvrissement des populations. Il est beau que ce mouvement soit né en Afrique. Il est beau que ce mouvement transcende les frontières géographiques.


Wangari Maathai est un exemple emblématique. De nombreuses associations et collectivités qu'il serait impossible de recenser de manière exhaustive s'engagent partout pour le reboisement. Quelques exemples:

Aux arbres citoyens, une association canadienne pour protéger la forêt boréale.

The Wild Again Reforestation Trust, une association britannique pour le reboisement qui se propose d'acheter des zones déboisées pour replanter et les protéger contre l'exploitation.

L'Institut Bruxellois pour la Gestion de l'Environnement développe le projet d'un maillage vert et bleu de la ville pour favoriser la biodiversité en milieu urbain.

La Wallonie propose l'opération Un touriste un arbre pour reconstruire la forêt wallonne dans le cadre d'activités festives.

Le Programme des Nations Unies pour l'environnement mène une campagne pour un milliard d'arbres où chacun peut enregistrer les arbres plantés.

Il s'agit toujours et avant tout de volonté personnelle. A l'heure où l'arbre est pour beaucoup une marchandise économique, il est crucial de lui redonner sa digne place. Il est urgent de prendre conscience de sa valeur en dehors de tout esprit commercial. Je laisse chacun mettre ce qu'il souhaite derrière le mot "valeur". Une seule chose importe:
Plantez des arbres!

Il y a mille façons de participer.
Demandez-le comme cadeau d'anniversaire. Ne ratez aucune occasion.
Faites-le pour contribuer à un mouvement humain qui va prendre de l'ampleur grâce à la bonne volonté de chacun, grâce à vous.
Si vous n'êtes pas propriétaire légal d'un terrain, faites-le avec vos amis, avec votre famille, chez eux, chez leurs amis. Faites-le partout.
Soutenez les actions des associations.

Plantez des arbres pour rendre service à la nature, aux autres, à vous-même.
Plantez des arbres pour agir politiquement.
Plantez des arbres pour réagir.
Plantez des arbres pour toutes les bonnes raisons que vous inventerez. Soyez originaux!

Plantez des arbres et privilégiez quand vous le pouvez les produits (meubles, papier, livres...) portant l'écolabel FSC (Forest Stewardship Council).

Deux petits cadeaux pour vous remercier:

- le clip de Yannick Noah: Aux arbres citoyens!

- la nouvelle de Jean Giono: L'homme qui plantait des arbres.

Merci!

mercredi 16 avril 2008

Du développement durable à la décroissance

Nous vivons dans un monde borné [à tous les sens, certes, je veux dire bien entendu dans un monde fini]. Les ressources en matières premières, qu’elles soient surestimées ou sous-estimées, n’en sont pas pour autant infinies ; la vie d’un homme malgré toutes les prouesses de la science et de la médecine, a également une fin ; la terre, malgré son immensité et sa générosité, ne verra pas indéfiniment des déplacements de population pour échapper là à des pollutions, là à des montées des eaux.

Il semblerait bien qu’il n’y ait plus que les économistes (en tout cas ceux à qui ont donne la parole), les chefs d’entreprise (dans leur majorité) et les hommes politiques pour dire [et éventuellement pour croire] qu’il nous faut toujours produire plus, consommer plus, et faire plus de croissance !

Les quelques « perles » de la semaine du développement durable (ci-dessous) issues du site
décroissance.org nous montrent bien que l’écologie n’est qu’une façade, une mode et que l’enjeu dans tout cela reste la croissance ; surtout ne touchons pas au dogme !

Ne nous y trompons pas, tout ce qui est « peint en vert » n’est pas « blanc comme neige » ; il ne s’agit pas [simplement] de consommer vert, il s’agit de consommer autrement, utilement, voire de ne pas consommer.

C’est plus ambitieux bien entendu, mais pas aussi compliqué que ça en a l’air ; il suffit de prendre un peu [beaucoup] de recul, d’enclencher et de se laisser entrainer dans la spirale opposée : consommer mieux, consommer moins permet de travailler moins, de vivre mieux, etc.

« L’environnement durable c’est un motif de croissance. » « Dans mon entreprise j’ai participé à une expérimentation nationale lancée par l’Afnor sur le développement durable dans les entreprises. (…) On s’est aperçu que du développement durable, on en fait tout le temps sans le savoir ! » « On ne peut envisager de développement économique sans y associer le développement durable. »
Développement durable : regard d’entrepreneurs. Film du MEDEF.

