mardi 29 juillet 2008

De l'hominisation à l'humanisation

Je ne sais pas si vous connaissez François Terrasson, ou plutôt si vous le connaissiez. Il est en effet décédé en janvier 2006. Il était chercheur et maître de conférences au Museum d'Histoire Naturelle, spécialisé dans la géonomie, c'est-à-dire le rapport entre les sociétés humaines et le milieu naturel. Un vaste programme qui a rempli sa vie. Un sacerdoce pourrait-on dire. Son but a été de réveiller les consciences individuelles face aux vieilles peurs ancestrales qui font de la nature l'ennemi numéro un de n'importe quel individu. Si, si. Absolument n'importe qui quand on prend la peine de se pencher intimement sur la question.
François Terrasson a, dans ce contexte, réfléchi à la différence entre HOMINISATION ("capacité à échapper à la tyrannie de l'instinct et à inventer de nouveaux comportements, de nouvelles règles") et HUMANISATION ("capacité à échapper à la tyrannie de l'agressivité, de la violence, de la prédation et à inventer des comportements et des règles de respect et de coopération"). En bref, l'hominisation est une histoire ancienne: c'est le passage de l'espèce du non-humain à l'humain défini par la paléontologie. L'humanisation a par contre de beaux jours à venir. C'est une évolution individuelle dans la maîtrise d'instincts non niés vers un comportement lucide et respectueux non seulement des autres individus de l'espèce humaine mais de ceux de toutes les espèces et du milieu naturel en général.

Il y a urgence à entrer plus avant dans la démarche individuelle humanisante. C'est, bien sûr, assez peu confortable. C'est le contraire du laisser-aller et de la politique de l'autruche. C'est la pesée des actes. C'est le courage de penser sans béquilles. Ce peut être un vertige. C'est un recentrage: l'homme pensé non plus seulement dans son rapport à soi-même c'est-à-dire dans son rapport à l'autre de l'espèce, mais l'homme pensé dans son rapport à l'autre que soi-même c'est-à-dire dans son rapport à l'autre des autres espèces. Une Alterité double, en quelque sorte, qui mérite bien une majuscule:
- alterité qui a 4, 6, 8 pattes, 1000 pattes;
- altérité qui n'utilise pas de langage verbal;
- altérité qui bouge si lentement qu'on la dit immobile;
- alterité dont on se nourrit;
- altérité dont on se revêt;
- altérité que l'on domestique;
- altérité qui perd ses feuilles;
- ...

Lorsqu'on constate combien l'altérité au sein de l'espèce est difficilement acceptée, le chemin semble long. Le chemin sera long peut-être vers l'humanisation du monde, ce qui équivaudra à remettre l'homme aux pendules de l'univers. Il faut, quoi qu'il en soit, faire individuellement de son mieux et faire le premier pas vers un décentrage digne de la révolution copernicienne: l'homme n'est pas le centre du monde et l'anthropisation générale de la Terre est un terrible frein à l'humanisation. La suite est une histoire à la fois intime et collective qui déterminera la survie de l'espèce humaine et de bon nombre d'autres.

L'humanisation n'est pas une invasion de la Terre par l'espèce humaine. Cette définition correspond à l'anthropisation.
L'humanité n'est pas une valeur absolue vers laquelle toute forme de vie devrait tendre. Ce n'est pas un idéal d'évolution. L'humanité n'est pas LE point de référence absolu.
L'humanisation est un progrès: un comportement humble et respectueux de la vie.


Les ouvrages de François Terrasson:
La Peur de la Nature, 1988, éd. Sang de la terre.
La Civilisation anti-nature, 1994, éd. du Rocher.
En finir avec la nature, 2002, éd. du Rocher.

vendredi 25 juillet 2008

Notre jardin sauvage dans le Bugey

Nous possédons une petite maison et un petit bout de terrain (environ 1200 m²) dans l’Ain, plus précisément dans les montagnes du Bugey en moyenne montagne. Ici, pas d’agriculture intensive, essentiellement de l’élevage. Ce bout de jardin, je l’ai longtemps maltraité. Utilisation de désherbants, d’insecticides, d’engrais chimiques, tondes rases et régulières, destruction des zones d’ortie, de ronces, réalisation d’un potager en dépit du bon sens, sans rotation, sans engrais vert par exemple. Puis j’ai peu à peu pris conscience (grâce aux conseils de mon amie) des dégâts inutiles que je causait à ce petit paradis, de la perte de diversité, du départ des oiseaux, des insectes et des papillons, bref ce bout de terre sauvage et riche, se transformait peu à peu en désert, le potager était devenu complètement stérile. Début 2004, nous avons pu acquérir la maison et le terrain et j’ai entrepris de redonner cet univers à la nature. Mes nombreuses lectures sur les jardins bio et sauvages m’avaient convaincu et surtout montré la voix à suivre pour réaliser ce projet.








