jeudi 30 octobre 2008

Vous prendrez bien un peu de viande ?

Et si nous comptions nos points avant de passer à table ?

Non, il ne s’agit pas, bien entendu, de la méthode weight watchers et de ces calories, mais plus sérieusement de réfléchir aux impacts (émission de CO2 et leurs conséquences) du choix de tel ou tel menu, et au delà de tel ou tel régime alimentaire.

Le carnivore européen moyen aura mangé dans sa vie, 760 poulets, 20 porcs, 29 moutons et 5 bœufs ! En 40 ans, la consommation est passée de 56 à 89 kilos par personne et par an en Europe, et de 89 à 124 kilos aux Etats-Unis, et plus spectaculaire de 4 à 54 kilos en Chine !

Pour faire face à la demande croissante de viande, la filière s’est complètement restructurée, les petites exploitations ont disparues au profit d’élevages intensifs, la production s’est industrialisée engendreant des impacts environnementaux désastreux.

De nombreuses données sont disponibles sur le sujet et toutes sont éloquentes :

> La production d'un kilo de viande de veau équivaut à un trajet automobile de 220 kilomètres. A titre de comparaison, la production d’un kilo de blé ou de pommes de terre équivaut tout juste à un créneau en voiture.

> 10 000 litres d’eau sont nécessaires pour produire 1 kg de viande de bœuf et seulement 900 litres pour 1 kg de blé.

> Pour nourrir une personne pendant un an, avec des protéines animales, il faut 2 ha de terre contre seulement 0,16 ha, avec des protéines végétales.

Etc. etc.

Je vous laisse donc à vos calculs via le site Eat Low Carbon.

vendredi 24 octobre 2008

Inventer une nouvelle voie pour l'humanité

A méditer:



- Nous sommes des mammifères et un quart des mammifères est en danger.
- Les pesticides augmentent la stérilité masculine.
- D'un côté de la planète c'est profit, science sans conscience, consommation, malnutrition, destruction, pollution...
- De l'autre, c'est guerre, faim, exploitation, déforestation, destruction, pollution...
- Le nombre de cancers est en augmentation.
- Généralement, il y a quand même surpopulation ce qui pose un problème pour la consommation des ressources naturelles et énergétiques de notre jardin terrestre. Par ailleurs, l'anthropisation excessive concurrence la vie des autres espèces et conduit à une réduction importante de la biodiversité.
- ...

Yves Paccalet, fataliste en ce qui concerne l'humanité, fait une certitude de notre extinction dans son livre "L'Humanité disparaîtra, bon débarras!" (2006). Coyotte paresseux pourrait en parler mieux que moi.

J'ai quant à moi rencontré de magnifiques specimens humains et je refuse cette idée et cette issue. Bien sûr que l'être humain, déconnecté du vivant, gonflé d'orgueil, a fait et continue à faire d'énormes erreurs parfois irrémédiables. Ce n'est pas pour cela que l'humanité doit disparaître. Pourquoi fonctionner selon le modèle d'une justice judéo-chrétienne? Gardons les utopies: elles sont le moteur du monde. Il est nécessaire de continuer à croire en une amélioration de la situation et de commencer par s'informer pour, au moins, ne pas commettre d'erreurs par ignorance. Pour les hommes de bonne volonté d'aujourd'hui et de demain, il faut inventer une nouvelle voie pour l'humanité. Il faut rendre les choses possibles. Si vous avez des idées, partagez-les! Il ne faut pas oublier que la conscience collective est la somme des consciences individuelles.














lundi 20 octobre 2008

Fruits et légumes: attention pesticides!

Voici un communiqué de presse de Pesticide Action Network Europe et de la Fédération Inter-environnement Wallonie en date du 15 octobre 2008:

"Niveau record de pesticides dans les fruits et légumes européens.

Un rapport officiel de la Commission européenne à paraître prochainement révèle une présence de pesticides jamais atteinte dans les fuits, légumes et céréales vendus au sein de l’Union.

Selon un rapport officiel de la Commission européenne à paraître avant fin octobre et dont PAN (Pesticides Action Network) a eu connaissance en avant-première, près de la moitié des fruits, légumes et céréales vendus actuellement au sein de l’Union européenne sont contaminés par les pesticides. Ce rapport atteste d’une augmentation conséquente du pourcentage de produits touchés mais aussi des niveaux de contamination par rapport aux niveaux observés il y a 5 ans.
La Belgique n’échappe pas à cette évolution d’autant plus inquiétante que cinq des pesticides le plus souvent détectés sont classés comme cancérigènes, mutagènes ou perturbateurs du système hormonal.
D'après le draft du rapport que PAN Europe a pu consulter:
- 49 % des fruits, légumes et céréales vendu au sein de l’Union (52% en Belgique) contiennent des pesticides. C’est le plus haut niveau de contamination enregistré au niveau européen et représente une augmentation de près de 20% sur les 5 dernières années ;
- 4,7% des fruits, légumes et céréales (8,6% en Belgique) contiennent des concentrations en pesticides au-delà des limites maximales légales ;
- 354 pesticides différents - le plus haut total jamais enregistré - ont été détectés ;
- 23 de ces substances ont été relevées à des niveaux suffisamment hauts pour représenter un risque aigu pour la santé publique selon les calculs de risque européens ;
- près de 10% des échantillons contiennent 4 résidus de pesticides différents ou plus ;
- 5 des pesticides les plus fréquemment trouvés sont classifiés comme cancérigènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction ou perturbateurs du système hormonal ;
- pour la première fois, l'imidaclopride - banni en France du fait des risques qu'il représente pour les abeilles - a été listé parmi les pesticides les plus communément détectés ;
- les produits les plus affectés sont les raisins (71% contaminés), les bananes (56% contaminés)et les poivres (46% contaminés).
Hasard du calendrier, la publication officielle de ce rapport aura lieu quelques jours avant les débats prévus au Parlement européen (les 3 et 4 novembre) sur le nouveau paquet législatif relatif aux pesticides.
Malgré les évidences d'une contamination généralisée, les efforts pour réduire l'exposition aux pesticides dangereux via l’alimentation sont fortement contestés par l'industrie phytosanitaire.
PAN Europe et la Fédération Inter-Environnement Wallonie appellent donc les parlementaires européens à résister aux pressions des lobbies et à approuver la proposition visant à interdire les substances les plus dangereuses et assurer ainsi leur disparition de la chaîne alimentaire.

Contacts :
Pierre Titeux, Attaché de presse : +32 /(0)81.255.284 – +32 (0)479.497.656
Valérie Xhonneux, Chargée de mission « Pesticides » : +32 (0)81.255.292 – +32 (0)474.923.617"

vendredi 17 octobre 2008

Tryo

Manu, Mali, Guizmo et Danielito, ils sont quatre, s’appellent toujours Tryo, et forment un groupe à la fois discret et engagé.

Orientés reggae, ils parviennent avantageusement à mélanger les genres.

On pourrait penser que leurs chansons sont légères, naïves même, c’est sans doute dû à la mélodie ou à leur côté fêtard, pourtant elles portent un engagement fort.
Appliqueraient-ils les conseils de Claire De Brabander (
cf. post de Louve Argentée) ?

Petit tour d’horizon :

L’hymne de nos campagnes (1998) qui a permis de mettre en lumière le groupe, doucement mais surement.



L'hymne de nos campagnes
envoyé par Tryo

De nombreuses chansons engagées également dans l’album Grain de sable (2003). Je vous propose ici Sortez-les, et attire votre attention aussi sur G8 et Pomp’Afric.


Et puis bien entendu, le dernier album : Ce que l’on sème (2008) dont vous avez sans doute déjà entendu le single Toi et Moi.
Pleins de bonnes choses à découvrir une nouvelle fois, sur des univers très variés. Je vous propose une petite sélection : Tombé mal (sur la déforestation) et Mrs Roy (Arundhati Roy, illustration d'un engagement à la fois fort et pacifique).