« Il faut admettre le développement durable pour ce qu'il est : une conciliation dynamique de la croissance économique et de la défense de l'environnement. »
Henri Proglio, pédégé de Veolia Environnement, Le Monde, 25-10-2007.

« Le développement durable, cela ne doit pas être seulement une politique de protection et de précaution (...). Le développement durable, cela doit être une politique de production, qui ne soit pas simplement un frein à la croissance quantitative mais qui doit renouveler le contenu de la croissance, qui doit mettre la qualité, la modération et le bien-être au cœur de cette nouvelle croissance et qui va tirer la croissance, qui va même stimuler la croissance. »
Nicolas Sarkozy, président de la République française, discours-programme du 20 juin 2007.

« Vous ne voulez pas de décroissance, nous non plus, mais notre croissance dépend de notre capacité à mettre du développement durable dans chaque entreprise. »
Jean-Louis Borloo, ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables, vendredi 31 août 2007, université d'été du Medef.

Et bien plus encore
ici.

jeudi 10 avril 2008

Au jardin (2)

Puisqu'il faut toujours que tout aille plus vite, le jardinier amateur de bonne volonté peut trouver des larves de coccinelles en même temps qu'il choisit ses plants à repiquer.


Tout cela part sans doute d'un bon sentiment, puisque les larves de coccinelles gourmandes de pucerons éviteront la pulvérisation d'insecticides.

Après avoir comparé les appétits de ces petites bêtes, l'INRA a fait la "promotion" d'une coccinelle asiatique, championne dans ce domaine.

Sauf que les coccinelles en question se montrent particulièrement virulentes en Europe (aux Etats-Unis et au Canada), où elles concurrencent dangereusement les populations indigènes.

Certes depuis les "chercheurs" (qui ne manquent d'imagination) se sont "adaptés", ils proposent désormais la cocibelle, une coccinelle asiatique toujous, mais qui ne peut pas voler et que est moins résistante aux basses températures de nos hivers !

La cocibelle ne vole pas certes, mais elle peut se reproduire avec les autres cocinelles de souches asiatiques (volantes elles) !

Et le plus inquiétant encore,
quid de ces modifications génétiques sur la morphologie de ces insectes à des fins (évoquées) de "protection de la nature" ?!

Inutile de dire donc aux jardiniers qui souhaiteraient absolument acheter des larves de coccinelle de s'en tenir aux espèces autoctones ; mais plus important encore de rappeler que la présence de suffisamment de plantes mélifères dans le potager suffit à attirer ces insectes et à en assurer la protection tout naturellement.

Plus d'information ici.

mardi 8 avril 2008

Tchapaïevsk

Une dépêche de l’AFP annonce que Nikolaï Malakhov, maire de Tchapaïevsk, ville de 70 000 habitants dans la Volga, vient de proposer au Krémelin l’évacuation et la fermeture de sa cité, devenue invivable du fait du haut niveau de pollution induite par l’ex-activité militaire !

Cette nouvelle, passée inaperçue ici, soulève pourtant bon nombre de questions sur les déplacements de population à venir.

Bien entendu il s’agit d’une situation extrême, mais pas pour autant isolée !

Dans une « moindre » mesure, l’activité insouciante de ces dernières décennies a de la même manière, entrainé des pollutions durables de notre environnement proche (nitrates dans les nappes phréatiques de Bretagne et d’ailleurs, PCB dans le Rhône, rejets plus que douteux des incinérateurs, etc.).

Nous avons déjà fort à faire pour gérer les pollutions existantes et leurs conséquences, inutile d’en rajouter !

lundi 7 avril 2008

Pauvre consommateur impuissant et culpabilisé !

Nous voilà donc bien imbibés de 'développement durable' après une semaine de communication ciblée ; jusqu'à la prochaine campagne, dans un an !


Je souhaite simplement revenir sur quelques commentaires entendus de-ci de-là et notamment dans l'émission Service Public du 7 avril '
comment le consommateur peut agir pour le développement durable' sur France inter, (émission qui n'apporte malheureusement pas de révolution).

Il s'agit donc de la réplique du "pauvre consommateur impuissant et culpabilisé" qui renvoie la balle sur l'industriel qui ne serait pas sensibilisé.

