vendredi 27 février 2009

irradiations passives


Voici une interview du Docteur Pierre Souvet, médecin cardiologue et président de l'ASEP - Association Santé Environnement Provence, une association qui regroupe des professionnels de la santé soucieux de l'expansion des risques sanitaires imputables à un mauvais usage des nouvelles technologies. Le Docteur Souvet met en garde contre les risques liés aux antennes relais et aux téléphones portables pour la santé publique. Il évoque le problème des irradiations passives et évoque également au passage le Wifi et les consoles Wii. L'interview a été réalisée le 28/06/2008 par http://www.o2zone.tv/.




D'autres infos sur Next-Up et bien sûr sur Robin des Toits.

mercredi 25 février 2009

Au loup!



Lisez l'histoire du très petit chasseur du Petit Bornand et de sa victime sur le blog de Claude-Marie Vadrot. Pour une version plus "drôle", rendez-vous chez l'auteur de "ça branle dans le manche". C'est bien écrit, dans les deux cas, et moi j'ai pas le coeur à vous la raconter.

Plus qu'à soutenir La Buvette des Alpages dans son projet citoyen de "promotion de la cohabitation entre l'homme, la nature et les grands prédateurs".

Enfer et digestion


Hortus Deliciarum, Herrade de Landsberg, 12° siècle.

Je pense aux représentations de l'Enfer dans différentes cultures. Toutes se rejoignent pour décliner les coups, éviscèrements, tranchages et autres joyeusetés. Je pense aux cruautés mises en scène par Dante ou par Bosch. Et puis je pense que cet enfer là n'est pas qu'un enfer de peinture et de mots. Loin du symbolisme de la représentation religieuse, c'est un enfer bien réel pour quelques créatures. Un exemple:

mardi 24 février 2009

Green Porno

Récréation!
Isabella Rossellini (fille de Roberto Rossellini et de Ingrid Bergman) a mis en scène de petits films loufoques et éducatifs sur la vie sexuelle des bestioles. C'est elle-même qui interprète les dites bestioles: il ne s'agit pas toujours d'insectes. Difficile de trouver un nom générique pour les rassembler! Les pratiques sexuelles de l'araignée, du ver de terre, de la mouche, de l'escargot, de l'abeille, de la mante religieuse n'auront plus de secrets pour vous après avoir vu ces petites vidéo...

Abeille(Bee)


Araignée (Spider)


Escargot(Snail)


Ver de terre (Earth Worm)


Mouche (Fly)


Mante Religieuse (Praying Mantis)

lundi 23 février 2009

Le pire est déjà là

Il y a quelques jours, je vous avais abreuvé de nouvelles très pessimistes sur l'évolution probable de la crise qui frappe désormais la planète. Oui, je dis bien la planète, car en quelques mois la croissance prévue pour la planète (estimée par le FMI) est passée de 2% à 0,5% (et là cela ne veut rien dire, je vous expliquerai un jour pourquoi) puis à 0% ; On y est donc, la planète totale est en panne !!! Et rien à ce jour ne laisse envisager un quelconque redémarrage, pire, les prévisions 2009 pour l'Allemagne sont désormais à MOINS 5%, rien que cela et dans le scénario le plus optimiste. En glissement annuel, l'EU est sur la même pente MOINS 6% !!! Ce jour, Saad est en faillite, plusieurs pays de l'Europe de l'Est sont en quasi-faillite, fragilisant encore plus l'Euro et surtout risquant d'achever le système bancaire européen. Après la prise de participation, il est de plus en plus question de nationalisations pures et simples pour sauver ce qui pourra l'être. La cure va être sévère pour les pays riches, mais indispensable ; il est temps de nous désintoxiquer de la croissance économique. Le risque est qu'une fois de plus nous fassions payer aux plus pauvres cette crise.

Noix de lavage


Lu sur un blog: "les noix de lavage c'est écologique, économique, tendance et ça sort de l'ordinaire".

Que les populations locales d'Inde et du Népal disposent d'une alternative naturelle et traditionnelle à l'usage du savon, c'est parfait.
Par contre, développer ce commerce pour l'exportation comporte des risques. Devant le succès de ce produit (il est même actuellement vendu dans les camions itinérants en France et plus seulement en magasin bio), il est probable que l'espèce sauvage (sapindus mukorossi, un arbre qui pousse à l'état sauvage) va finir par être cultivée et le scenario déjà vécu pour la production d'huile de palme pourrait bien se reproduire: culture exotique pour le marché occidental, monoculture destinée à l'exportation au détriment de la production vivrière locale et de la biodiversité… La loi du marché contre le bon sens.
De plus, comme le dit si bien l'auteur du blog que nous citons, les noix de lavage correspondent à un effet de mode: quand les populations locales auront bien investi dans cette filière pour l'exportation, il est possible que la mode soit passée ou que le consommateur se soit rendu compte que l'efficacité du produit n'est pas à toute épreuve (à essayer avec de belles taches de confiture par exemple).

Quant à l'économie, s'il s'agit d'économie réelle, je n'ai pas besoin de faire le calcul… Quelle économie sur le transport, en effet!

Peut-on rappeler au consommateur "tendance" qu'il existe aussi chez nous des "plantes à savon" (la saponaire par exemple…). Il existe aussi des lessives efficaces qui ne dénaturent pas l'environnement et ne viennent pas de l'autre bout du monde (l'Himalaya), autre abérration de ce produit que l'on proclame "écologique".

vendredi 20 février 2009

partage et gratuité

Juste l'envie de vous faire partager cette lecture-réflexion sur le partage et l'acte gratuit lu sur Yurtao. Comme ce texte se suffit à lui-même, je me tais.

jeudi 19 février 2009

Un peu de publicité …

… pour le salon Primevère qui aura lieu ce week-end, les 20, 21 et 22 février à Eurexpo en banlieue lyonnaise.

L’association Primevère qui existe depuis 22 ans, organise depuis 1986 ce salon, autour de 3 principes :
- sensibiliser le grand public
- promouvoir les démarches alternatives
- développer une meilleure communication entre les partenaires de l’écologie.


Primevère est signataire de la Charte éthique des foires et salons écologiques, biologiques et alternatifs.