Mes travaux avaient pour objectif de rendre le jardin plus beau et plus sauvage, avec beaucoup moins d’entretien et de redonner au potager son sens. La réalisation d’un tel projet nécessitait à court terme beaucoup de travail, mais les efforts d’aujourd’hui préparaient les longues siestes de demain. Une autre contrainte et pas des moindres provenait du fait que cette maison de campagne est fermée 5 mois par an, de novembre à mars et que même durant la belle saison nous ne venons guère plus d’une fois toutes les 3 semaines. En fait, ce handicap va se révéler un atout dans la perspective que nous voulions atteindre. Notre absence va permettre à la flore et la faune de s’épanouir sans aucune présence humaine perturbatrice, favorisant et hâtant le processus de retour à un ‘équilibre naturel’.

Objectif 1 : mise au rebut immédiat de tous ces ‘merveilleux produits chimiques’ vendu dans
toute ‘bonne’ jardinerie. Les engrais seront bio et dans la mesure du possible issu de mon compost, le seul ‘insecticide’ autorisé contre les pucerons sera le savon noir, le désherbage sera manuel et de toute façon limité grâce au paillage systématique.










Objectif 2 : planter des haies variées afin d’attirer les oiseaux et les insectes, précieux auxiliaires du jardin bio. Et puis tout ce qu’ils feront c’est ce que je ferais en moins. Ces haies sont composées d’arbustes diverss, sureaux rouges et noirs, cognassiers du japon, hibiscus, cornouillers, aubépines et surtout beaucoup de rosiers, pour leur beauté et leur utilité. Ce premier travail est achevé maintenant il faut laisser faire la nature pour que tous prennent de l’ampleur.









Objectif 3 : réaliser et installer des refuges à insectes, refuge pour abeilles maçonnes et guêpes, refuges à perce-oreilles. Ce second travail à immédiatement été couronné de succès puisque tous ses habitats ont été utilisés et que je n’ai presque plus de problème avec les ravageurs, les pucerons sont depuis tenus en respect, en 3 ans je n’ai eu qu’une invasion de pucerons sur un rosier, invasion vite maîtrisée avec un peu de savon noir.










Objectif 4 : les tontes sont limitées et espacées, de nombreux endroits sont laissés sans intervention (une fauche manuelle par an – j’ai acheté une faux), favorisant le développement de toute une flore riche pour les insectes.









Objectif 5 : création d’un petit potager de 4, puis 5 espaces de 4 m² en hors sol. Cette technique facile à mettre en œuvre dans un petit potager présente de nombreux avantages et facilite grandement l’entretien lorsque les visites sont limitées. Bien évidemment, il faudra dans ce cas se limiter à des plantes pouvant ‘vivre’ quelques semaines sans aide, pommes de terre, ails, échalotes, tomates rustiques et courgettes. Dès la deuxième année, cette technique de jardinage, plus l’apport de compost, la pratique du paillage et l’usage des engrais verts en hiver ont eu des résultats spectaculaires même les mauvaises années comme 2007. Les pommes de terre (d’exigeantes rattes) ont fourni des rendements exceptionnels (1 pour 9), les courgettes prospères, les tomates aussi, quand aux échalotes, vous n’en trouverez pas d’aussi bonnes dans le commerce. Quand aux inévitables doryphores, quelques représentants en 2007, aucun en 2008. Cette amélioration de la terre s’est accompagnée d’un retour à grande échelle des vers de terre, contribuant eux aussi à l’amélioration des qualités de la terre.









Bien sûr ces comestibles sont accompagnés de nombreuses aromatiques (sauge, sauge sclarée, santoline, marjolaine, herbe aux chats) utiles pour les insectes pollinisateurs et repoussants pour les ravageurs. De nombreuses fleurs achèvent ce joli tableau (dahlias, soucis, glaïeuls et un grand espace réservé aux onagres depuis cette année).