A noter que la pochette et le livret du cd sont réalisé en papier certifié et qu’il contient un coupon de soutient à l’association Greenpeace.

Au-delà de leur musique, le groupe tient un blog, un ‘blog-citoyen’ comme ils l’appellent, que vous pouvez retrouver à cette adresse.


Requin: le seigneur des mers

Les requins souffrent de leur image de grands prédateurs marins, de féroces mangeurs d'homme popularisé par certains navets hollywoodiens. Ils n'ont pas bonne presse et n'attirent pas la sympathie des foules. La peur qui subsiste dans l'inconscient collectif interdit à une certaine partie de l'humanité de s'émouvoir de la surpêche de ces animaux et du sort qui leur est réservé par les pêcheurs.

L'homme, qui n'est pas en voie de disparition, faut-il le rappeler, mange absolument tout. Y compris les requins dont il ne prélève la plupart du temps que les ailerons. Dans certains pays, la soupe d'ailerons de requin est une délicatesse qui justifie les pires massacres. Rappelons que les ailerons sont découpés sur des animaux vivants et que l'animal est ensuite le plus souvent rejeté à la mer.




On pêche entre 100 et 200 millions de requins par an. A ce rythme, les populations ne peuvent pas se renouveler. Que les grands trouillards des mers se rassurent donc: il ne restera bientôt plus aucun risque de voir apparaître un aileron au large des plages bondées!

Les trouillards et les gourmands oublient que les requins sont de grands régulateurs des océans dont ils garantissent la bonne santé et l'équilibre des espèces. La disparition des requins auraient des conséquences irrémédiables sur l'équilibre des éco-systèmes marins. Et sur l'humanité, bien entendu, puisqu'il faut toujours servir cet argument pour être entendu.

Sylvie Cardona, Co-fondatrice d'AVES France, rappelle quelques chiffres et données alarmants:

"Saviez-vous que sur les 300 espèces de requins dans le monde, certaines sont déjà en danger d’extinction ?

Selon L’American Association for the Advancement of Science (AAAS), les populations de requins tigre, requins marteau halicorne, requins bouledogue et requins obscurs ont diminué de 95 % depuis le début des années 1970. La faute à l’homme comme toujours. La surpêche (demande en hausse pour les ailerons - le fining est une méthode barbare qui consiste à couper les ailerons du requin vivant et à rejeter celui-ci à la mer - et la viande, ainsi que l’huile de foie de requin utilisée pour les cosmétiques entre autres) mais aussi la pêche sportive sont les causes de ce déclin. Les pêches accidentelles sont également nombreuses, notamment dans le cadre des captures de thons.

Il n’existe, à l’heure actuelle, aucune réglementation de la pêche aux requins dans les eaux internationales. L’Europe n’a pas de leçon à donner en ce domaine. Malgré l’avis des scientifiques, qui ont déjà tiré la sonnette d’alarme quant à l’état des populations de requins, aucune mesure communautaire ne réglemente cette pêche. Ainsi, chaque année, ce sont plus de 100 000 tonnes de ces animaux qui sont pêchés.

En décembre 2007, le conseil « Pêche » de l’Union Européenne, s’est refusé de suivre les avis scientifiques et d’interdire totalement la pêche de certaines espèces, ni même d’instaurer des quotas plus sévères. Cette décision, prise en contradiction avec la proposition de la Commission Européenne d’un plan d’action européen pour la préservation et la gestion des requins.

Le Conseil de la Pêche a en revanche établi des Totaux Admissibles de Captures pour le requin taupe, entre autres, alors que les scientifiques recommandaient un quota zéro. Résultat, le nouveau quota de 581 tonnes fixé pour le requin taupe risque fort de peser lourdement sur le futur de l’espèce. Cet animal a un taux de reproduction faible et très lent.

Pourtant, l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) a révélé que 42% des populations de requins et de raies de la mer Méditerranée sont menacées d’extinction... Par ailleurs, lors d’un colloque qui s’est tenu fin 2007 à Paris, les spécialistes ont estimé que 42% des espèces (30) sont menacées d’extinction, dont 18% sont en "Danger Critique d’Extinction", 11% sont en "Danger" et 13 % sont "Vulnérables". 13 autres espèces (18%) ont été classées "Quasi Menacées" et 18 espèces (26%) sont classées en "Données Insuffisantes". Seules 14% (10 espèces) sont considérées en "Préoccupation mineure"."

Le biologiste et photographe, Rob Stewart, passionné par les requins, est un activiste acquis à la cause de ces animaux fascinants. Son film, Les Seigneurs de la mer (Sharkwater), est un cri d'alarme et un cri d'amour. Sorti en avril 2008, il n'a malheureusement pas eu le retentissement des Dents de la mer. A voir avec courage pour que change l'inconscient collectif! Il n'est pas encore trop tard.




Images CHOCS, Documentaire, Les seigneurs de la mer (SHARKWA
envoyé par tuttifruttirobot5




SHARK - PECHE
envoyé par MOS-ONE

Serge Latouche et l'évidence de la décroissance

Toute chose a une fin.
Les ressources naturelles aussi.
Le monde aussi.
Nous aussi.

Alors, pourquoi faire comme si ce n'était pas le cas et gaspiller ce qui constitue notre planète pour des raisons futiles?

Le site Terre sacrée rappelle que si les hommes ne changent pas leur comportement, la forêt amazonienne aura disparu en 2030. Que l'or et le zinc, ce sera fini en 2025. Le cuivre en 2039. Les gisements de gaz naturel seront à sec en 2072. On parle aussi de la fin du pétrole en 2050 mais, au train où vont les choses, l'uranium sera épuisé avant: en 2040. Ces chiffres sont fournis par Science et Vie hors série N° 243, Construire un monde durable, de Juin 2008. Ces chiffres correspondent au rythme actuel de consommation. Ils ne tiennent pas compte d'un accroissement de la population et des besoins subséquents.

Pour synthétiser le problème, voici un entretien de Serge Latouche qui, rappelons-le, est professeur émérite de droit, économie et gestion à Paris XI et directeur du Groupe de recherche en anthropologie, épistémologie et économie de la pauvreté (GRAEEP).


Serge Latouche - La Décroissance
envoyé par planetendanger

Lire Latouche:

Le pari de la décroissance, Fayard, 2006.
Faut-il refuser le développement ?, Paris, PUF, 1986.

Articles parus dans Le Monde diplomatique:

"Et la décroissance sauvera le Sud...", novembre 2004.
"Pour une société de décroissance", novembre 2003.
"En finir, une fois pour toutes,avec le développement, mai 2001.

jeudi 16 octobre 2008

Pour changer le monde

Je découvre le site http://www.sechangersoi.be/ qui propose un plan d'action pour la transformation personnelle, levier de la transformation du monde. En lisant les propositions d'action qui suivent, vous verrez que notre cheminement est en cours: quelques pas sont faits mais le chemin est long. Certaines décisions simples peuvent encore être prises. Comme le dit Claire De Brabander, l'auteure de ce texte à lire, à méditer et à vivre, "c’est un travail de longue haleine, de goutte à goutte". J'ajoute, avant de vous laisser lire ce texte fondamental, que Claire De Brabander est une source intéressante d'inspiration pour qui souhaite le changement. Je vous renvoie au site collaboratif des Créatifs culturels auquel elle contribue de manière intéressante.
J'attire en particulier votre attention sur les articles suivants:
Intelligence collective
De notre servitude involontaire
13 recommandations pour favoriser le passage des idées aux actes
La bio-économie ou le retour à une économie rationnelle et humaine
Comment refuser l'influence de la pub sans s'opposer aux publicitaires
Le boomerang des pensées: nos pensées créent notre réalité

Merci pour ces articles de fond!