A priori, le salon reflète cet engagement : tarifs visiteur petit budget, mise en place de toilettes sèches, pas de vaisselle jetable, tri sélectif des déchets, etc.

Différents sujets sont au programme : alimentation, agriculture, défense animale, énergies, habitat, environnement, santé, jardinage, etc.

Parmi les nombreux stands (450), on peut citer Terre Vivante, Terre & Humanisme, Les Semailles, la Pépinière la Feuillade, Kokopelli, la LPO, la Salamandre, Enercoop, etc. etc.


Bon nombre d'animations et de conférences (120) sont également au programme, aussi bien pour les adultes que pour les enfants.

Quelques exemples pris au hasard (ou presque) :

Comment soigner son jardin selon la méthode biodynamique, conférence (dim. 22 à 16h30), Frédéric Lorieux et Serge Bruère, Mouvement de culture bio-dynamique.


Maisons passives, expo permanente, CAUE et CREABOIS Isère, URCAUERA et DRACL’ortie fée de la résistance, vidéo (ven. 20 à 16h30), Perrine Bertrand et Yan Grill, Editions de Terran.

La crise financière, un bien ou un mal, conférence (ven. 20 à 19h), Jean-Luc Cipière , Attac-Rhône ; Philippe Leconte, pdt du conseil de surveillance Société financière de la Nef ; Jean-Claude Besson-Girard , directeur Revue Entropia.

L’avenir est à la campagne, conférence (ven. 20 à 19h), Bernard Farinelli, auteur ; Thierry Jaccaud, L’Écologiste.

Pour sauver la planète, sortez du capitalisme, conférence (sam. 21 à 18h), Hervé Kempf, journaliste Reporterre.

Apprenez à reconnaître les chants d’oiseaux, atelier (ven. 20 à 19h), Pierre Palengat, preneur de sons animaliers (Studio les Trois Becs).

Aréva au Niger depuis 40 ans, permanent, Attac France.

Devenons des semeurs volontaires de biodiversité, conférence (ven. 20 à 15h), Guy Kastler, Semences paysannes.

La course à l’équipement informatique n’est pas une fatalité !, conférence (sam. 21 à 15h), Réseau des Espaces Publics Numériques du Lyonnais.

Bref, un programme riche pour les heureux visiteurs de ce salon, dont nous devrions faire partie cette année.

mercredi 18 février 2009

Pas cher, le panga?



Panga. Ce nom exotique commence à devenir familier des consommateurs occidentaux. Ceux qui en ont mangé le décrivent comme un poisson à chair blanche, sans goût et sans arrêtes. Son prix de revient ne dépasse pas 3 euros et il est vendu souvent moins de 10 euros en poissonnerie. Moitié moins cher qu'un filet de cabillaud. Dans ces conditions, le panga a forcément sa clientèle et fait un tabac dans la restauration. L'argument économique est-il suffisant pour consommer ce poisson anti-crise que certains considèrent comme une alternative à la surpêche et une solution à la désertification des océans ?

Jugez par vous-même et consommez les yeux ouverts!

Qu'est-ce qu'un panga?

C'est un poisson d'eau douce, un silure qui peut dépasser 1 mètre en liberté. Il a vaguement la forme d'un requin.

D'où proviennent les pangas?

Ils proviennent des fermes aquacoles du delta du Mékong au Vietnam où ils sont élevés en batterie de manière assez douteuse.

Pourquoi élève-t-on les pangas?

C'est facile!
Du côté du régime alimentaire, le panga est un poisson peu exigeant. Il accepte facilement les déchets tels que les sous-produits végétaux de l'industrie agro-alimentaire (blé, maïs, soja…OGM à suspecter!) et les déchets de poissons qui proviennent d'un peu partout (du Pérou ou de Chine qui trouve un moyen de recycler les déchets de ses usines et abattoirs).
Il supporte aussi très bien la promiscuité: 30 à 40 poissons par m²! A peine de quoi se dégourdir les nageoires.
Ce poisson supporte aussi très bien les traitements médicamenteux et hormonaux que les éleveurs ne manquent pas de lui appliquer pour assurer une bonne production et une croissance ultra-rapide (rendement, rendement…). Les hormones sont humaines et ne sont rien d'autre que de l'urine séchée de femmes enceintes, chinoises pour des raisons économiques).
Les poissons sont conditionnés sur place, au Vietnam. Des usines les débitent en filets et les congèlent avant de leur faire faire le grand voyage vers l'Occident. Pour éviter le déssèchement des filets lors de la congélation, on ajoute un peu de chimie pour assurer la bonne conservation (par exemple du polyphosphate, additif autorisé à hauteur de 5g/kg).

Quels sont les problèmes?

Les problèmes sont évidemment d'ordre sanitaire. Quel contrôle réel de ce qu'ingèrent les pangas? Quel contrôle des traitements médicamenteux qu'ils reçoivent? Que mange-t-on quand on choisit ce poisson au menu?
Les problèmes sont aussi écologiques. Le Mékong, 4° fleuve d'Asie qui prend sa source sur le plateau tibétain, est un fleuve bien pollué utilisé comme réceptacle des eaux usés et de divers systèmes de drainages. La Chine prépare, avec ses barrages en amont et son industrie lourde, une vraie catastrophe écologique: extinctions d'espèces à prévoir (le dauphin et le lamantin du Mékong), déversement de pesticides et des résidus industriels, blocage des migrations de poissons…
La Mekong River Commission cherche à coordonner la bonne gestion des eaux du fleuve pour en préserver les ressources, mais si le Cambodge, le Laos, la Thaïlande et le Vietnam sont partie prenante de ce projet, la Chine met quelques bâtons dans les roues.
Les fermes aquacoles du Vietnam ajoutent par ailleurs à la pollution générale par le rejet des excréments, des déchets alimentaires, des résidus de médicaments qui s'accumulent dans le milieu naturel.
La question du transport est également au centre des litiges: nous ne calculerons pas les kilomètres parcourus par notre filet de panga par cher du tout, pas plus que nous ne calculerons les kilomètres parcourus par ce qui lui a servi de nourriture! Le prix à l'étalage ne tient bien entendu pas compte du coût réel, influencé par le bas prix de la main d'oeuvre vietnamienne...
Peut-on parler aussi des conditions de vie des poissons dont le nom s'ajoute à la liste des victimes animales de pratiques industrielles pour l'alimentation humaine?