Le résultat est à la hauteur de nos espérances et nous pouvons nous féliciter d’accueillir de nombreux oiseux (queue rousse, mésange bleue et charbonnière et une bergeronnette grise, moineau domestique).

Quand aux insectes, notre jardin leur fait la part belle, voici une liste non exhaustive de 2 journées d’observation en juillet 2008 : de magnifiques abeilles charpentières exploitent la sauge sclarée qui a pris cette année une ampleur inattendue et s’est couverte de fleurs bleues pâles. Des bourdons profitent aussi de l’aubaine. Des moro sphinx butinent les lavandes en faisant du sur-place, les abeilles maçonnes et différentes guêpes occupent les refuges mis à leur disposition et contribuent à limiter les ravageurs. L’installation de refuge à perce-oreille nous a permis aussi de limiter les invasions de pucerons. Hélas, peu d’abeilles visitent notre jardin, elles sont bien rares sur les lavandes, je vais essayer l’an prochain d’installer une prairie fleurie afin de les aider. Les papillons se font eux aussi bien rares, quelques demi-deuil, un piéride, deux myrtils, enfin pas grand-chose, hélas. La qualité des espaces offerts à tous ses insectes nous permet de voir voler des quantités de hannetons, les chaudes soirées d’été et même de voir briller quelques vers luisants. Les sauterelles sont légions dans les hautes herbes désormais non tondues, de grandes sauterelles vertes s’y promènent aussi, et le chant des grillons se fait entendre.









Un petit muret en pierres sèches, un tas de pierre couvert de plantes résistantes à la sécheresse et un vieux mur de soutènement plein de trous et couvert de plantes héberge nombre de lézards gris et même un ou deux grands et magnifiques lézards verts.



Une petite vipère aspic a même élu domicile dans ces tas de pierre.








Bien sûr, le tableau ne peut pas être totalement idyllique, et je dois avouer un échec, mais sans doute est-il dû à l’excès de pluie des années 2007 et 2008. Notre jardin a été envahi ces deux années par des myriades de limaces. En 2006, ayant renoncé aux appâts empoisonnés, j’ai voulu utilisé des pièges à limaces, échec total, ce type de pièges doit être remplis de bière et est donc incompatible avec des visites espacées du jardin. L’an passé j’ai tenté de résoudre ce problème uniquement par des voies non violentes, déplacement de limaces très loin du jardin, protection des massifs par de la cendre. Echec total, de nombreuses plantes furent détruites en totalité (œillets d’Inde, courgettes, dahlias). Le retour de telles conditions météo en 2008 et mes échecs répétés les années précédentes m’ont conduit à utiliser de nouveau des appâts empoisonnés, mais de nouvelle génération et accepté en jardinage biologique. Il s’agit d’appât à base de ferramol. Il s’agit de phosphate ferrique présent dans la nature et totalement inoffensif pour les animaux, hérissons, abeilles et oiseaux. Les limaces ne sont pas empoisonnées, elles retournent dans leur cachette, cessent de s’alimenter et meurent. Cette solution est loin d’être convaincante et je préférerais m’en passer, hélas cela est difficile lorsque l’on est pas présent tous les jours. La solution consisterait simplement à éviter les plantes qu’elles adorent, supprimer les œillets d’Indes, les courgettes et les dahlias résoudrait ce problème.

Bilan général de ces quelques années d’expérience. L’usage de matières chimiques nocives pour la nature et les humains est inutile dans ce type de gestion. Une équilibre se créer rapidement qui évite toute prolifération de ravageurs, prolifération due essentiellement à un déséquilibre (absence d’insectes prédateurs, d’oiseaux, etc.). Un jardin d’agrément et potager ainsi gérés sont bien plus beaux et productif qu’un jardin géré à l’aide de la chimie.

De plus, cette situation d’équilibre, et le ‘travail’ des auxiliaires facilitent grandement le travail du jardinier, loin d’être une source de travail, il permet de réduire considérablement les interventions. Le paillage évite le désherbage et limite l’arrosage. L’absence de ravageur rend inutile tout traitement fastidieux et onéreux. Alors, bien sûr il faut apprendre à envisager sous un angle différent notre présence dans la nature. Je n’essaye plus de tout contrôler, de toute façon c’est impossible et perdu d’avance, je me contente de donner une direction, un sens à mon jardin, je laisse faire la nature et le résultat est à la hauteur de mes attentes.