"Pour changer le monde

Nous sommes de plus en plus nombreux à prendre conscience que la planète ne tourne plus rond. Devant l’inertie de nos gouvernements, voire le bellicisme de certains, nous ne voulons plus rester inactifs devant la perspective d’un désastre qui, s’il n’est pas annoncé, devient perceptible quand on lit entre les lignes. Même sans les guerres, il existe des milliers de raisons de s’inquiéter pour nous-mêmes et pour les générations futures, mais surtout pour la survie de millions d’être humains au moment présent.
Et en tant que citoyens, nous avons tous une responsabilité face à ce qui se passe.
Nous déclarer impuissants ne fera que prouver que ne rien faire aide à ne rien changer.Nous agiter dans tous les sens pour nous rassurer qu’on aura au moins fait quelque chose, ne fera pas plus avancer les choses. Et râler contre nos gouvernements, contre les armées, contre les multinationales et contre les médias de masse, n'est qu'une façon de continuer à justifier et stimuler leurs dysfonctionnements.
Nous ne pouvons plus espérer changer le monde uniquement par les moyens du siècle passé, à savoir : les manifestations, les grèves, les pétitions, les coups de gueule médiatiques, les actions de désobéissance civile, les pressions en tous genres et même le partenariat avec nos gouvernements.Ce type d’action ne parvient plus qu’à limiter légèrement les dégradations et renforce l’impression d’impuissance de la plupart des citoyens.
Si nous voulons changer la situation, il faudra la changer en profondeur. Et il existe d’innombrables moyens pour y arriver dans le cadre d’une lutte pour la paix, la solidarité, la renaissance d’une économie à visage humain, le respect de l’environnement, etc. Si ces moyens sont de type créatif, constructif et ne sont pas utilisés dans le cadre d’un bras de fer avec tout ce qui engendre les guerres et autres dégâts, ils engendreront de façon inhérente un affaiblissement de tous les pouvoirs économiques et institutionnels des va-t-en guerre.
Les conditions de vie dans le monde changeront lorsque chacun de ses citoyens prendra ses responsabilités individuelles face au système, en arrêtant d’attendre que les changements viennent d’un quelconque pouvoir institutionnel. Chose que déjà nombre d’entre nous ont commencé à faire, souvent en ignorant ce que le voisin fait aussi dans son coin. Ce qu’il faut viser en priorité ce sont les changements de comportement dans les pays occidentaux, ceux qui représentent les plus gros consommateurs.
Il ne s’agit pas de chercher à se culpabiliser par rapport à ce qui se passe et notre possible inertie face à cela, mais de tenter de prendre conscience d’un maximum de choses, en apparence anodines ou fort éloignées de l’actualité, mais qui ont chacune leur influence.
Or chaque réelle prise de conscience engendre automatiquement un changement de comportement même si cela prend du temps. Et tous ces petits changements : information que nous enregistrons, information que nous relayons, et tant d’autres gestes simples et concrets que nous posons au quotidien pour la plupart sans y réfléchir, ont pour effet de changer ou maintenir le monde tel que nous le connaissons avec ses guerres, son irrationalité économique, les exploitations, injustices etc.
Si notre action ne peut influencer les choses dans l’immédiat, elle a toutefois intérêt à démarrer le plus rapidement possible.
Ces changements dépendent de plusieurs conditions au niveau individuel.

1/ Se dépropagander
Se dépropagander implique presque impérativement d’éteindre définitivement le poste de télé, la radio, de ne plus acheter ni journaux ni magazines, et refuser le courrier toutes boîtes (pubs et journaux). Ce refus peut a priori sembler radical, et même aberrant, mais une fois mis en pratique, il permet de prendre la mesure de l’emprise qu’ont les mass-médias sur nos connaissances, nos modes de pensée, notre façon de concevoir le fonctionnement du monde, de la politique, de l’économie, des relations humaines, etc., y compris l’organisation de notre propre vie au niveau individuel. En consacrant notre temps aux mass-médias nous nous offrons à l’anesthésie de notre conscience. Car ceux-ci nous encouragent à somnoler dans un train-train de citoyen docile.
Savoir que tous les mass-médias sont dans les mains de gens dont seuls les intérêts financiers comptent aide à cette prise de conscience.En nous croyant bon juge, doué d’esprit critique, nous ne stoppons pas réellement leur influence, restant hypnotisés sans en être conscients : involontairement manipulés à souhait.
Et l’arrêt des masses médias a de grands avantages. Il permet de retrouver une bonne part de sérénité. Il génère une énorme disponibilité en temps que l’on peut dès lors mieux gérer. Il génère une réouverture vers les relations sociales. Il permet de consacrer l’énergie que l’on perdait à se faire agresser devant le poste (principalement) à des objectifs plus constructifs, plus créatifs, plus ludiques, plus épanouissants.

2/ S’informer plus objectivement
Il existe bien d’autres moyens efficaces et plus honnêtes de s’informer : via les associations, via certains événements politiques et culturels (conférences, forum, débats, etc.) via internet et les sites alternatifs qui s’y trouvent, via les livres, le tout consistant à diversifier les sources d’informations, rester critique et faire tout de même des choix cohérents.Rien de tel également de s’informer en direct en voyant de ses propres yeux ou en côtoyant des témoins directs (ce que internet permet via le chat, entre autres). Les mailing lists, les forums et autres sites alternatifs, les débats politiques permettent de rester critique en favorisant la discussion autour de l’information.
Une fois que l’on cherche la bonne information, il n’est plus trop difficile de la trouver, le tout étant d’avoir d’abord arrêté de gober des oeufs d’autruche. Il est important également d’avoir conscience que quel que soit notre niveau d’information nous n’aurons jamais qu’un regard tronqué sur la réalité. Mais nous pouvons tenter de comprendre selon nos aptitudes, avec le plus de justesse possible. Cela permet la tolérance pour les gens qui ont des opinions opposées aux nôtres, et de ce fait rend possible parfois d’agir avec eux pour un but commun. Ne nous gavons toutefois pas d’information. Il n’est pas nécessaire d’être spécialiste et connaître tous les détails de l’actualité au quotidien, ni de se lamenter en permanence sur ce qui ne vas pas, afin d’être efficace pour changer les choses autour de soi.
Cette première étape est indispensable pour reprendre contact avec la réalité, et pour recentrer nos énergies vers plus de cohérence entre qui nous sommes et ce que nous faisons au quotidien.

3/ Se situer comme individu dans le système
Le pouvoir démocratique du citoyen ne se limite pas au vote et à l’action militante ou lobbyiste. Les événements comme Seattle, Porto Alegre, Genes, Annemasse, Cancun, Mumbaï, et consort confirment que les prises de conscience se font de plus en plus dans le monde et que si d’une part, nos vies dépendent des décideurs capitalistes, d’autres part, des millions de gens ne sont plus d’accord et commencent à se manifester, à communiquer entre eux, à se solidariser, à s’organiser, fonctionner en réseaux, sans plus prêcher d’abord chacun pour sa chapelle comme par le passé, mais en regardant tous un unique objectif commun. Or les gens concernés potentiellement représentent bien plus que 90% de la population mondiale qui pourraient un jour se mobiliser massivement.
La course au profit qui mène aux fusions d’entreprises, aux monopoles et oligopoles, à l’obéissance des gouvernements aux lois du marché, est le moteur même de toutes les dérives auxquelles nous assistons. Le système capitaliste qui fait passer l’argent, le profit avant l’humain, permet la violence, l’injustice, l’exploitation des plus faibles, voire la mise au ban de la société de ceux qui ne peuvent plus suivre, la pollution et la destruction de notre patrimoine naturel. La direction prise actuellement, non seulement nous mène vers des conséquences irrémédiables à l’échelle planétaire, mais déjà actuellement, elle entraîne la croissance de la misère, de la souffrance, de la violence, de l’acculturation, et du malaise grandissant même parmi les couches de population les plus aisées. De plus toutes les décisions politiques prises dans ce cadre amènent à des changements néfastes pour lesquels un retour en arrière devient presque impossible au même titre qu’il est bien plus facile d’ouvrir les vannes d’un barrage, que de faire le nécessaire pour pomper l’eau qui s’est écoulée pour la faire retourner en amont.
L’intérêt des entreprises est totalement orienté sur le profit des actionnaires alors que le service rendu ou le bien qui y est produit n’est plus du tout un but en soi. Une entreprise peut très bien parvenir à vendre de l’air en boîte, à un prix d’enfer si sa stratégie de vente et en particulier les techniques publicitaires parviennent à convaincre le client par n’importe quel moyen, qu’il ne pourra vivre heureux longtemps sans se le procurer. Et nous sommes les clients visés.
Il est important de prendre conscience que le fait de consommer représente une participation directe au système, bien plus importante que les rares élections auxquelles nous sommes appelés à participer.En tant que citoyen dans un pays occidental, nous sommes des consommateurs et sommes considérés comme tels par les multinationales et toute la sphère capitaliste. Les profits commerciaux existent donc bel et bien grâce à chacun de nous, et changer notre façon de consommer peut réellement changer la face du monde si nous ne sommes pas seuls à le faire.Or en ce moment les changements de comportements de citoyens se multiplient avec un effet boule de neige. La consommation bio/eco/fair trade est en pleine expansion et ce n’est qu’un début.
Les prises de consciences et les mobilisations se font donc en ce moment à l’échelle mondiale et dans un but commun : la survie de la planète. Mais c’est à un niveau local et individuel que les changements qui peuvent se produire auront le plus d’impact pour atteindre cet objectif.