Voici un petit reportage objectif si vous préférez les informations en images:



Qu'est ce qu'un Panga ?
envoyé par sudotone


Bon appétit!

mardi 17 février 2009

Uranium, le scandale de la France contaminée

Voici l'émission d'Elise Lucet et de l'équipe de Pièces à conviction pour ceux qui n'ont pas accès aux émissions de France3 et n'ont pas vu l'émission diffusée mercredi 11 février 2009:



Uranium - Le scandale de la France contaminée 1de6
par Lesbrasmentombent



Uranium - Le scandale de la France contaminée 2de6
par Lesbrasmentombent



Uranium - Le scandale de la France contaminée 3de6
par Lesbrasmentombent



Uranium - Le scandale de la France contaminée 4de6
par Lesbrasmentombent



Uranium - Le scandale de la France contaminée 5de6
par Lesbrasmentombent



Uranium - Le scandale de la France contaminée 6de6
par Lesbrasmentombent



Les reportages ("Gueugnon, alerte à la radioactivité", "Nos belles campagnes...des poubelles radioactives?" et "L'Omerta politique") sont de Emmanuel AMARA et Romain ICARD, production Ligne de Mire, avec la participation de France 3. Les invités sont:
Jean-Louis BORLOO, Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire;
Jacques-Emmanuel SAULNIER, Porte parole d’AREVA;
André Claude LACOSTE, président de l’ASN (autorité de sûreté nucléaire).

Le Réseau Sortir du Nucléaire a félicité France 3 dans un communiqué dans lequel est signalée la sortie du documentaire de Djamel OUAHAB, "Gerboise bleue", histoire des vétérans français et des Touaregs algériens victimes des premiers essais atomiques français dans le Sahara dans les années 60. Sortie le 11 février 2009.

lundi 16 février 2009

mercredi 11 février 2009

le plastique, pas fantastique


Petite suite au précédent message sur les emballages alimentaires en plastique.

Sur son site guerir.fr, David Servan-Schreiber, au nom du principe de précaution, déconseille aux cancéreux sous traitement chimiothérapeutique l'ingestion de liquides chauds ayant été au contact du plastique. Il fait référence à une étude américaine qui cherche à démontrer que le Bisphenol A offre une résistance au traitement chimio.

Référence de cette étude:
LaPensee, E. W., Tuttle, T.R., Fox, S.R., and Ben-Jonathan, N., Bisphenol A at Low Nanomolar Does Confers Chemoresistance in Estrogen Receptor Alpha Positive and Negative Breast Cancer Cells.. Environmental Health Perspectives, 116(10); October 2008.

"Le Bisophenol A des plastiques durcis (bouteilles, biberons, tasses, bols pour fours à micro-ondes, etc.) pourrait annuler les bénéfices de certains traitements contre le cancer.
Au moment où j’écrivais "Anticancer", on savait que certains plastiques à base de PVC (polyvinyl choride) exposés à des liquides chauds pouvaient diffuser des substances toxiques dans le corps dont les actions sur les récepteurs hormonaux risquaient de stimuler la croissance de certains cancers (particulièrement du sein, mais dans certains cas aussi de la prostate ou du cerveau). Désormais, une nouvelle étude implique spécifiquement le Bisphenol A -- un des composants du PVC des contenants en plastique polycarbonné -- cette fois dans la résistance au traitement d’un cancer.Les plastiques durcis (en polycarbonate) utilisés pour de nombreux contenants d’usage courant : bouilloires électriques, verres et tasses jetables, biberons, boites de conserve, cannettes de soda, ou même dans certaines couronnes dentaires, etc. Lorsqu’ils sont exposés à des liquides chauds, ils diffusent du BPA (Bisphenol-A) qui est suspecté depuis longtemps de contribuer à la progression de certains cancers et a récemment été mis en cause par le programme national de toxicologie américain et par l'agence gouvernementale Santé-Canada.Dans une nouvelle étude, des chercheurs de l’université de Cincinnati ont observé que le BPA à très faibles concentrations bloque les effets de plusieurs agents de chimiothérapie sur différentes lignées de cellules du cancer du sein. Il s'agissait de concentrations comparables à celles obtenues suite à l'exposition à des liquides chauds mis en contact de contenants en plastique polycarbonné.Ces résultats sont d’autant plus importants que les trois agents de chimiothérapie utilisés (doxorubicin, cisplatin et vinblastine) utilisent des mécanismes très différents pour arrêter la croissance des cellules cancéreuses. De plus, le BPA protégeait aussi bien les cellules positives ou négatives pour les récepteurs aux œstrogènes. Cela signife que le BPA protège les cellules cancéreuses au plus profond de leur capacité de survie et pas seulement par des effets hormonaux ou par un mécanisme unique qui ne concernerait que quelques agents de chimiothérapie. Par extension, il est donc possible que le BPA puisse protéger tous les différents types de cancer contre tous les différents types de traitements."


Certes, cette étude est contestée dans le milieu scientifique puisqu'elle a été conduite in vitro. Pas de certitude donc, mais une suspicion. Ce qui n'est plus mis en doute, ce sont, tout simplement, les dangers, pour tous, des aliments chauds au contact du PVC. Songeons à quelques pratiques courantes: l'eau chauffée en bouilloire électrique, le riz cuit dans des appareils avec panier en plastique, les légumes consommés après l'usage de cuit-vapeur du même genre, la cafetière électrique… Ces appareils bien pratiques, compagnons quotidiens de tout un chacun, sont donc au fond de discrets empoisonneurs, d'autant plus inquiétants que leur usage est fréquent. Autant le savoir, même si prendre des mesures draconiennes peut compliquer l'existence.

