jeudi 25 septembre 2008

Grande Berce du Caucase

Gilles Clément, défenseur du "brassage planétaire" végétal, se fait l'avocat des plantes voyageuses dans Eloge des vagabondes.

Voici le 4° de couverture:

"Les plantes vagabondes n’ont pas bonne presse : on les appelle mauvaises herbes, fleurs sauvages, et elles sont trop souvent interdites de culture ! Pour prendre la défense du brassage planétaire, Gilles Clément, le plus célèbre paysagiste français, inventeur du Jardin en mouvement, a choisi de nous raconter d’abord l’histoire de quelques-unes de ces plantes exotiques que nous retrouvons aujourd’hui dans nos jardins et dans les friches : rhubarbe du Tibet, pavot de Californie, armoise de Sibérie, grande berce du Caucase… Un livre polémique et poétique, passionnant et passionné, pour voir enfin réconciliés l’homme et la nature.
«Au nom de la diversité – trésor à préserver pour d’inavouables calculs : n’y aurait-il pas quelques sous à tirer, quelques brevets à prendre ? –, les énergies se mobilisent contre l’intolérable processus de l’évolution. Pour commencer, on s’en prend aux êtres qui n’ont rien à faire ici. Surtout s’ils y sont heureux. D’abord éliminer, après on verra. Régler, comptabiliser, fixer les normes d’un paysage, les quotas d’existence. Déclarer ennemis, pestes, menaces, les êtres osant franchir ces limites. Introduire un procès, définir un protocole d’action : partir en guerre. Cet ouvrage s’oppose à une attitude aveuglément conservatrice. Il considère la multiplicité des rencontres et la diversité des êtres comme autant de richesses ajoutées au territoire.»"




Grande berce du Caucase?!?! Quoi? Quelqu'un peut faire l'éloge de la Grande Berce du Caucase? N'est-ce pas pure provocation?

Peut-être…

Pendant ce temps, en Belgique et en Suisse, on crie largement haro sur Heracleum mantegazzianum.

Le jardin botanique national à Meise (Belgique) publie une information mettant en garde les citoyens contre la phototoxicité de la sève de cette plante. C'est surtout lorsqu'on veut arracher la plante qu'on prend des risques! La Grande Berce est une championne de self-defense en plus d'être une grande voyageuse aux qualités d'adaptation incontestées.

En Suisse, la géante ombellifère est sur la liste noire.

Le contraste est frappant avec les paroles et les actes de Gilles Clément qui, mettant sa théorie en pratique, a mis à l'honneur la Grande Berce du Caucase dans les jardins qu'il a créés comme celui de l'abbaye de Valloires.

Alors? Que faire? Qui a raison? Conservatisme ou acceptation des conséquences de la mondialisation qui, en ce qui concerne la Grande Berce du Caucase, commence au XIX° siècle! ?

La plante est dangereuse?
Oui, la nature est dangereuse.

C'est la connaissance qui nous préserve de comportements risqués. Rien de nouveau.
Diffuser l'information sur ce danger est plus efficace que tenter l'éradication en règle d'une espèce, acte vain dont l'homme sort rarement gagnant.

Ne cassez pas les branches de la Grande Berce à mains nues. Surveillez vos enfants comme vous le faites déjà en promenade dans les bois pour éviter qu'ils ne tripotent les amanites tue-mouches, champignons de contes de fées si attirants!
Méfiance, mais pas de psychose!!! Le peur irraisonnée est mauvaise conseillère.La Grande Berce ne vous mordra pas au détour d'un talus...

Petit geste



Bonne idée, non?

jeudi 11 septembre 2008

Permaculture

Le concept de permaculture n'est pas récent. Il date des années 70. Il existe depuis cette époque en parallèle au système productiviste qui nous conduit droit dans le mur et qui verrouille l'information produite par les mass media. Grâce à la magie du web 2.0 qui donne plus aisément la parole aux bonnes énergies et aux bonnes volontés individuelles, ce concept commence à bénéficier d'une diffusion. Plutôt que de m'essayer à définir (difficilement) le sujet, je renvoie à la présentation qu'en fait Imago sur son blog. Cette petite présentation me semble une excellente définition synthétique.
Ensuite, à chacun de jouer avec les moyens du bord!