4/ Agir quotidiennement et à tous les niveaux de notre vie

a) la consommation
Refuser de rester consommateur, c’est arrêter d’acheter tout et n’importe quoi comme on tente de nous le dicter. Nos achats peuvent reprendre leur dimension originelle et avoir pour unique but de subvenir à nos besoins premiers.Laisser tomber le superficiel, le futile, les gadgets, les collections en tous genre (livres, cd, vetements, bibelots, appareils ménagers, kits de bricolage, et autres hobbies) est un apprentissage de tous les jours.
En dehors de la consommation pure et dure, il y a notre mode de vie qui peut changer. Après avoir arrêté la télé, la radio, les magazines, peuvent suivre la suppression de la voiture, la diminution de consommation en eau, gaz, électricité, papier, emballages etc. (Je fais une exception pour l’ordinateur et internet qui reste un fabuleux moyen de communiquer et s’informer, bien que son utilisation puisse pousser à la consommation, il faut donc utiliser l’ordinateur et internet dans des conditions particulières.)Les associations de consommateurs et pour l’environnement publient régulièrement les 1001 trucs pour y parvenir. La conscientisation, la créativité, la solidarité peuvent faire le reste.
Le choix des produits que nous achetons est également important.Acheter des fruits de Nouvelle-Zélande c’est également acheter leur transport et donc un gaspillage de pétrole. Acheter des vêtements de marque c’est accepter de faire gratuitement de la publicité pour ces multinationales si le vêtement porte le logo de la marque, et c’est leur offrir notre argent, donc favoriser leur présence sur le marché. Rien ne nous oblige à acheter des produits de multinationales, contrairement à ce que beaucoup pensent, il existe la plupart du temps des marques alternatives.
Nous pouvons également modifier notre conception des loisirs, des cadeaux, de la fête, des vacances, etc. Pour s’amuser, offrir, célébrer, témoigner notre affection, rire, nous épanouir, nous délasser, nous détendre ; rien n’oblige de dépenser, gaspiller, posséder, épater.
Un autre domaine d’action est l’épargne. Il existe là aussi des moyens alternatifs aux actions et aux comptes épargnes classiques permettant de confier notre argent pour des causes solidaires et éthiques, sans que notre argent ne gonfle tout seul comme par miracle.
Il existe encore d’autres moyens de réduire sa consommation tout en permettant d’apporter certaines facilités et certains agréments dans la vie. Tous les systèmes de prêts et d’échange comme les médiathèques, les bibliothèques, les SEL, le commerce de seconde main, ne demandent qu’à se développer. Et il y en a probablement bien d’autres qui existent déjà ou sont encore à créer.

b) retrouver la cohérence - se changer soi
Si nous avons un regard critique sur le monde, ayons le aussi sur nous-mêmes. Si nous tentons d’évoluer, faisons-le dans un contexte plus large que celui de notre vie. Créons la cohérence entre notre discours et nos actes, entre nos pensées et la réalité. Cela implique l’intégrité entre notre vie publique et notre vie privée. Les changements auront lieu dans les gestes de la vie de tous les jours.Les grandes idées ne peuvent changer le monde. Seule leur application pratique au quotidien via une multitude de petits actes, de paroles, de gestes, peut faire sens et mener à des changements.Tant que nos opinions ne sont pas liées à notre expérience, à notre réflexion propre, mais sont calquées sur des opinions extérieures à nous, que nous avons adoptées ; notre discours ne portera pas, notre attitude n’influencera pas. Nous serons incapables d’évoluer, de témoigner, d’avoir un impact réel et durable sur le monde qui nous entoure.Devenons consom’acteurs, citoyens responsables et investissons-nous dans des relations saines.
Il ne s’agit pas de quitter un modèle qui nous a été inculqué et auquel on veut refuser de coopérer et d’entrer dans un nouveau moule qui nous est proposé. Il s’agit d'arrêter d'être somnolents et abrutis par une vie que nous n’avons pas réellement choisi de mener, et de retourner à notre réelle authenticité, de tirer les leçons de nos expériences, de réapprendre à se faire confiance, d’être à l’écoute de nos intuitions, de retrouver notre esprit critique. Et pour pouvoir sortir du moule, il faut d’abord être prêt à accepter, puis reconnaître que nous sommes dans ce moule.
C’est un travail de longue haleine, de goutte à goutte. Les étapes primordiales sont le réveil : prendre conscience que nous avons une responsabilité et un pouvoir en tant qu’individu et la décision de l’assumer. Que le réveil soit lent ou brutal, il mène forcément tôt ou tard à un niveau de conscience suffisant qui force la décision, le changement.
Agi ne peut se faire que : - parce qu'on a conscience de ce qui ne va pas ;- parce qu'on a soif que ça aille mieux ;- et parce qu'on se sent aller mieux soi-même en agissant pour le mieux des autres.Car on fait partie des autres, tout simplement.
Il nous faut à tout prix évoluer, ne pas attendre que les autres le fassent avant nous, ou que cela nous tombe du ciel (des pouvoirs institutionnels ou du hasard). Reprenons nos vies en mains et activons-nous dans nos chaumières.
Cela nécessite de se poser des questions sur nos propres comportements, quand d'un côté nous dénonçons les problèmes hors de nous-mêmes, alors que nous ne cessons de les perpétuer au travers de ce que nous faisons, disons ou pensons.Se poser les premières questions consiste à mettre le pied dans un engrenage qui forcément nous amènera aux changements.

1. retrouvons le temps de penser.
En mettant la distance avec les mass-médias, en arrêtant notre consommation hémorragique, nous nous aidons à nous recentrer sur nos propres besoins, nos propres objectifs. Nous aurons moins besoin d'argent, nous aurons moins besoin de courir. Nous nous retrouverons à nouveau capable de faire des choix et de penser, et nous n'acquiescerons plus aveuglément à tous les dictats et modes de pensée qui nous sont parachutés de partout. Nous saisirons le décalage entre la réalité que nous voulons et pouvons vivre et celle que l'on tente de nous imposer.

2. du contre au pour
Ce n’est pas en faisant la guerre à la guerre que l’on obtient la paix. Si ce n’est pas en construisant des canons qu’on prépare la paix, ce n’est pas non plus en s’opposant aux faiseurs de guerre qu’on y arrivera. Car la paix n’est pas l’éradication de la guerre, c’est la présence de tout ce que nous avons encore à créer.
En dirigeant notre action contre tout ce qui ne va pas, nous sommes dans une attitude défensive. En dirigeant notre action pour ce que nous voulons atteindre, nous sommes dans une attitude constructive. Et tant que notre discours consiste à nous défendre de raisonnements auxquels nous n'adhérons pas, c'est que nous continuons à nous identifier à ces raisonnements, sans suivre les nôtres propres.