mardi 10 février 2009

La crise est devant nous

La crise qui frappe désormais la planète entière, et que l'on appelle encore financière n'est-elle qu'une crise de plus ou le mal est-il plus profond ? Nos dirigeants qui n'ont rien vu venir, tentent de nous faire croire qu'ils contrôlent la situation. Regardez les, lors des grands sommets, rire et discuter devant les caméras ! Vous ne trouvez pas gênant cette désinvolture alors qu'il s'agit ni plus, ni moins de sauver ce qui peut l'être encore ! Ne nous trompons pas, pas plus qu'ils n'ont vu venir l'iceberg, pas plus ils nous sauveront. Le mal du capitalisme ne se résoudra pas facilement, on peut même douter aujourd'hui de sa survie. Certes, le capitalisme dans ça forme ultime, le libéralisme mondialisé a montré une forte capacité de résilience et il serait logique de le croire capable de surmonter ce nouveau défit.
Comment expliquer ce décalage entre une réalité apocalyptique, un système complet en train d'imploser, et l'image qu'en ont les contemporains. Les êtres humains ne perçoivent pas les évènements majeurs comme des évènements majeurs. La vie continue, mais peu à peu les mutations mise en route par cet évènement majeur modifient la société, l'affectent jusqu'à un point de non retour. Au lendemain de la prise de Rome par Alaric en 410 de notre ère, quelques un ont vu la portée du symbole (Saint Jérôme, Saint Augustin), mais la plupart des citoyens de l'empire ont continué de vivre comme à leurs habitudes. Une fois les Wisigoth partis la vie reprenait, pourtant la chute de l'empire était inscrite dans cet évènement et plus rien ne pourrait l'empêcher. La même chose nous arrive, L'économie, la société ne font plus système. Nous devons lutter contre le réchauffement climatique, la crise énergétique, la crise alimentaire, la crise économique. Chacune de ces crises prise individuellement serait difficilement maîtrisable, comment les surmonter toutes, et conjointement ? Il est peu probable que l'Occident soit capable d'enrayer le déclin qui le frappe depuis de nombreuses années. Cette crise n'est qu'un épisode, de notre lente déchéance. L'humanité va devoir traverser cette crise, et les risques sont grands, mais il en sortira forcément autre chose ; espérons que les hommes auront retenu leurs erreurs et sauront bâtir une société meilleure.

lundi 9 février 2009

La ferme de Sainte-Marthe en danger


Message du comité de soutien de la Ferme de Sainte-Marthe :

La ferme bio de Sainte-Marthe, dirigée par Philippe Desbrosses, est menacée. Une saisie-vente a eu lieu le lundi 2 février 2009.

Comment en est-on arrivé là ?

Il s'agissait de la saisie* des matériels, outils, équipements de la Société civile de production Agricole Alimentaire (Scpaa) qui exploite une partie des terres et bâtiments du domaine de Sainte-Marthe.
* à la demande du 1er groupe coopératif agricole en France (Franciade-Ligéa-Agralys).

Une procédure juridique est en cours, cependant un “artefact” juridique a permis de saisir les biens avant la décision de justice finale.
(Artefact : phénomène d'origine artificielle ou accidentelle, rencontré au cours d'une observation ou d'une expérience ou d'une procédure)

1 - Au début des années 90, Philippe Desbrosses et la Ferme de Sainte-Marthe sont sollicités pour la création et le développement d’une section Agriculture Biologique par le directeur de la coopérative des Agriculteurs de Loir-&-Cher « La FRANCIADE ».

2 - Philippe Desbrosses, participe donc au recrutement d’un ingénieur agronome apprécié dans les milieux professionnels bio et conventionnels. Grâce à cette collaboration, la Franciade obtient en novembre 1993 un contrat CEE sur 3 ans avec une enveloppe budgétaire de 812 571 écus pour un projet-pilote de démonstration en Agriculture Biologique.

3 - Ce projet communautaire s’inscrit dans la politique de réforme des pratiques agricoles en faveur de l’Environnement. Il bénéficie des dispositions de l’Article 19 qui soutient des actions pilotes pour la reconnaissance des méthodes de productions plus économes et plus respectueuses de l’environnement et de la santé.

4 - Le programme attribué à la Coopérative Franciade s’intitule : « Projet de démonstration concernant le développement intégré d’une filière Agriculture Biologique ».

5 - La Sté. Civile (SCPAA) Ferme de Sainte-Marthe pionnière de cette démarche depuis 1969, est choisie par la Coopérative pour assurer une partie des missions du programme.

6 – Entre 1992 et 1997, la Coopérative qui est en butte à de graves difficultés financières, change de Président et le Conseil d’Administration embauche un nouveau Directeur Général puis déplace son siège social, elle change de statut et se transforme en fusionnant avec une autre coopérative concurrente. Elle change également de nom et devient LIGEA.

7 - Entre-temps le nouveau directeur de la coopérative, sous peine de bloquer le projet, exige du gérant de la Ferme de Sainte-Marthe, le 17 janvier 1994, la signature d’une convention d’exécution des travaux avec caution solidaire et indivisible au cas où la coopérative serait contrainte de rembourser les fonds communautaires.

8 - La série de transformations-fusions-mutations successives du Groupe Franciade, devenu en quelques années LIGEA, puis AGRALYS (1ère coopérative de France) perturbe le bon déroulement du programme communautaire AB. Le contrat prend du retard et Ligéa, qui vient aux droits du Groupe Franciade, demande une prorogation à la CEE.

9 - La vigilance de la Commission de Bruxelles est alertée par plusieurs irrégularités qui déclenchent trois audits successifs aux termes desquels, ne trouvant pas les réponses satisfaisantes, Bruxelles demande le remboursement des avances financières.

10 - La coopérative, dans cette phase cruciale, n’a plus personne de compétent pour répondre ou pour négocier ; le responsable du programme étant en retraite et non remplacé.

11 - Elle demande à Philippe Desbrosses de suppléer à cette carence, et de répondre à toutes les injonctions de l’administration, alors que ce n’est ni son rôle, ni sa responsabilité, ce qu’il ne peut faire normalement, n’ayant pas tous les éléments du dossier, ni la compétence juridique et administrative.

12 - Finalement la coopérative, dépassée par les évènements, décide de rembourser sans aucune négociation le contrat du projet de démonstration Agriculture Biologique et se retourne contre son prestataire de service, la Ferme de Sainte-Marthe, au titre de la caution solidaire signée en 1994 pour récupérer une partie des fonds.