1. Je ne vois pas par quel tour de passe-passe, le fait d'estimer que son congénère ne fournit pas suffisamment d'efforts permettrait à celui qui porte ce jugement de se relâcher, au contraire ?

2. Si les industriels et autres acteurs qui ont été montrés du doigt cette semaine ne s'engagent pas plus volontairement par 'philosophie', libre à nous d'utiliser d'autres moyens pour les entraîner dans cette voie. Chacun a le choix de consommer ou non, de consommer avec emballage ou non, de consommer bio ou non, avec ogm ou non, etc.

3. C'est un virage serré qu'il nous faut négocier, il ne s'agit plus de se trouver des excuses, ni de chipoter sur les solutions à mettre en oeuvre.

Vers une sixième extinction massive?

Le biologiste Chris D. Thomas a dirigé en 2004 une étude parue dans le magazine Nature. Cette étude montre que les changements climatiques conduiront à la perte de 15 à 37% des espèces vivantes d'ici 2050! Les causes sont anthropiques: surpopulation surexploitation, accidents écologiques, agro-industrie, négligences etc.

Le mouvement est déjà largement amorcé mais qui s'en soucie? Un seul exemple: le dauphin blanc de Chine (Lipotes vexillifer) a disparu en 2007 dans l'indifférence générale...



Certes, l'histoire de la vie terrestre a déjà été marquée par cinq grandes extinctions de masse. Dans l'ordre chronologique, à la fin de l'Ordovicien (-440 Ma), à la fin du Dévonien (-365 Ma), à la fin du Permien (-225 Ma), à la fin du Trias (-210 Ma) et à la fin du Crétacé (-65 Ma) avec l'extinction bien connue des dinosaures. La sixième extinction, déjà annoncée par les spécialistes, est en cours. C'est l'homme qui en est responsable et qui en sera aussi l'une des victimes si un virage à 360° n'est pas effectué pour préserver la biodiversité.

C'est le message qui est passé hier dans l'émission Planète nature : sauve qui peut la vie diffusée par la RTBF à une heure de grande écoute.

Des invités se sont relayés pour faire passer un message alarmant sans être alarmiste avec de petites solutions à la clef. Une prouesse qui permet de conserver un espoir. Nous voilà prévenus. La balle est dans le camp de chacun! Encore une fois, ce sont les petits ruisseaux qui feront les grandes rivières.

Parmi les invités:

Jean-Pascal van Ypersele (Climatologue à l'UCL), lanceur d'alerte, membre du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) qui a reçu le Prix Nobel de la Paix en 2007 en même temps que Al Gore.

Roseline Beudels, chercheuse à l'Institut Royal des Sciences naturelles de Belgique et représentante de la Convention sur la conservation les espèces migratrices (CMS) des Nations unies.

Camille Pisani, directrice générale de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique, organisatrice de la journée de la biodiversité en 2007.

Ahmed Djoghlaf, secrétaire exécutif de la Convention sur la diversité biologique de l'ONU.

Alain Lambert, conseiller principal à l'ONU à Genève et économiste à l'Union mondiale pour la nature (UICN).

Claudine Brasseur, productrice, programmatrice et présentatrice de l'émission hebdomadaire Le Jardin extraordinaire de la RTBF.

L'association d'apiculture bruxelloise Apis Bruoc Sella .

Et ceux que je ne cite pas...

Bravo les Belges!

jeudi 3 avril 2008

"La bio à deux vitesses"

Je livre à votre réflexion le contenu d'un article tiré du magazine gratuit Soleil levant n°150 de Mars 2008 intitulé "la bio à deux vitesses" dont je tiens l'intégralité à votre disposition au format .pdf sur demande.

Les magasins bio font aujourd'hui le plein. Je le constate à chaque fois. En Belgique, le supermarché Bioplanet devient presque inaccessible certains jours. Et ce n'est pas rare de voir des 4x4 et autres voitures ultra polluantes garées sur le parking. Un paradoxe que France Gillain, l'auteur de l'article, explique par le phénomène de mode: le bio ça fait chic dans certains milieux. La conséquence de ce phénomène c'est bien entendu l'explosion du marché et les dangers de la production de masse, en l'espèce une agriculture bio bradée et dégradée:

"Attention à ce que nous cachons sous le label bio. J'ai coutume de dire et de répéter qu'il ne suffit pas de manger bio, il faut manger avec intelligence. Le terme d'intelligence est ici fondamental. Les neurosciences nous montrent depuis plus de quinze ans que notre corps n'est pas une simple mécanique passive comme une automobile. Nous avons des neurones partout, des réseaux de neurones interconnectés partout. Entre l'oesophage et l'anus, nous avons plus de cent millions de neurones", écrit France Guillain.