3. la solution se trouve hors du problème
Connaître les problèmes sans se focaliser sur eux permet d'opter pour une approche créative et amène à découvrir de nouveaux modes de fonctionnement, à utiliser des solutions inattendues et plus adéquates.

4. soi à l'image du monde, le monde à l'image de soi
Le monde fonctionne à l'image de ceux qui le composent. Il fonctionne mal, et c'est nous qui le composons. Ce que nous combattons à l'extérieur de nous, nous ne pourrons le modifier que lorsque nous aurons conscience que cela correspond à notre mode de fonctionnement intérieur. En changeant à ce dernier niveau, nous quittons le stade de l'impuissance et faisons croître de façon importante notre impact sur le monde.
En effet, outre le fait que nous participons pratiquement au système, par le truchement de la consommation, nous le reproduisons également chacun à notre échelle, en perpétuant les valeurs sur lesquelles il est fondé. Car nous avons été influencés par le système dans lequel nous vivons, et cela depuis tellement longtemps et de façon tellement massive que nous l’avons intégré en nous. Nous sommes la plupart du temps incapables de faire la différence entre les valeurs auxquelles on nous a tout doucement conditionnés et nos valeurs propres.
Nous avons intégré les modèles imposés, intellectuellement mais également psychologiquement et même physiquement (au travers de notre culture alimentaire, de la façon de préserver notre santé, notre gestion du temps, etc.)
Nous en sommes arrivés à trouver normal de suivre la mode, voire de trouver inadapté de ne pas la suivre, quitte dans certains cas, à nous mutiler le corps. Nous ne songeons plus à réparer les appareils défectueux ou en panne, nous les jetons. Tout doit aller vite. Nous finissons par juger inefficace le fait de prendre notre temps pour nous préparer à manger, et pire même, de prendre du temps pour manger. Tout doit être automatisé. Nous sommes frustrés quand nous devons attendre une livraison, un courrier, une information, un bus, un rendez-vous. Nous sommes devenus totalement incapables d’envisager une seconde de vivre sans la technologie, sans le stress, sans toutes les inventions intervenues ces dernières années. Et par dessus tout, nous sommes devenus incapables de réfléchir par nous-mêmes, en particulier, sur les sujets qui nous concernent directement, convaincus que les personnes médiatisées ou diplômées qui nous sont présentées comme des experts, savent mieux que nous-mêmes ce qui est bon pour nous.
Quand nous dénonçons un problème extérieur à nous, bien souvent nous proposons une solution tout aussi problématique, car cette solution répond à la même logique que celle du problème dénoncé (faire la guerre à la guerre, utiliser le rapport de force). Nous finissons par approuver la course au profit, au point de tenter de bénéficier d’une part du gâteau, influencés que nous sommes par une opinion commune rarement contredite. Et si nous avons le moindre doute à ce sujet, l’idée d’être seul contre tous à oser désirer autre chose nous conduit inexorablement à la conclusion que nous sommes impuissants et ne pouvons donc plus que laisser faire.
Mais nous pouvons nous réapproprier nos capacités intellectuelles, réapprendre à écouter notre coeur, à faire confiance en notre bon sens et à notre intuition. Il faudra réapprendre à vivre en fonction d’autres références en développant des alternatives culturelles, permettant, dans un premier temps, de vivre dans un monde décadant sans y participer activement. Cette prise de conscience est l’élément clé du processus de transformation, sans elle, rien ne changera vraiment.

5. le principe de non-violence
Le principe de non-violence, au-delà du choix de ne pas pratiquer la violence contre l'auteur d'injustice, implique le choix de le comprendre et de l'influencer par la voie du coeur.La non-violence invite à ne pas coopérer à tout ce qui engendre l'injustice. Elle quitte les domaines des raisonnements cartésiens et des rapports de force, pour rayonner l'authenticité, la soif de justice et la générosité.

c) entraide et solidarité
Il est bien évident que se tenir les coudes pour arriver à atteindre ces objectifs, chacun à sa manière, ne peut qu’aider à rendre le processus plus facile, plus rapide et permettre qu’il aille le plus loin possible.
C’est à ce stade que des associations peuvent être les intervenants tout désignés pour permettre de travailler ensemble, mais aussi de communiquer, de se soutenir, s’entraider, et mettre en réseaux les gens qui cheminent individuellement.Le travail en réseau des associations devient également important. Il n’est dès lors plus question de chercher chacun à défendre sa chapelle mais de tous contribuer à des objectifs communs ou orientés dans la même direction.Rien n’empêche d’ailleurs au sein de cette coordination d’offrir des formations aux individus afin de les aider aux prises de conscience, aider à la mise en oeuvre des changements individuels, mais aussi et surtout pour donner aux participants les moyens de rayonner cela autour d’eux.

d) Communiquer
Quand nous communiquons, nous confrontons notre propre perception du monde à celle des autres. En quittant les rapports de force dans nos relations, en étant à l'écoute, l'écoute active des besoins de l'autre, et en apprenant à exprimer nos propres besoins, nous glisserons vers une communication d'échange qui s'ouvre à tous les possibles. Non seulement nous évoluerons vers des rapports aux autres plus sains, mais nous deviendrons capable de reconsidérer nos croyances et nos certitudes. Et cela nous permettra d'atteindre une compréhension de plus en plus réelle des autres, du monde. En conséquence, nous transformerons d'une part nos relations et notre influence sur le monde, et d'autre part nous modifierons en profondeur nos systèmes de croyances et nos modes de pensée.

e) Rayonner
L'intérêt de notre transformation c'est qu'elle puisse faire profiter notre entourage et au-delà. Implicitement le changement aura un effet de contagion par l'exemple visible que nous pouvons donner, par notre témoignage, par le partage de nos convictions. Au-delà, il serait vain de tenter d'adopter un comportement missionnariste ou péremptoire. Il ne s'agit pas d'asséner des vérités autour de nous, de faire pression, de culpabiliser ou manipuler. Il s'agit bien plus d'influencer par notre authenticité, notre cohérence. Poser des questions, titiller, peut également faire mouche, même si ce n'est pas dans l'immédiat. La démarche se doit d'être honnête, dans le respect d'autrui.
Notre discours, nos comportements peuvent amener à créer un doute, entrouvrir des portes. Libre à nos interlocuteurs d’aller chercher plus loin ensuite, et d’ouvrir tout grand ces portes pour aller regarder de l’autre côté du mur.Il s’agirait en quelque sorte de poser une graine en terre en espérant que le terrain soit fertile et que la nature humaine fasse le reste, mais surtout, en acceptant aussi par avance que rien ne puisse se passer.
Plus les opinions s’ouvriront, plus l’information sera transmise, plus les comportements changeront et plus le rayonnement de tout cela portera sur le reste de la population.
On ne peut attendre d’une population désinformée, manipulée, propagandée, conditionnée, qu’elle se désolidarise du monde capitaliste, sans s’organiser pour offrir l’information et surtout la formation qui permettra d’y arriver.Il devient dès lors important d’envisager un processus d’éducation citoyenne à long terme : en commençant par soi-même. Et de même qu’on ne peut alphabétiser une population de façon improvisée en faisant de la publicité pour la lecture et en distribuant des dictionnaires aux illettrés afin de les amener à apprendre à lire par eux-mêmes ; il est nécessaire de former les gens pour transmettre leur savoir, leur expérience par rapport à un cheminement personnel dans le cadre d’un changement social en profondeur. Cependant le fait de rayonner, informer et transmettre n’a qu’un effet catalyseur et n’épargne en aucun cas le travail à faire par chaque individu, il ne peut que l’accélérer, le faciliter, pas l’éviter.