13 - Il faut savoir que dans cette période le Groupe Coopératif AGRALYS est l’objet d’une plainte des douanes, devant les cours de justice Française et Européenne pour une affaire beaucoup plus grave de déclarations frauduleuses au détriment de la CEE et du FEOGA, portant sur un détournement d’environ 13 millions de francs.

14 - Il semble que la coopérative ait préféré rembourser sans discuter le contrat AB pour ne pas alourdir son cas, sacrifiant du même coup les intérêts de la Ferme de Sainte-Marthe.

15 - La Cour d’Appel d’Orléans, contre toute attente, a donné raison à la Coopérative sur ce simple article de caution sans vouloir juger sur le fond et retenir la responsabilité de la Coopérative dans la gestion fautive du dossier.

16 - Ce en quoi, les avocats de la Cour de Cassation consultés nous ont déclaré que la Cour d’Appel avait dénaturé la clause litigieuse et violé l’article 1134 du code civil.

17 - La Ferme de Sainte-Marthe s’est donc pourvue en Cassation et, possédant des éléments nouveaux, a engagé une nouvelle procédure contre la coopérative Ligéa-Agralys pour gestion fautive devant le Tribunal de Grande Instance de Blois. L’affaire est inscrite pour être jugée le 18 juin prochain.

18 - Mais le jugement précédent est exécutoire : les huissiers réclament déjà 267 591 € et mettent en route une procédure de saisie et vente publique des biens de la ferme de Ste Marthe.

19 - Ce qui met en péril l’existence de la Ferme de Sainte-Marthe et les ressources d’une vingtaine de familles vivant de ses activités.

20 - La Ferme familiale de Sainte-Marthe reste la seule exploitation agricole en activité sur l’ensemble des 18 exploitations voisines qui ont toutes disparues ces trente dernières années dans ce périmètre de la commune de Millancay.


Je vous encourage donc à suivre cette affaire, si besoin, nous publierons ici des informations complémentaires.

A ma connaissance, deux pétitions sont accessibles en ligne :
le pot de terre contre le pot de fer, sur cyber@cteurs
et
une pétition de soutien, sur le site mesopinions.com





La ferme de Sainte-Marthe en danger !
envoyé par kamaraimo

La Terre vue de la terre

Un documentaire de Coline Serreau s'annonce pour 2009: La Terre vue de la terre. Une manière de parodier l'écologie bourgeoise esthétisante et bien pensante de Yann Arthus-Bertrand? Le film propose des "solutions locales pour un désordre mondial". On y entend en particulier le témoignage Claude Bourguignon, ingénieur agronome et docteur en microbiologie des sols.
La réalisatrice s'est exprimée dans ce film sur les alternatives agricoles:

"C'est un concentré d'idées, d'initiatives qui vont faire tache d'huile. Les gens qui échangent ici ne sont pas des illuminés. Ils sont dans un autre paradigme : celui du futur. Ils font un travail de pionnier, d'avant-garde. Il deviendra un jour la norme, car les crises qui s'annoncent seront terribles, et pas seulement financières… » « Il y a déjà une prise de conscience générale. Les gens ne sont pas stupides. Quand vous ouvrez une association proposant la vente de produits de l'agriculture de proximité (Amap), il y a des listes d'attente énormes pour les clients ! C'est aussi l'explosion des jardins potagers, car les gens ont moins de fric. Que va-t-on faire lorsque le pétrole qu'utilise l'industrie agricole sera hors de prix ; quand les pesticides seront trop chers ? Il faudra revenir à d'autres méthodes. Et cela va prendre quinze ans pour réparer les sols, vus tous les produits que l'on a mis ! Les gens demanderont des " périmètres de sécurité " et d'autonomie alimentaire dans chaque village pour faire pousser leurs légumes." (La Nouvelle République)

La sortie de ce film produit par Cinemao en partenariat avec Colibris est à surveiller!

Un autre monde est possible pour l'Amazonie


Suite au tout récent Forum Social Mondial de Belem, les projecteurs ont été pour un temps braqués sur cette région du Brésil et sur les problèmes rencontrés par les Indiens de la Selva amazonienne. Le Monde du 7 février publie un article de Laurence Caramel. Il pointe les dangers qui menacent les peuples de la forêts qui souhaitent avant tout être écoutés. L'organisation Survival recense l'actualité souvent dramatique des peuples autochtones face aux conséquences de la loi du marché. Le monde industrialisé, pétri de bonnes intentions de façade et de peu d'actions concrètes, continue de faire la sourde oreille aux problèmes environnementaux graves signalés par les peuples d'Amazonie. Les lois, quand elles existent, ne sont pas respectées. Pollution des cours d'eau par l'industrie agro-alimentaire et déforestation sont les premiers fléaux. Voici, pour plus de détail, le contenu de l'article du Monde:

"Les Indiens awas, l'un des derniers peuples nomades de chasseurs-cueilleurs de l'Amazonie, sont en danger. Jeudi 5 février, Survival International, l'organisation qui, depuis 1969, milite pour la défense des peuples indigènes, a lancé un cri d'alerte à la communauté internationale et au gouvernement brésilien en lui demandant d'expulser les bûcherons et les fermiers installés dans leurs réserves au mépris des lois.
La population des Awas est estimée à quelque 500 individus dont 200 n'auraient jamais eu de contact avec l'extérieur. Elle vit dans les forêts résiduelles de l'Etat de Maranhao. "Les Awas ont obtenu en 2003 la reconnaissance légale de leurs terres mais cela ne les protège pas. Il y a aujourd'hui plus de colons dans la réserve que d'Indiens. Les forestiers ont tracé des routes et sont à moins de 3 km d'un des principaux campements", explique Almuneda Hernando, anthropologue à l'Université Complutense de Madrid. "Les Indiens sont conduits à vivre sur des portions de territoires de plus en plus confinées sur lesquelles la faune, elle-même menacée, se raréfie", ajoute Fiona Watson de Survival en dénonçant l'inertie des autorités locales.
Si la situation des Awas est d'une gravité particulière en raison du petit nombre de survivants, ce genre d'histoire reste malheureusement d'une assez grande banalité dans la région. "Les Indiens sont partout menacés par la déforestation illégale, l'extension de l'élevage et l'exploitation des ressources minières dont l'Amazonie regorge. La création de réserves ne les protège pas réellement", constate Andrew Miller, de l'organisation américaine Amazon Watch.
"Le gouvernement octroie des concessions forestières à des entreprises étrangères dans nos réserves", raconte Diego Escobar, représentant des peuples indigènes de Colombie. Au Surinam, les 25 000 Indiens n'ont pas encore obtenu de titres officiels reconnaissant leurs droits sur les terres qu'ils occupent depuis des lustres. "Le gouvernement peut nous contraindre à nous déplacer à sa guise", témoigne Leon Wijngaarde, de la tribu des Arawak. Mais le problème numéro un est celui de la pollution des cours d'eau par le mercure qu'utilisent les chercheurs d'or clandestins. "Les gens ne comprennent pas bien ce qui se passe, mais les problèmes de santé s'aggravent. Ils ne peuvent plus boire l'eau des rivières", poursuit-il. Edmundo Dzuhiwii Omore, un Xamante du Mato Grosso brésilien, se plaint aussi de la pollution entraînée, cette fois, par l'agriculture intensive du soja : "Les grandes exploitations de soja s'arrêtent aux limites de notre réserve mais les engrais qu'ils utilisent n'ont pas de frontières. Avec les pluies, ils polluent notre terre. Les animaux ne peuvent plus s'abreuver, les poissons meurent."Seul dans la rencontre entre les peuples d'Amazonie organisée lors du Forum social mondial de Belem (du 27 janvier au 1er février), Pedro Nuny est un peu plus serein. Il est bolivien. L'élection de l'Indien Evo Morales à la tête du pays a changé le cours des choses pour les indigènes "Nous nous sentons représentés, nous pouvons faire valoir notre vision d'un développement de l'Amazonie qui soit compatible avec l'avenir de ses peuples", dit-il.
Pourtant, cette victoire au plan national n'a pas encore trouvé d'écho sur la scène internationale. "Beaucoup d'organisations non gouvernementales (ONG) parlent encore à notre place de la préservation de la forêt. Ce dont elles discutent avec les gouvernements nous inquiète", reconnaît Pedro Nuny.
"Nous sommes venus nombreux à Belem pour nous rendre visibles aux yeux de la communauté internationale. Ce n'est pas du folklore. Nous voulons être des acteurs de la négociation internationale", revendique le Péruvien Mario Palaciu, de la coordination andine. Les peuples amazoniens ne disposent que d'un statut d'observateurs dans les discussions internationales sur le climat, où la question de la déforestation est un des volets majeurs pour parvenir à un accord sur la lutte contre le réchauffement climatique d'ici fin 2009. "Nous ne contestons pas le changement climatique ; nous le subissons. Mais nous ne voulons pas que sous prétexte de protéger la forêt et le carbone qu'elle stocke, nos terres deviennent le théâtre d'un marché du CO2 sans que nous ayons été ni informés ni consultés", met en garde Diego Escobar. A Belem, la Coordination des organisations indigènes du bassin amazonien (Coiba), qui représente 390 peuples, a demandé à être écoutée. "Qui mieux que nous, peuples de la forêt, pourrait en être le gardien ?", plaide le porte-parole des Xamante. La Coiba compte faire des propositions lors de la prochaine rencontre internationale sur le climat, qui se tiendra à Bonn, en Allemagne, le 29 mars."
"Un autre monde est possible". Le slogan du forum social mondial montre le chemin de l'espoir collectif. C'est une grande force capable de changer le rêve.
Plus d'infos sur le Forum Social Mondial avec World Social Forum TV.

vendredi 6 février 2009

le rouage de Franquin


rouage = nm 1 Chacune des pièces circulaires tournantes d'un mécanisme. 2 Chacun des éléments nécessaires au fonctionnement d'une organisation.

Pas de caillou dans le rouage?

Une migration dangereuse



La migration amoureuse des amphibiens va bientôt commencer. Elle annonce le retour du printemps. Dès qu'il fait plus doux, ils cherchent à rejoindre des mares pour s'y reproduire. Malheureusement, la quête de ces animaux finit bien souvent sous les roues d'une voiture. Ils sont des milliers, chaque année, à être victimes du maillage routier. Les grenouilles, tritons, crapauds et salamandres ont besoin d'aide. Les automobilistes peuvent réduire leur vitesse sur les routes de campagne. Des bénévoles choisissent de consacrer un peu de leur temps à les faire traverser. En Belgique, l'association Natagora organise une soirée de sensibilisation le samedi 21 février et de nombreux groupes de sauvetage sont mis en place à travers le pays. Le site indique les précautions à prendre en matière d'information des automobilistes, de construction de crapauducs et de ramassage des animaux.

Merci aux bonnes volontés!

Le réveil du crapaud, un film de Philippe Lustrat



Un document intéressant: "Les batraciens sur nos routes" de Christiane Percsy

jeudi 5 février 2009

Le bon sens de Bill Watterson



Be inspired

2009 Permaculture Diary and Calendar Animation

Credits:
Story by Michele Margolis
Music by Five Second Cheesecake
Character Designs by Do Yeah
Directed and Animated by Do Yeah

Plus d'infos ici.