Je laisse la nature s’exprimer.

mercredi 23 juillet 2008

La Rumeur

Un groupe de rap alternatif qui mérite d'être connu: La Rumeur (Ekoué, Hamé, Philippe, Mourad).
Si vous voulez en savoir plus sur l'identité du groupe, son engagement, son procès suite à la plainte du Ministère français de l'intérieur (de 2002), ses albums, l'article de Wikipedia est bien documenté.

Le site : http://www.la-rumeur.com/

Un exemple extrait de l'album solo de Ekoué (en auto-production): Nord Sud Est Ouest,


Ekoué-nord sud est ouest
envoyé par strikreyol

mardi 22 juillet 2008

La caravane de l'"Après-Croissance"

Voilà un projet qui mériterait de se multiplier et d'être connu de tous : une caravane de marcheurs, de cyclistes, de conducteurs de charrettes, de jeunes de tous les âges, de personnes d'horizons différents mais conduites par un même idéal: remettre en question notre mode de vie par un retour à la simplicité, par le partage, les échanges... Expérimenter un autre style de vie. La caravane de l'"Après-Croissance" est partie de Lille le 28 juin 2008, traverse une partie de la France et sera à Bruxelles le 30 août. Ponctuellement, des rencontres sont organisées avec des personnes qui agissent en réaction à la croissance économique telle qu'elle nous est imposée.


Un des lieux de rencontre prochaine qui réveille en moi des rêves fous : La Grande Cense, premier cohousing en Belgique (habitat écologique groupé semi-communautaire). Etape Clabecq-Ittre : 7,5 km. Le samedi 2 août.


Pour les rejoindre pour quelques kilomètres (ou plus) ou simplement pour une étape : http://www.demarche.org/

mardi 15 juillet 2008

Aquaculture urbaine

Nos océans sont surexploités. De nombreuses espèces de poissons n'ont pas le temps de se perpétuer durablement. Par ailleurs, les fermes piscicoles sont montrées du doigt pour les pollutions qu'elles engendrent. Martin Schreibman, professeur émérite au Brooklyn College, a trouvé une solution: l'aquaculture urbaine (Urban Aquaculture). La trouvaille est présentée comme non polluante (système de filtration). Elle rapproche les producteurs et les consommateurs évitant ainsi les transports sur de longues distances. L'idée est séduisante. Encore faut-il que les animaux soient nourris de manière "saine", c'est-à-dire pas avec des farines modifiées... Peut-être est-ce l'embryon d'une solution pour l'humanité qui ne pourrait adopter le végétarisme? Peut-être que cette alternative permettrait de baisser efficacement les quotas de pêche en mer si les ouvriers pêcheurs des bateaux-usines acceptent de se recycler, eux-aussi? Il faut bien entendu faire abstraction de l'éternel problème éthique de la condition de vie des animaux dans ce qui demeure une ferme-usine d'un nouveau genre.


lundi 14 juillet 2008

Le contrat 2

jeudi 10 juillet 2008

Vaccinez les !

« Silence, on vaccine

Malgré la controverse scientifique qui perdure sur les effets indésirables du vaccin de l’hépatite B, il vient d’être associé à d’autres vaccins (DTCoqPolio + Hémophilus) pour être administré à tous les enfants avant l’âge de 2 ans, sans que la plupart de leurs parents le sachent. Suite à la campagne de vaccination des adultes entre 1994 et 1998, l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) a pourtant recensé quelques 1700 effets indésirables graves dont plus de 1000 scléroses en plaques — près de 3000 selon les associations de malades. Ce vaccin est également suspecté dans de nombreux cas de mort subite du nourrisson et il contient de l’aluminium, soupçonné d’être à l’origine d’une maladie émergente, la myofasciite à macrophages. Un futur scandale sanitaire ? »


Article publié dans le numéro 171 de la très bonne revue « les 4 saisons du jardin bio » édité par l’association
Terre Vivante.

Pour information, vous pouvez demander sur le site, à recevoir un spécimen pour connaitre ce magazine, disponible également dans toutes les bonnes presses.

mercredi 9 juillet 2008

Les abeilles (2/2)

J’habite un petit coin de campagne et il me semblait que la place des abeilles y était encore préservée. Or je constate depuis quelques jours, quelques semaines, que les abeilles et autres papillons sont très peu nombreux dans mon jardin malgré le retour de journées ensoleillées, malgré la fleuraison du grand tilleul.