Méfiance donc face aux décisions politiques destinées à gérer l'agriculture bio. Je pense bien entendu au projet européen de révision du label bio qui laisse une tolérance de contamination de 0,1% d'OGM! Avec cette inadmissible exception, les labels bio seront condamnés par la culture d'OGM à l'air libre. Le projet est motivé par l'économie comme toujours. Il faut rester actif en continuant de favoriser les petits producteurs et rester vigilant en veillant au grain (expression de circonstance) et en utilisant les moyens de pression des "silencieux": la conduite personnelle, l'achat et la pétition.

La proposition de la Commission sur les produits biologiques a été amendée le 29 mars 2007 par le Parlement européen grâce au rapport de la députée Verte Marie-Hélène Aubert . La tolérance de contamination est passée à 0,1%. C'est toujours trop! Continuons! Retardé par le changement de base juridique demandé par le Parlement européen qui ne va cependant pas assez loin, le lobby des semenciers a perdu une bataille le 29 mars 2007. Il ne considère pas qu'il a perdu la guerre. La légalisation de la culture des OGM à l'air libre c'est la mort du bio, je parle du vrai, pas de celui que l'on nous vendrait avec un label sans aucun sens.

N'oublions jamais ce que rappelle l'auteur de l'article: "ce sont toujours les minorités qui ont aidé l'humanité à évoluer". Même si les temps sont durs face aux titans multinationaux, il faut garder courage.

La Commission européenne et le Parlement européen subissent les pressions de puissants lobbies aux techniques bien rôdées. Surveillons les propositions de l'une et les décisions de l'autre. Nous pouvons aussi agir à ce niveau en nous informant et en nous exprimant. Sachons utiliser les réseaux démocratiques (?) et ne rejetons pas en bloc toutes les directives européennes. Certaines, même si elles sont imparfaites, vont dans le bon sens (proposition de la Commission sur l'étiquetage des aliments; stratégie pour le gestion des ressources marines; règlement pour le traitement des animaux pendant leur transport ; le règlement REACH concernant les substances dangereuses). Ces progrès n'existent que grâce aux pressions des associations et des individus qui les composent et les soutiennent.

Gardons les yeux ouverts cependant! N'oublions pas les finesses des stratégies de communication! Ce qui sera le plus visible pour le grand public c'est bien entendu ce qui sera le plus valorisant. Ainsi, peu de communication sur les OGMs!!!!

- Pétition pour soutenir Stavros Dimas, le commissaire européen en charge de l'environnement qui a pris position contre les OGMs.

- Sources de l'entreprise d'information britannique Euractiv

- Un outil pour s'exprimer personnellement au niveau européen: http://www.europa.eu/debateeurope/index_fr.htm

mercredi 2 avril 2008

Les pollutions invisibles

Annie Sarco, médecin épidémiologiste à l'Inserm pour la prévention du cancer, s'exprime dans Le Monde à propos de la fatalité de certains facteurs déclencheurs de la maladie. Ses propos sont éloquents:

"Comment améliorer la prévention vis-à-vis du cancer ?

Dire qu'il ne faut pas fumer, boire le moins d'alcool possible, avoir une alimentation équilibrée, de préférence sans trop de résidus de pesticides et de polluants divers, faire de d'exercice physique, tout cela est très bien. Mais il existe d'autres éléments que l'individu ne peut pas contrôler : l'air qu'il respire, l'eau qu'il boit, l'endroit où il habite, l'exposition aux champs électromagnétiques. Il faudrait être plus drastique notamment sur les pesticides. Aujourd'hui, quand on fait un repas normal, en France, on est exposé aux résidus de 21 pesticides. Il faudrait davantage éliminer de notre mode de vie et de notre environnement les composés dont on sait avec certitude ou que l'on soupçonne très fortement d'être des cancérogènes pour l'être humain. Mais on se heurte à des intérêts commerciaux. Cela relève de décisions politiques sur lesquels chacun d'entre nous peut peser.

Mais les récentes études montrent que le rôle joué par l'environnement (eau, air, alimentation) est extrêmement minime, inférieur à 1 %, dans les causes des cancers...