Internet des Objets

"Traçabilité". Ce mot à la mode qui, à tort ou à raison, rassure la population lorsque les autorités qui en sont responsables brandissent le drapeau de la sécurité, ne date pas d'hier. Les sceaux officiels sur les actes juridiques et le marquage au fer rouge des animaux et des esclaves remontent à l'Antiquité. Parallèlement à l'industrialisation massive des années 50 et à l'expansion des méthodes de production héritées des usines Ford, l'humanité a inventé un système d'identification normalisé des objets qui commence par les numéros de série, qui se matérialise par des codes barres et qui se dématérialise de plus en plus aujourd'hui où l'on parle de codes magnétiques et de puces électroniques incluses dans des objets ou dans des êtres vivants. Ce marquage normalisé à grande échelle est censé éviter les désastres sanitaires et la mise sur le marché de produits défectueux impunément. Sécurité, sécurité, quand tu nous tiens... En mettant en avant scène une politique de qualité, une lutte contre la fraude et la nocivité des produits, le système s'est doucement installé dans la réalité quotidienne et dans les esprits. Aujourd'hui, tout est tracé, depuis les déplacements des usagers sur un réseau (système Navigo de la RATP par exemple) jusqu'aux colis postaux en passant par les chaînes de production de l'agro-alimentaire, et ce avec l'aide des outils de communication dont chacun est équipé.
A l'heure où les nanotechnologies investissent largement l'identification des produits, des animaux et des personnes on peut à juste titre se poser quelques questions éthiques sur la notion de données à caractère personnel, sur le traitement et la conservation de ces données, sur la question morale liée au fait de pouvoir suivre le déplacement d'objets, d'animaux ou d'individus par satellite. Des organismes comme la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) en France luttent pour préserver les droits des citoyens et les informent à propos des traces que l'on laisse sans le savoir dans un monde de plus en plus virtuel où l'anonymat n'existe plus . Pour exemple, les moteurs de recherche gardent les données nous concernant (données d'enregistrement, cookies…) pendant 6 mois et peuvent les exploiter commercialement pendant toute cette durée. Les données personnelles des citoyens sont mises à la disposition de la police et de la justice. Même si l'on parle de respect de la démocratie, la lutte internationale contre le terrorisme a élargi encore la circulation des données personnelles (échange des données bancaires, conservation des données téléphoniques par les opérateurs, transfert d'informations relatives aux passagers aériens). Même si ces réseaux souterrains peuvent préoccuper, ils concernent essentiellement les flux d'informations.

Quid de l'Internet des objets (IdO), le réseau des objets, qui s'applique au monde réel des flux physiques? Ceci mérite une petite présentation. Voici un schéma qui présente simplement une perspective historique de l'Internet des objets (cliquez pour le lire):




Ces deux vidéos pro-RFID (Radio Frequency Identification) nous expliquent ce que ça signifie concrètement






Trop fort! :-) Nous ne sommes plus très loin de Minority Report. Au-delà de la béatitude du bipède naïvement fasciné par le "génie" de son espèce, on peut se demander si l'on n'agit pas avant de réfléchir une fois de plus. Ces "progrès" nous promettent un monde où les émetteurs-récepteurs radio seront partout, s'ajoutant aux applications quotidiennes des technologies Wifi, BlueTooth et GSM pour accentuer les pollutions électro-magnétiques. Et ce pour la plus grande gloire du développement industriel et commercial.
Devant ces dangers potentiels, France Nature Environnement a fait appel en 2005 à l'Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail (AFSSET).
Pour José Cambou, responsable du réseau santé-environnement de FNE, le rapport est peu rassurant et incomplet:

"- Il n’existe pas de données disponibles concernant les impacts sur l’environnement de la RFID.
- Les experts ne se sont pas penchés sur le cas des effets d’implantation de RFID dans le corps humain, pratique qui est déjà une réalité dans d’autres pays.
- Les fabricants ou intégrateurs de systèmes RFID semblent, pour certains d’entre eux, méconnaître leur obligation de prendre en compte la sécurité et la santé des personnes.
- Actuellement, en France, l’exposition professionnelle peut être nettement plus forte que celle de la population générale. Mais, les méthodes d’évaluation des risques sanitaires concernent des expositions corps entier ; elles sont donc inappropriées pour certaines situations de travail."

Et d'ajouter: " le rapport de l’AFSSET n’épuise pas le sujet : il laisse de côté la question des effets psychologiques potentiels de cette technologie d’identification et de traçabilité des objets, des animaux voire des personnes. Plus globalement, cette technologie interpelle aussi en terme de protection de la vie privée et en terme d’éthique, qui sont des questions dont les pouvoirs publics doivent se saisir de manière urgente."

Bref, comme dans chaque dossier litigieux concernant les nouvelles technologies, nous ne disposons pas du recul suffisant pour établir un bilan-santé et les beaux progrès en matière d'espérance de vie risquent d'être mis à mal dans les années à venir. Espérons toutefois que les béats défenseurs du progrès technologique aient raison sur la question sanitaire. Reste la question éthique et l'impossible choix de l'anonymat.

mardi 3 février 2009

Vivre en ville nuit gravement à la santé


Hubert Guillaud, rédacteur en chef d'InternetActu.net, publie un article bien documenté sur les interactions entre l'environnement urbain et la santé mentale.

"Des chercheurs américains et australiens commencent à montrer que le simple fait de vivre dans un environnement urbain à des effets sur nos processus mentaux de base. Après avoir passé quelques minutes dans une rue bondée, le cerveau est moins en mesure d’organiser les informations qu’il reçoit dans la mémoire, explique le psychologue du Laboratoire de neuroscience cognitive de l’université du Michigan, Marc Berman. A l’inverse, la nature serait un élément extrêmement bénéfique pour le cerveau : des études ont même démontré que des patients d’hôpital qui peuvent voir des arbres de leurs fenêtres se rétablissent plus rapidement que ceux qui en sont privés."

Fatigue, stress, difficultés de concentration, perte du contrôle des émotions sont autant de conséquences d'un excès de stimulation du cerveau. L'aménagement urbain est, de ce seul fait, crucial. Il faudrait le réviser au moment où la majorité de la population mondiale vit dans un environnement urbain de plus en plus bétonné et coupé de la réalité naturelle. Le rôle des parcs en ville et des forêts en périphérie des agglomérations paraît tout simplement vital. Faire entrer la vie dans la ville est une donnée prioritaire si l'on en croit les études en neuropsychologie citées par Hubert Guillaud.

"La vie en milieu naturel en revanche ne nécessite pas la même quantité d’effort cognitif. En fait, les milieux naturels sont tout autant remplis d’objets qui capturent notre attention, mais qui ne déclenchent pas de réponse émotionnelle négative (contrairement à une voiture ou à une foule de piétons) ce qui fait que le mécanisme mental qui dirige l’attention peut se détendre en profondeur."