f) y croire
Croire au bien fondé de la démarche est lié à la compréhension de ses objectifs, à la manière de les mettre en oeuvre, à la confiance en soi, en la nature humaine. Plus on avancera dans le processus de changements, plus sa crédibilité augmentera à nos yeux.Croire en ce que l'on fait nous rendra aussi plus efficace. Et choisir d'y croire augmentera également notre motivation.
Conclusion
Il ne s’agit donc plus de faire la guerre à la guerre, ou de vouloir éliminer le système capitaliste. Il s’agit bien plus de créer des alternatives et développer celles déjà existantes, qui pourraient engendrer un bouleversement de situation de l’intérieur, en prenant le problème par l’autre bout en quelque sorte.
Si nous ne prenons pas les choses en mains le plus rapidement possible, nous y serons forcés plus tard mais dans de bien moins bonnes conditions, suite à des catastrophes, des guerres et toutes les conséquences majeures et destructrices des dérives déjà existantes à l’heure actuelle, mais qui ne pourront que se cumuler et s’aggraver dans le temps avec effet boule de neige si nous ne réagissons pas tout de suite.Ce texte s’il devait rester lettre morte, n’empêchera pas les changements de se faire, car des idées similaires existent ailleurs, mais il vaut mieux accélérer les choses, et de ce fait cela pourrait épargner des vies, des injustices, des horreurs en tous genres, même si cela ne sera pas dans l’immédiat.

Claire De Brabander

EN PLUS CONCRET :
Les constats ci-dessus ne peuvent être cohérents que s’ils sont suivis d’actions concrètes. Il existe déjà des actions d’orientation similaire dans des associations telles que les comités colibri initiés par Pierre Rabhi, mais aussi les assocations de simplicité volontaire au Qué bec et en France (entre autres).Voici donc les actions proposées :
1/ Créer des lieux de rencontre pour les personnes intéressées à parcourir ce cheminement, (avec en complément possible : forum internet, chat) pour réunions informelles, échanges de services, d’information, de conseils, ou autres, pour se soutenir, se motiver, s’entraider, pour la convivialité, pour témoigner, susciter les expériences, la réflexion, la créativité, le cheminement individuel mais pas de manière isolée. Chaque groupe est libre de se définir et agir comme il l’entend et d’initier les activités qu’il juge nécessaire et qui correspondent aux intérêts de ses membres, en toute autonomie. Pas de structure préalable, rien d’officiel. Les groupes peuvent être mis en réseau et communiquer, échanger le fruit de leurs avancées.
2/ Proposer un cadre pour fournir un soutien aux groupes, pour les mettre en réseau et créer des liens avec des initiatives similaires ainsi que tout ce qui se fait dans le cadre de l’altermondialisation, pour aider à joindre le plus de gens possible, en initiant les actions suivantes :
a) une formation qui pourraît être une plateforme de lancement pour stimuler ce cheminement, mettre des gens en contact, faire connaître l’existence du projet et de son contenu. Cela devrait consister en un ensemble de moyens qui servent de stimuli, via questionnaire, démonstration, témoignage, jeux de rôle, analyse, comparaison, réflexion etc. Le but est d’amener à des prises de conscience plus qu’à enseigner de la connaissance.Contenu :exposé du projet éléments clés pour favoriser des prises de consciences concernant le rôle individuel dans la mondialisation (=> compréhension du fonctionnement du capitalisme, sans avoir recours à de données théoriques poussées, mais dans le but de faire comprendre l’impact que nous avons dans nos actions individuelles de la vie de tous les jours), idem pour les médias : propragande et dépropagandisationune sorte de petit cours de sobriété dans la consommation concernant les labels, emballage, recyclage, achat de produits locaux, bio, fair trade, économie d’énergie, eau, papier, épargne éthique, seconde main, SEL et autres modes d’échanges avec débats. Il s’agit plus d’évoquer ce qui existe et les moyens de rechercher l’information.é léments clés de communication (relationnelle - non violente) et même de certaines notions de psychologie et psychologie sociale (rayonner, reprendre notre propre pouvoir, orienter nos actions de manière positive plutôt que s’obnubiler sur les problèmes et s’opposer à ceux qui les posent, augmenter la confiance en soi, motiver pour agir plus efficacement)diffusion de sources alternatives d’information et moyens d’en trouver plusPeut-être qu’un document (brochure ou bouquin) reprenant le contenu de ce cours, ainsi que le plus de références possible, pourrait aussi être édité.Cette formation devrait être gratuite ou presque afin de s’adresser à tous ceux qui le désirent.
b) un livre développant le principe même du projet, donnant l’information qui le sous-tend, la réflexion, des exemples.
c) des moyens pour favoriser la communication relationnelle de qualité et le rayonnement (formation ou introduction à la Communication Non Violente? Ou méthode ESPERE? Méthode du Consensus?, autre, …)
d) un recueil d’informations pour les alternatives à la consommation ainsi que pour les alternatives à l’information d’actualité des mass-médias : sites internetlivresarticlesassociations oeuvrant pour des objectifs similaires ou partiellement similairescréation d’un fichier de trucs et astuces alternatifs (à la consommation)via un site internet (ou édition papier)
e) une recherche de ce qui se fait ailleurs dans le même sens avec prise de contact, coordination
f) la diffusion du projet via les moyens cités précédemment (site internet, rayonnement individuel, livres, formation) ou via publication d’articles, conférences, …?"

mardi 14 octobre 2008

Changement climatique: prévisions d'incidence et mesures d'atténuation

" L’essentiel de l’élévation de la température moyenne du globe observée depuis le milieu du XXe siècle est très probablement attribuable à la hausse des concentrations de gaz à effet de serre anthropiques. Il est probable que tous les continents, à l’exception de l’Antarctique, ont généralement subi un réchauffement anthropique marqué depuis cinquante ans."

Source: Changements Climatiques 2007 - Rapport de synthèse du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

Selon la même source voici certaines prévisions d'incidence de l'élévation des températures et quelques mesures à prendre pour atténuer les conséquences de ce phénomène climatique imputable en grosse partie à l'activité industrielle. Cliquez sur les images pour lire les tableaux:

1/Exemples d’incidences associées à la variation de la température moyenne à la surface du globe (ces incidences varieront selon le degré d’adaptation, le rythme du réchauffement et le mode de développement socio-économique):



2/Exemples d’incidences régionales anticipées:







3/Exemples d’incidences possibles des phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes associés aux changements climatiques, selon les projections visant la deuxième moitié du XXIe siècle. L’évolution de la capacité d’adaptation n’est pas prise en compte. Les probabilités indiquées dans la deuxième colonne concernent les phénomènes recensés dans la première colonne:



4/Exemples de mesures d’adaptation prévues par secteur:



5/Exemples des principales technologies d’atténuation, des politiques et mesures connexes et des conditions favorables ou défavorables à leur application, par secteur:


lundi 13 octobre 2008

Nécrotechnologie


Dépassement de la barrière hémato-encéphalique.
Rupture des brins d'ADN des cellules.
Perturbation de la synthèse de certaines protéines.
Qui est reponsable?

Le téléphone portable! Celui dont vous ne pouvez plus vous passer, vous savez?

Découvrez à son sujet l'article contestataire de citoyens de Grenoble, capitale française des nanotechnologies. Vous découvrirez dans quelle mesure nous sommes co-responsables des problèmes sanitaires qui se profilent.

Les auteurs publient en outre un certain nombre d'articles bien documentés sur divers autres problèmes titillant leur conscience citoyenne. Voir le site Pièces et Main d'oeuvre.

Merci aux lanceurs d'alerte!

jeudi 9 octobre 2008

"Animal on a mal"

Le Canard de mercredi 1 octobre livrait un compte-rendu du livre de Marie Rouanet, Mauvaises nouvelles de la chair (Albin Michel). Le bouquin me semble assez important pour que la présentation qu'en offre Jean-Luc Porquet soit partagée ici.