Ce constat m’a fortement attristée. Aussi je redouble d’efforts pour rendre mon jardin accueillant (et pour limiter notre empreinte autour de notre habitation). Quelques pistes :

> Semer, planter des fleurs : pour compenser la diminution des jachères, le jardinier amateur peut reprendre à son compte ce concept en transformant tout ou partie de son gazon (désertique) en prairie fleurie, alliant ainsi l’utile à l’agréable. Toutes les fleurs sont belles, celles citées ci-après présentent l’avantage d’être particulièrement mellifère : Reseda, Centaurée, Cameline, Coquelicot, Marguerite, Phacélie, Lotier, Sainfoin, Souci, Trèfles, etc.



L’implantation des jachères apicoles a montré qu’une modification de seulement 0,3% d’une zone de butinage des abeilles contribue pour 65 à 70% des grains de pollen récoltés. Partant de cette observation, on ne peut pas faire l’économie d’un million d’hectares de jardins privés et autres balcon ou terrasse.

Les plantes aromatiques feront également le plaisir de tous : sauges, lavandes, menthes, romarin, thym, marjolaine, etc.

Si possible prévoir un lierre dans un coin du jardin, sa floraison tardive est une aide précieuse pour les abeilles qui préparent leur hivernage en fin de saison. En effet les difficultés pour trouver de la nourriture sont plus importantes au début du printemps et à l’automne, le choix des plantes du jardin doit permettre une floraison la plus étendue possible.


> Prévoir des nichoirs pour les abeilles solitaires. Un premier modèle consiste à perforer un morceau de bois avec des mèches de diamètre différent (2 à 8 mm), en ayant soin de faire des trous relativement lisses. Un second modèle consiste à rassembler en bottes des tiges de rameau remplis de moelle (sureau, ronces, etc.) et /ou creuses (bambou, roseau, etc.) de différent diamètre et longues d’une vingtaine de centimètre. Les nichoirs doivent être exposés à l’est ou au sud, dans un endroit sec et chaud, à l’abri des intempéries.


illustration LPO

> Préserver votre coin de paradis des pollutions (autant que possible), prévoir des haies qui accueillent tout un tas de monde et qui permettent éventuellement de se protéger des cultures voisines (ou plutôt des traitements de celles-ci !), limiter la présence d’ondes, limiter l’usage de produits toxiques (y compris ceux utilisables en agriculture biologique), etc.

Reste plus qu’à se coucher dans l’herbe (sous le tilleul) et observer le va-et-vient de ce petit monde.

Aux irlandais, merci.

On a beaucoup parlé ce début de semaine de la provocation de Sarko sur les grèves lors de son show devant ses copains de l’ump (à la mutualité !).

Il faut reconnaitre que c’était plutôt facile comme attaque. D’une part, sa stratégie est bien rodée, il lance toutes ses réformes en même temps, il occupe tous les terrains et assomme toute forme potentielle d’opposition ! Et d’autre part, les forces d’opposition (syndicales et politiques) ont perdu toute crédibilité à trop vouloir s’approcher de la flamme ! Bref, ils peuvent effectivement rigoler à l’ump.

Mais à mon sens, il y a beaucoup plus grave que cela dans son discours ; voici une vidéo plus large que la simple fanfaronnade reprise par l’ensemble des médias, à vous de vous faire idée :


lundi 7 juillet 2008

Les abeilles (1/2)


Abeilles : Des populations en déclin
envoyé par Naturavox

Les maux qui frappent les abeilles sont nombreux et pour certains mal connus : pesticides, virus, parasites, pollution électromagnétique, changement climatique, réduction et morcellement de l’habitat, et même certaines pratiques apicoles …

Il est aussi question de malnutrition, notamment dans les zones de monocultures, qui engendrent de longues périodes sans nourriture pour les abeilles et qui plus est, à des périodes sensibles pour elles (printemps et automne). Désherbage des champs, semis de graminées dans les prairies, conduisent également à la raréfaction des fleurs naturelles riches en nectar et pollen. C’est une spirale infernale, ces carences rendant les ruches plus sensibles aux agressions extérieures !

Or au moment même où la mise en place des modestes jachères apicoles (prairies fleuries) commençait à monter en puissance, la nouvelle réglementation européenne réduit le gel des terres agricoles de 10 à 3% ; 3% désormais orientées vers la production d’agro-carburants plus « juteuse » !