Même si ce n'est pas toujours vrai (je pense aux battues de la saison de la chasse et au "doux" bruit de la tronçonneuse ou du quad au fond des bois), il est certain que ce type de perturbation n'est pas constant a contrario des milliers de stimuli qui agressent les citadins, jour et nuit dans les cas extrêmes.
Aux excès d'informations qui attaquent le cerveau, il faudrait ajouter les méfaits du grégarisme qui engendre souvent des comportements agressifs ou passifs. Des batailles perdues ou des renoncements que ne compensent pas toujours et pour tout le monde les attraits culturels des métropoles. La question économique est évidemment cruciale et se révèle plus qu'ailleurs du fait d'une impossibilité de produire au moins une partie de son alimentation. Pas d'Oasis en tous lieux dans les villes. Les jardins ouvriers, véritable progrès social des environnements urbains, sont en voie de disparition et toujours très convoités.
Rien n'a beaucoup changé depuis Georg Simmel (1858-1918). La ville est toujours l'univers du choc. Pour Simmel, la métropole génèrait des mécanismes de défense appelés "indifférence", "anonymat, "individualisme", "intellectualisation", "divertissement". Elle faisait aussi du citadin un être réactif et adaptable. Quels changements aujourd'hui? Peut-être la densité des informations assénées par tous les canaux sensoriels. C'est de trop-plein dont il s'agit. C'est toujours l'excès qui tue.
En attendant que les décideurs optent pour une ville plus "naturelle" et plus humaine par la même occasion, quelles solutions pour les pauvres bougres contraints de vivre là où se trouve leur travail? Essayer de faire place à la nature dans leur vie chaque fois que c'est possible (un pot de fleur ou une mangeoire pour les passereaux pour commencer) ou choisir malgré les conséquences, comme Régine Robin (Mégapolis. Les derniers pas du flâneur), de considérer la ville comme un territoire à explorer et se surprendre à apprécier graffitis, néons, pubs, klaxons et embouteillages.

lundi 2 février 2009

La forêt, leur maison



Ce film simplement intitulé La Forêt a été réalisé par Nicolas Caicoya, un cinéaste publicitaire espagnol. Depuis quelques années il a mis ses compétences au service de la diffusion de messages environnementaux et il se consacre à une réflexion sur la responsabilité humaine sur le devenir du monde. Dans cet esprit, il a réalisé des spots télé pour le Ministère français de l'Ecologie et de l'Environnement. Il a également réalisé le court métrage El Último alquimista (2005) à propos duquel il s'est exprimé ainsi:

"Même l´apprenti prend conscience qu´il s´éloigne des voies de la nature dès ses premières erreurs, et freine son œuvre. L´orgueilleux, ne voit pas, n´écoute pas. Dans sa fiole, la matière peut résister en permanence car il continuera jusqu’ à ce que TOUT SOIT DETRUIT.
Le Dernier Alchimiste est né d’une réflexion résultant de la lecture de la surprenante conversation qui eut lieu à Paris en 1937 entre Bergier et Fulcanelli. Cet entretien est relaté dans Le Matin des Magiciens.
Tous les jours, on allume la télévision et on regarde perplexe l´œuvre de destruction et de mort que les imprudents de toute foi provoquent. Ils n’ont ni sens, ni loi, ni humanité. Notre fiole, notre planète, est en train d´être dévastée sans pitié. Il est facile pour nous de dire que la responsabilité de tout ce qui se passe appartient à nos dirigeants, mais c’est faux, car ils ont le pouvoir que notre insensibilité leur donne. Les alchimistes nous ont prévenus des dangers résultant de la violation de la nature. Bien que sachant cela, nous avons continué. Mais nous avons encore le temps de réagir, la terre a une grande capacité de régénération. De plus, les changements à réaliser ne nous obligerons pas à nier notre sens de la curiosité ni à renier les avancées technologiques, au contraire, ils nous guideront dans notre évolution car cela est notre destin. Cette évolution doit être une « re-évolution » qui renforce avec chaque nouvelle invention la Loi de la Fraternité. Une Loi qui efface l’orgueil, le racisme et l’égoïsme qui atrophient le cœur. Une loi qui ne peut permettre le développement de la recherche militaire (Selon le OCDE, l’Espagne est le second pays développé qui investit le plus en R&D militaire, seulement surpassé par les USA), car elle est consciente que lorsqu’un membre de la société est blessé la société entière l’est aussi.
Mon intention avec ce court métrage est de montrer la possibilité d’un changement. Je ne partage pas l’hypothèse de la destruction du monde, mais dans ce cas cela guide ma réflexion. Et si nous étions l’Atlantide de nos héritiers ? Je n’ai pas l’intention d’ouvrir un débat sur l’existence ou non de l’Atlantide. Cela me sert de figure mythique, symbolique. Le futur projette son ombre par anticipation. Peut-être que l’Atlantide n’est pas quelque chose qui est arrivé mais qui arrivera…Un rêve collectif de ce que nous pouvons provoquer si nous continuons à choisir ce qui nous sépare et non ce qui nous unit (Fission nucléaire vs fusion, haine vs amour, anticonscience vs conscience…). Nous devons changer et nous le pouvons. Le changement est en chacun de nous, et non dans nos gouvernements. Chaque être humain est l’Alchimiste de sa propre vie. La technologie nous ouvre des portes incroyables : la voiture à air comprimé, l’énergie solaire ( en installant des panneaux solaires sur seulement 1% des 10% des terrains désertique que possède notre planète nous pourrions fournir l’énergie suffisante pour couvrir tout les besoins actuels), l’énergie basée sur l’hydrogène, l’énergie libre… D’infinis chemins encore à explorer et que je l’espère nous découvrirons bientôt.
Voila la fiction qui m’attire. Selon les mots de Fulcanelli :
«Quelque chose de fantastique qui n’invite pas à l’évasion mais au contraire, à une plus profonde adhésion.»"

Je vous laisse apprécier le champ métaphorique de ces propos.

Herbe


Bientôt en salle, le documentaire de Matthieu Levain et Olivier Porte : Herbe. Il établit un parallèle entre deux métiers: celui d'éleveur traditionnel, indépendant, durable, conscient et celui d'éleveur 100% PAC, modelé, industrialisé, dépendant des groupes agro-alimentaires.
A ne pas rater!

La bande annonce, c'est par ici.