"Animal on a mal"

"A l'époque des agneaux, dans le pays des brebis laitières où je vis, on abattait, on écorchait dans la rue. N'importe qui pouvait gratuitement présenter son assiette et le pain préparé pour la galette de sang. Quand j'étais enfant, on amenait les anémiques à l'abattoir et on leur faisait boire un verre de sang encore tiède." La campagne, Marie Rouanet connaît. Ce n'est donc pas par sensiblerie citadine qu'elle s'est intéressée au sort des bêtes d'élevage, qu'elle est allée visiter, avec mille ruses, et montrant fausse patte blanche, ces lieux interdits "à toute personne étrangère au service" que sont les hangars à poulets de chair ou à poules pondeuses, les nurseries à cochons, ou assister à ces spectacles cachés que sont la branlette du dindon reproducteur et le tri des canatons par broyeuse… De ce voyage au pays de la chair industrielle elle est revenue effarée.
Dans une vallée bucolique, elle croise un troupeau de chèvres,visite la fromagerie bio, se fait présenter le bouc, s'extasie: il "pue magnifiquement" et, soulagée: "Ainsi donc, dis-je, les chèvres ont échappé à l'insémination." La laitière se récrie: pas du tout! Il n'est là que pour exciter les chèvres, lesquelles sont évidemment inséminées,"c'est tout calculé en laboratoire" et ça présente plein d'avantages, un seul éjaculat et en voilà une vingtaine de fécondées: "s'il fallait attendre que les chèvres veuillent bien… Et que les boucs aient fini leurs tournées… Il y a des coquines qui en prennent deux fois. Quel gâchis de semence!" Faut pas gâcher.

Ailleurs, ce sont les béliers qu'on soulage de leur précieuse semence… "Dans cet univers d'ordinateurs, de tables miroitantes et désinfectées, de science pointue, on ne voit plus le rapport avec la chair vivante. Il faut faire un effort pour se mettre en tête que voilà le nouvel Eros." S'il n'y avait que ça! Mais ce sont des vies par millions qui ne sont pas des vies, porcs équeutés, édentés, châtrés, entassés, volailles encasernées: "Ils ne sont pas malheureux, dit la fermière aux yeux doux, ils n'ont jamais connu autre chose." C'est bien ça, le problème… Et leur mort non plus n'est pas douce, ainsi ces volailles qui reçoivent à l'abattoir une décharge électrique destinée à les étourdir: "Mais la dose réglementaire brisait les os et les esquilles ne font pas l'affaire de l'industrie alimentaire. On diminue donc la décharge. De nombreuses volailles peuvent donc être égorgées et plongées dans le bain d'eau bouillante encore conscientes." Marie Rouanet sait bien que tout le monde s'en fiche: "Qu'allez-vous chercher sur la conscience des poules?"

Mais, au fond, il ne s'agit pas seulement de "bien-être animal". C'est l'homme que ces pratiques finissent par mettre à mal. En guise de (superbe) conclusion: "Mais à l'horizon des jours, plus faciles à réduire parce que dépourvus de mémoire ancestrale, habités de désirs imposés, somnolents, les fenêtres fermées aux orages, tranquilles dans leur air pulsé, sans dieux mais avec beaucoup de maîtres, demain, les hommes."

Oui, superbe conclusion qui rappelle à quel point le sort des animaux est lié à celui des hommes. Charles Patterson ne dit pas autre chose dans son terrible Eternel Treblinka que je déconseille aux âmes trop sensibles.

Envie de faire un geste? Vous pouvez soutenir l'association Protection mondiale des animaux de ferme.

Ci-dessous le prélèvement de semence sur un coq. Sans commentaire!

mercredi 8 octobre 2008

Bardot épingle Palin

Brigitte Bardot a écrit à Sarah Palin mardi 7 octobre. La lettre rappelle que la co-listière de McCain:
- soutient la chasse aérienne des loups en Alaska;
- est opposée à la protection des ours polaires;
- milite pour l'exploitation des forages pétroliers dans la région arctique;
- nie la responsabilité humaine sur le changement climatique;
- milite pour le port des armes.

B.Bardot conclut en ces mots: "Au nom du respect et de la préservation de la nature, je souhaite que vous perdiez ces élections, car le monde y gagnera!"

Croisons les doigts! L'actualité est là pour nous rappeler que les élections américaines ont des conséquences globales.

S'exprimer comme B.B. doit faire du bien:

http://www.fondationbrigittebardot.fr/site/tele/lettrebb/sarahpalin.PDF

Si le coeur vous dit de suivre cet exemple libérateur:

Madame Sarah Palin
Gouverneur d'Alaska
P.O. Box 110001
Juneau, AK 99811-001
USA

mardi 7 octobre 2008

Un quart des mammifères menacé d'extinction



Du 5 au 14 octobre 2008 se tient à Barcelone le 4° Congrès mondial de l'Union mondiale pour la nature. A cette occasion, une liste rouge révèle une crise grave du point de vue de l'extinction des mammifères: un quart des espèces est menacé de disparition. Parmi elles, la musaraigne-éléphant de Tanzanie. Les causes: l'anthropisation, le braconnage, les pollutions, le réchauffement climatique... Les pressions de l'homme sur le milieu s'accentuent et les premières victimes sont les mammifères, les concurrents directs du mammifère homo sapiens. Sur les 5487 espèces recensées, 1141 sont en danger de disparition.

http://iucn.org/about/work/programmes/species/red_list/index.cfm
http://iucn.org/about/work/programmes/species/red_list/review/index.cfm




lundi 6 octobre 2008

Sepp Holzer

Voici un extrait du film de Malcom St Julian Brown et de Heidi Snel, Un véritable développement durable (2000), autour du travail de Sepp Holzer, permaculteur autrichien vivant dans la "Sibérie autrichienne"(la vallée de Lungau), une région extrêment peu accueillante pour les agriculteurs, à plus de 1000 mètres d'altitude, au sud de Salzburg. Il fait pousser là des cerisiers et récolte 5 mois par an! Son secret: les mares et les pierres qui crèent un micro-climat par la réverbération du soleil (eau) et par le stockage de la chaleur (pierres). Les arbres fruitiers sont plantés sur des terrasses . Des graines de légumes, fleurs et plantes sauvages sont par ailleurs semées à la volée et rassemblées en "familles" pour apporter un équilibre du point de vue de l'humidité, de l'oxygène et des éléments nutritifs. Sepp Holzer est aidé par des porcs rustiques qui préparent le terrain en dépierrant et "butant" la terre avant les semis. Etonnantes associations!

L'île aux fleurs

L'île aux fleurs (1989) est un pamphlet cinématographique. Ne vous privez pas de la réflexion livrée par ce petit film culte du brésilien Jorge Furtado en refusant le second degré qu'il implique! Vous prouverez ainsi que vous utilisez très bien votre télé-encéphale hautement développé!:-)

vendredi 3 octobre 2008

Ionisation des aliments

En juin de cette année est paru aux éditions Golias un ouvrage collectif prenant parti contre l'irradiation des aliments: Aliments irradiés. Atome, malbouffe et mondialisation. Le collectif d'auteurs souligne que " les risques pour la santé qu’elle induit et les conséquences socio-économiques et environnementales de sa prolifération ne sont pas anodins: perte de vitamines, risques de perturbations génétiques et d’apparition de tumeurs cancéreuses; conséquences pour l’emploi et l’économie locale par la délocalisation des productions; risques liés au fonctionnement d’installations et au transport de matières nucléaires, aux modes de production et de distribution industriels de masse (pollutions, changement climatique, atteinte aux milieux naturels et à la biodiversité)."
Cet ouvrage pointe une pratique méconnue des consommateurs qui doivent théoriquement être informés de ce traitement par un logo placé sur l'emballage ou par la mention "traité par rayonnements ionisants" ou "traité par ionisation". Je n'ai personnellement jamais vu le logo et ce n'est pas faute de faire attention. Quand on sait, pour ne prendre qu'un exemple, que les fraises (non bio) sont systématiquement traitées par ionisation en Belgique et en France, on remarque nettement l'absence d'information adequat. C'est le cas aussi pour les pommes de terre et un certain nombre d'aliments dont vous trouverez une liste partielle à la fin de cet article.
Lorsque vous mangez un aliment irradié, cet aliment est biologiquement mort et sa chaîne ADN est rompue. C'est ce qu'affirme Roland Desbordes, scientifique à la Commission de recherche et d'information indépendantes (CRIIAD). De plus, de nouvelles molécules, appelées "cyclobutanones" sont créées. Leurs effets sont encore méconnus à long terme sur l'être humain. On ne peut en affirmer la nocivité pas plus que l'inocuité. En ce qui concerne les rats de laboratoires que l'on nourrit de ces aliments, ils développent des cancers du colon. A quoi servent donc ces tests qui ne conduisent même pas au principe de précaution?