mercredi 10 septembre 2008

Irie Revoltes

Voici un groupe franco-allemand au croisement du Reggae, du Ragga, du Ska et du Hip-Hop. Ses productions sont très plaisamment multilingues même si les textes sont le plus souvent écrits en français. Ce groupe joyeux et positif se spécialise dans la lutte contre les discriminations et la solidarité avec le Tiers-Monde. Voici trois exemples pour les découvrir:

"Viva con agua"



"No difference"



"Merci"

lundi 8 septembre 2008

De l'excrétion

Pour compléter à la fois mon post précédent sur les toilettes sèches et celui de Leeloo sur le papier toilette, voici une petite info qui n'est plus de la dernière fraîcheur mais indémodable. Arte a diffusé début juin une série de trois documentaires intitulée "La fabuleuse histoire des excréments" proposant en particulier une réflexion sur l'utilisation des matières fécales comme énergie, comme matière première et même comme nourriture.

Episode 1: "Au Nom de la Rose. L'homme et les excréments". Réalisé par Thierry Berrod.
Episode 2: "La Révolution du Trône. La Révolution Technologique des WC". Réalisé par Quincy Russell.
Episode 3: "Sacrées Bouses. L'Animal et les Excréments". Réalisé par Quincy Russell.

L'ensemble est produit par Mona Lisa Production.



La fabuleuse histoire des excréments
envoyé par arte

Des solutions existent pour éviter le gaspillage qui accompagne l'assouvissement de certains de nos besoins naturels, à condition d'accepter de se pencher sur cette part tabou de notre quotidien. Ces solutions dépassent la question individuelle de l'usage des toilettes sèches réservé à certaines situations. L'humanité cogite devant ce qui pourrait bien s'avérer une alchimique matière. Les Chinois se sont largement engagés dans la voie des fèces :-) (utilisation d'engrais de culture après un traitement par brûlage, transformation en boue servant à la fabrication d'objets utilitaires ou décoratifs...). Les étrons sont utilisés aussi comme combustible ou bio-carburant. Et pour pousser le bouchon très loin, les scientifiques ont même inventé de la viande artificielle à base fécale (caca burger). Avec un peu de chance, on ne sent pas la différence avec un BigMac... Question d'exhausteur de goût et bon appétit! Voilà sans doute une raison de plus de devenir vite végétarien.

Cela donne le vertige de penser que nous sommes des machines à recycler dont le produit de recyclage se recycle ainsi!

Quelques ressources intéressantes:

- le docteur Bindeshwar Pathak, fondateur de la International Social Service Organization, refuse le modèle occidental du tout à l'égout qui renforce le gaspillage de l'eau, matière vitale. Il a inventé une solution pour les pays dont les populations ont de faibles revenus.
- le biogaz comme source énergétique.
- la réflexion d'un agro-économiste auteur du blog Jardinons la planète Terre.

Nous avons en nous une énergie incroyable, n'est-ce pas?

Soyez toi-même!



Nos enfants nous accuseront

Sans commentaire...

http://www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/

mardi 2 septembre 2008

270 000

Chris Rugen américain militant, propose sur son blog une « méthode de la bonne utilisation du rouleau de papier toilette ». Il montre qu’en déroulant le rouleau dans un sens plutôt que dans l’autre on peut économiser 2 feuilles chaque fois.

Une économie qui pourrait prêter à sourire si l’on ignore que chaque européen consomme 13 kg de papier toilette par an ; et que 22 milliards de rouleaux sont utilisés dans le monde chaque année !

Et oui, 270 000, c’est le nombre d’ARBRES par JOUR, qui seraient transformés en PAPIER TOILETTE (étude réalisée par le WWF en 2006) !

Quid des rouleaux en papier recyclé ? On peut se poser la question. Les industriels français sont semble-t-il, dans l’incapacité de fournir des chiffres précis ; une chose est pourtant certaine leur consommation est marginale. Précisons pourtant que le fait d’utiliser des rouleaux en papier recyclé, permet d’une part, de ne pas gaspiller de nouveaux arbres, mais également, d’économiser de grandes quantités d’eau (utilisée pour extraire la cellulose du bois) et d’éviter les émissions de dioxine liées au processus de blanchiment au chlore du papier.