Il faut également comprendre que ce secteur connait une profonde mutation, de 85 000 apiculteurs en France en 1995, il n’en restait plus que 70 000 en 2005. Mais plus inquiétant sans doute, on est passé d’une apiculture en grande majorité exercée par des amateurs (qui ne possèdent que quelques ruches), à une apiculture qui tend à se professionnaliser. Pour Philippe Lecompte, président du réseau Biodiversité pour les abeilles, «cela pose la question de l’avenir de l’apiculture en France, va-t-on comme aux Etats-Unis faire payer aux agriculteurs le service de la pollinisation ?» Un business qui génère chaque année 15 milliards de dollars.

L'écologie à toutes les sauces ...

... encore faudrait-il que la mayonnaise prenne !



Xavier Gorce est dessinateur de presse indépendant

jeudi 3 juillet 2008

la résistance de Keny Arkana

Je viens de découvrir cette jeune marseillaise, chanteuse de rap. Chapeau pour ce rap militant engagé pour la nature et pour cette conscience politique. Son rap "prône l'insurrection":

Une goutte de plus



Désobéissance civile



Jeunesse du monde



La rage du peuple



Moi, ça me réjouit vraiment de constater que des jeunes tiennent ce genre de langage!

http://www.keny-arkana.com/index.php

mardi 1 juillet 2008

Déclaration universelle des droits de l'animal

PRÉAMBULE:

Considérant que la Vie est une, tous les êtres vivants ayant une origine commune et s'étant différenciés au cours de l'évolution des espèces, Considérant que tout être vivant possède des droits naturels et que tout animal doté d'un système nerveux possède des droits particuliers, Considérant que le mépris, voire la simple méconnaissance de ces droits naturels provoquent de graves atteintes à la Nature et conduisent l'homme à commettre des crimes envers les animaux, Considérant que la coexistence des espèces dans le monde implique la reconnaissance par l'espèce humaine du droit à l'existence des autres espèces animales, Considérant que le respect des animaux par l'homme est inséparable du respect des hommes entre eux, IL EST PROCLAME CE QUI SUIT :

Article premier

Tous les animaux ont des droits égaux à l’existence dans le cadre des équilibres biologiques. Cette égalité n’occulte pas la diversité des espèces et des individus.

Article 2

Toute vie animale a droit au respect.

Article 3

1- Aucun animal ne doit être soumis à de mauvais traitements ou à des actes cruels.
2- Si la mise à mort d’un animal est nécessaire, elle doit être instantanée, indolore et non génératrice d’angoisse.
3- L’animal mort doit être traité avec décence.

Article 4

1- L’animal sauvage a le droit de vivre libre dans son milieu naturel, et de s’y reproduire.
2- La privation prolongée de sa liberté, la chasse et la pêche de loisir, ainsi que toute utilisation de l’animal sauvage à d’autres fins que vitales, sont contraires à ce droit.

Article 5

1- L’animal que l’homme tient sous sa dépendance a droit à un entretien et à des soins attentifs.
2- Il ne doit en aucun cas être abandonné, ou mis à mort de manière injustifiée.
3- Toutes les formes d’élevage et d’utilisation de l’animal doivent respecter la physiologie et le comportement propres à l’espèce.
4- Les exhibitions, les spectacles, les films utilisant des animaux doivent aussi respecter leur dignité et ne comporter aucune violence.

Article 6

1- L’expérimentation sur l’animal impliquant une souffrance physique ou psychique viole les droits de l’animal.
2- Les méthodes de remplacement doivent être développées et systématiquement mises en œuvre.

Article 7

Tout acte impliquant sans nécessité la mort d’un animal et toute décision conduisant à un tel acte constituent un crime contre la vie.

Article 8

1- Tout acte compromettant la survie d’une espèce sauvage, et toute décision conduisant à un tel acte constituent un génocide, c’est à dire un crime contre l’espèce.
2- Le massacre des animaux sauvages, la pollution et la destruction des biotopes sont des génocides.

Article 9

1- La personnalité juridique de l’animal et ses droits doivent être reconnus par la loi.
2- La défense et la sauvegarde de l’animal doivent avoir des représentants au sein des organismes gouvernementaux.

Article 10

L’éducation et l’instruction publique doivent conduire l’homme, dès son enfance, à observer, à comprendre, et à respecter les animaux.


La Déclaration Universelle des Droits de l'Animal a été proclamée solennellement à Paris, le 15 octobre 1978, à la Maison de l'Unesco. Son texte révisé par la Ligue Internationale des Droits de l'Animal en 1989, a été rendu public en 1990.