Devant le vide administratif en matière de surveillance et le lobbying qui influence la position des structures étatiques, le consommateur se retrouve seul à devoir s'informer et être vigilant.

La généralisation de l'irradiation alimentaire est une raison suffisante pour préférer la nourriture bio.

Sources:

Je renvoie à un excellent article de Véronique Gallais, la présidente d'Action Consommation qui propose un argumentaire bien documenté. Elle souligne en particulier à quel point le contrôle de l'industrie du traitement par ionisation est peu efficace, en particulier ence qui concerne les produits d'importation hors zone européenne.

Parmi les aliments qui sont ionisés selon la Directive 1999/3/CE du Parlement européen et du Conseil du 22 février 1999 établissant une liste communautaire de denrées et ingrédients alimentaires traités par ionisation (Journal officiel n° L 066 du 13/03/1999 p. 0024 - 0025):



  • Herbes aromatiques
  • Oignons, échalotes, aulx,
  • Légumes et fruits secs,
  • Flocons et germes de céréales destinés aux produits laitiers;
  • Farine de riz,
  • Viande de volaille,
  • Crevettes surgelées surgelées et fruits de mer,
  • Cuisses de grenouilles congelées,
  • Abats de volailles,
  • Blancs d'œufs,
  • Sang animal, plasma,
  • Gomme arabique,
  • Caséine,
  • Viande congelée,
  • Poisson (cabillaud…),
  • Etc.
La Commission de recherche et d'information indépendantes (CRIIRAD)

Normes générales du Codex Alimentarius pour les denrées alimentaires irradiées
Voir:
CAC/RCP: Code d'Usages International Recommandé pour le Traitement des Aliments par Irradiation.
CODEX STAN 106: Norme générale pour les denrées alimentaires irradiées.

Contaminations chimiques infos

jeudi 2 octobre 2008

Poules pondeuses: un progrès annoncé

Je relaye une information en provenance de la Protection mondiale des animaux de ferme (PMAF) qui se réjouit de la fermeté de Michel Barnier et du Conseil de l'Union européenne sur la question de l'amélioration du traitement des poules pondeuses. La date de 2012 est fixée pour l'interdiction de l'élevage de poules en cages conventionnelles!

"La Présidence française du Conseil de l' Union européenne défend l'interdiction dès 2012 des cages en batterie conventionnelles. Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et de la Pêche, a tenu ces propos hier à Bruxelles à l'occasion d'une réunion parlementaire de l'Intergroupe sur la protection et la conservation des animaux. A cette occasion, Michel Michel Barnier a déclaré : " je ne souhaite pas que l'on revienne sur l'interdiction des poules pondeuses dans des cages traditionnelles au 1er janvier 2012, et (je souhaite) qu'on respecte bien cette date. " Les cages conventionnelles, ou cages nues, disparaîtront ainsi au 1er janvier 2012, au profit de systèmes d'élevages au sol ou de cages dites "aménagées ".
La Protection mondiale des animaux de ferme (PMAF) salue vivement la prise de position du ministre, en dépit des sollicitations des filières professionnelles d'élevage pour obtenir un report de mise en oeuvre de l'interdiction.
Michel Barnier a également révélé le point de vue de la Présidence française sur d'autres dossiers relatifs au bien-être animal, affirmant notamment que l'angle du bien-être animal retiendrait l'attention du Conseil lors des prochaines discussions sur le clonage d'animaux destinés à l'alimentation humaine. A ce sujet, le ministre a précisé : "Outre les considérations relatives à la sécurité sanitaire des aliments, nous devons porter une attention particulière à la santé animale, au bien-être animal et à l'éthique. Le Conseil étudiera la résolution du Parlement sur cette question particulière." Quelques jours après la publication d'une proposition de règlement de la Commission encadrant l'abattage et la mise à mort des animaux, le président de l'Intergroupe Neil Parish a également pressé la Présidence française de s'intéresser au sort des animaux abattus sans étourdissement préalable dans le cadre des abattages rituels. "Dans de nombreux pays, il est possible de négocier l'étourdissement dans le cadre de l'abattage rituel halal. J'aimerais attirer votre attention sur une situation qui ne peut plus durer. ""


Pour l'instant, la vie d'une poule pondeuse en batterie, c'est encore ça un peu partout:



En visitant le site de la PMAF, vous trouverez plus d'informations sur les combats de cette association qui s'engage pour le sort des animaux que l'on considère trop souvent comme de simples produits de consommation.

mercredi 1 octobre 2008

Greenwashing

Le Greenwashing ("nettoyage écologique" en français??? Que disent les québécois?) est le terme anglais répandu pour désigner le comportement des entreprises et des organisations qui souhaitent se donner une image écologiquement responsable. A vrai dire, il n'en est rien et la pratique peut s'apparenter à de la publicité mensongère. La réalité de l'organisation et du produit vanté est en fait bien éloignée de l'habillage vert et naturel affecté. C'est purement de la désinformation. Un exemple tout simple est le yaourt de Danone appelé "Bio" qui n'avait évidemment rien de biologique. Chacun sait que, sous la pression, le groupe industriel a été contraint de changer le nom de ce produit en "Activia". Je ne parle pas de tous les groupes cosmétiques qui peignent leurs enseignes et leurs produits en vert et continuent de faire de la cosmétique conventionnelle bourrée de pétrochimie sous prétexte qu'il faut bien des conservateurs pour la santé du client! C'est la réponse qui m'a été donnée personnellement par une représentante de la marque L'Occitane pourtant assez-propre-sur-elle (la marque). Des matières premières bio mais pas sans PEG! Et je ne parle pas des produits Ushuaïa, fabriqués par L'Oréal, dont les substances sont controversées et dont les produits continuent d'être testés sur les animaux de laboratoire. Certains sont donc sacrifiés loin des yeux du public tandis que d'autres font rêver les télespectateurs pendant les carnets de voyage de M. Hulot!

Les entreprises ne sont pas les seules concernées. Les gouvernements peuvent aussi faire du greenwashing. C'est l'opinion de Greenpeace au sujet du gouvernement mexicain qui a planté, avec l'aide de bénévoles, 8,3 millions d'arbres tout en laissant progresser la déforestation illégale de 26000 hectares de forêts par an. Pour Greenpeace, "seuls 10% des arbres plantés vont survivre, ce qui signifie qu’ils ont jetés l’argent fédéral destiné au reboisement par les fenêtres."

Vous l'aurez compris, le greenwashing, c'est un acte abusif de communication qui se retrouve partout. Ouvrez l'oeil!

Quelques exemples analysés par L'Alliance pour la planète.
D'autres pubs autos analysées par Réseau eco-consommation.

Bien des mythes manquent d'être pervertis!!!



Heureusement, Kermit a compris!!!

The animals save the planet

Je vous l'accorde, ces petits courts métrages font un peu la leçon, mais c'est plaisant, non? J'en connais qui vont aimer l'épisode du carlin fatigué!:-)