Les chiffres dont on dispose reflètent ce qui s'est passé au cours des trente dernières années. Il y a quarante ans, il y avait infiniment moins, dans notre environnement, de pesticides ou de champs électromagnétiques. Le téléphone portable, le Wi-Fi n'existaient pas. Or le cancer est un effet secondaire à long terme. Il faut vingt ou quarante ans, pour faire un cancer. Les effets du téléphone portable, par exemple, commencent juste à être entraperçus. Nous baignons dans les ondes. Qu'il s'agisse de l'alimentation, des radiations ionisantes, des champs électromagnétiques, des dioxines, ou encore de certains cosmétiques, faut-il attendre une certitude absolue ? Ou dire qu'il faudrait quand même faire attention parce que nous avons des données chez l'animal et quelques-unes sur l'être humain qui ne sont pas vraiment rassurantes. Pour les cosmétiques, il faut savoir que ce n'est pas le prix qui fait la différence de qualité."


Ces propos tenus jusqu'alors dans les coulisses sont maintenant diffusés dans des organes de presse touchant une partie importante de la population. C'est assez dire l'urgence de faire face à ce type de risques. Il n'y a plus seulement le tabagisme passif. On est aujourd'hui soumis aux ondes émises par l'antenne sur le toit de la maison d'en face, aux micro-capsules du parfum de l'usager qui vient de monter dans la même rame de métro, aux ondes Wifi de l'hôtel dans lequel on descend pour une nuit, etc, etc. La pollution cancérigène est partout pour le plus grand bonheur général lorsqu'on entend par bonheur une série de facilités et de futilités. Surtout, surtout, ne pas ajouter quelque chose soi-même à ces pollutions insidieuses! Il s'agit d'être intègre dans la consommation de ces technologies et de diffuser l'information le plus possible!

mardi 1 avril 2008

Au jardin (1)

C’est de saison … les jardins amateurs dans les starting-blocks vont remettre en route leurs bouts de potager. Sur les 23 millions de foyers en France, 13 millions ont un jardin et 4 millions un jardin d’intérieur mais chaque année, les jardiniers amateurs utilisent 8 000 tonnes de « substances actives » soit 7% de la quantité totale annuelle (chiffres du ministère de l’agriculture).

On en revient donc aux petits ruisseaux qui font les grandes rivières ou plutôt dans ce cas, aux petits bateaux qui font les grandes marées noires !

C’est cette idée reposante (peut-être) et répandue mais naïve et fortement dangereuse, de penser qu’une mauvaise petite action n’a pas de grandes conséquences. Sur ce simple exemple des jardiniers amateurs, on mesure combien l’accumulation de ces petites actions est redoutable.

On pourrait se questionner sur l’intérêt de faire son potager de la sorte ? Passons.

Mais il ne suffit pas non plus, de penser qu’une fois les semences et autres plants achetés (aux semenciers qui ont « pignon sur rue »), on va faire sa petite sauce dans son jardin en une sorte de culture « raisonnée » qui n’a pas grand-chose de raisonnable.

Un jardin est un petit coin de paradis dont il faut prendre soin, l'équilibre y est délicat et l'alchimie complexe. Rien à voir avec un bout de substrat sur lequel on dope quelques plantes à consommer, rien d’une annexe de supermarché !

Un seul mètre carré de jardin contient en moyenne 260 millions d’organismes vivants qui contribuent à maintenir la santé et la fertilité de la terre. Le premier principe de l’agriculture biologique, c’est de nourrir la terre pour qu’ensuite elle nourrisse les plantes.

Les semences et les plants issus de l’agriculture biologique sont beaucoup plus résistants aux agressions (insectes, maladies, sécheresse, etc.). Par ailleurs, ils permettent d’obtenir des produits plus riches et donc plus nourrissants.


Ce qui se vérifie au coin de son jardin, se vérifie bien entendu dans le cas général …

Et la boucle est bouclée … « cultiver son jardin » prend alors tout son sens.

Je reviendrai dans un prochain post sur le jardin et son environnement, à suivre.


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Semences et plants biologiques :
http://www.germinance.com
http://www.biaugerme.com
http://www.magellan-bio.fr
http://essembio.prosygma-asp.org/
http://www.agrosemens.com
http://www.semaille.com
http://www.fermedesaintemarthe.com
http://www.kokopelli.asso.fr