lundi 23 mars 2009

Les fruits et légumes du plastique



Cette carte donne une image satellite de la région de El Ejido, à l'Ouest d'Almeria sur la côte andalouse de l'Espagne. Ce n'est plus la lande rousse et rocailleuse qui existait là dans les années 1960. Une région désertique où il tombe deux cents litres d’eau de pluie par mètre carré et par an. Ce cancer blanc de preque 40 000 hectares qui colonise la terre jusqu'à envahir les montagnes, c'est un ensemble de serres en plastique. En vue rapprochée, ça donne ça:



De El Ejido, capitale européenne de l'agriculture intensive, des milliers de tonnes de légumes et de fruits partent chaque jour envahir le reste de l'Europe. Mais peut-on encore donner le nom de fruits et de légumes à ces "tomates", "melons", "poivrons", "courgettes", "asperges" et "fraises" sans goût poussés à coup d'engrais, sans soleil direct, hors sol et hors saison? Ces "légumes" contre-nature insipides distribués par tous les supermarchés d'Europe sont l'objet d'une production scandaleuse.

Très gourmande en eau, cette industrie du légume implantée en zone désertique consomme 80% de l'eau de la région. Pour Abel La Calle, professeur de droit de l’environnement à l’université d’Almeria: "Les prélèvements dans les nappes sont trop élevés, elles n’ont pas le temps de se reconstituer, on prélève donc de l’eau fossile." Les ressources fossiles sont captées par le biais de puits forés jusqu'à plus de 600 mètres sous terre. Les forages sont souvent illégaux et l'Etat n'en a pas le contrôle. Personne ne sait combien de temps il reste avant que le réseau souterrain fossile ne soit épuisé. Quant aux couches superficielles, l’eau de mer les a infiltrées. Les nappes phréatiques sont également gravement polluées par les fertilisants et les pesticides. De ce seul point de vue, cette agriculture est condamnée. D'ailleurs, la délocalisation a commencé: les magnats espagnols de l'industrie du légume commencent à envahir l'Afrique. Le cancer l'avance vers d'autres régions moins contrôlées où le soleil et l'eau ne manquent pas. Le recul de l'industrie maraîchère à Almeria ne résoudra pourtant pas les problèmes d'eau de la région: un autre cancer se développe sous la forme du tourisme massif qui contribue à bétonner un peu plus la côte sud de l'Espagne. Ces touristes qui viennent du Nord de l'Europe croisent sur les autoroutes les camions espagnols qui s'en vont livrer leurs sous-produits dans toutes les centrales de distribution. Le parc naturel Cabo de Gata qui tente de préserver les dernières côtes sauvages du sud de l'Espagne est menacé à la fois par le cancer touristique et par le cancer maraîcher.

Le déplacement du business agricole présente l'intérêt de rapprocher l'enfer de plastique de la main d'oeuvre surexploitée qui lui permet d'exister. 14000 immigrés, en provenance du Maroc et d'Afrique noire, dont 40% de sans-papiers, vivent au milieu des serres où ils travaillent dans des conditions précaires, parfois sans eau ni électricité. Le photographe suisse Christophe Chammartin a fait un reportage intitulé Prison de plastique (les forçats du légume) qui dénonce les conditions de vie de ces esclaves de l'Europe agricole et les conséquences écologiques des pratiques intensives maraîchères dans la région.
A voir aussi le reportage de Jawad Rhalib qui montre les coulisses de cette "réussite" économique:



Emblématique, souvent pris en exemple, la fraise peut permettre au consommateur de comprendre l'absurdité de la réalité maraîchère espagnole. C'est vers la production de ce fruits symbolique que s'est tournée l'émission d'Arte "Fraises d'hiver, goût amer"- (extrait de l'émission diffusée le 6 mars 2009 - Production CAPA/ARTE 2009).

Dans Politis du jeudi 12 avril 2007, Claude-Marie Vadrot tenait déjà le même discours dans son article "Fraises espagnoles/ scandale écologique" dont voici quelques extraits:

"[...] Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces,après avoir parcouru 1 500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi‐totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe.
[...] Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires. Qui s'en soucie? [...] Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers."

Il s'agit, sans se fatiguer, de montrer aux distributeurs que le consommateur n'est pas toujours l'imbécile qui mange sans penser. Mangeons local et de saison le plus possible.

Il s'agit aussi de continuer d'informer le consommateur qui pense qu'il peut manger sans conscience sans payer les pots cassés.

Voici la pétition en ligne lancée par l'’association suisse "Ras la Fraise". A soutenir!

dimanche 22 mars 2009

C'est le printemps

vendredi 20 mars 2009

Espérer la forêt

J'aime bien les campagnes du WWF. Elles véhiculent souvent un message percutant avec beaucoup de simplicité. En voici une, parfaite de ce point de vue.



Nous devons cette affiche à l'agence Shunya de Beijing pour le WWF Chine.
Pour comprendre les idéogrammes, nous avons de gauche à droite: la forêt, le bois, l'arbre. Le dernier symbole à droite n'est pas chinois: vous aurez reconnu la croix latine, christique, du mot latin crux qui a le sens de "poteau", "gibet", "potence". Au-delà de la symbolique religieuse qui n'est pas prise en compte ici, il semble que la notion de "mort" que l'on associe à ce signe en respectant l'étymologie soit internationalement comprise.
Préférons lire l'affiche à l'orientale, de droite à gauche. C'est, à partir de rien, voir pousser un arbre, puis un bois, puis une forêt! Le monde entier en a besoin.

jeudi 19 mars 2009

En rêve, citoyens!



Dans "grève"... il y a "rêve" et un peu plus.

mercredi 18 mars 2009

Pot d'adieu ?


L'art marteau d'Adel Abdessemed

Aujourd'hui 17 mars. Le Monde en ligne rubrique "Culture". Le journaliste Harry Bellet nous parle d'un "artiste" français bien aimé des collectionneurs (il cite François Pinault - un garant de qualité?), Adel Abdessemed. L'article est intitulé "Cruel mais pas forcément bête", ce qui sous-entend qu'il est d'emblée favorable au dit "artiste".

Adel Adbessemed a commis en 2007 Don't Trust Me, une série de 6 vidéos où l'on assiste à l'exécution d'un cochon, d'une chèvre, d'une brebis, d'un faon, d'une vache et d'un cheval. Vous ne les verrez évidemment pas sur ce site. Les animaux sont entravés et tués à coup de massue. Le journaliste fait-il la critique d'un comportement pervers sous le couvert de l'art? Non. D'après notre journaliste, l'acte scandaleux est surtout philosophique, profondément engagé, censé nous faire "réfléchir sur ce qu'est l'horreur." Et de citer une autre "oeuvre" morale du même Abdessemed et du même acabit:

"Usine, une autre vidéo, tout aussi scandaleuse et bien plus perturbante, d'Adel Abdessemed, peut renforcer le propos : dans une arène sablonneuse (toujours tournée au Mexique), des crotales, des scorpions, des tarentules, des rats. On s'attend à un massacre général. Non : les animaux roupillent au soleil. Arrivent des coqs : les serpents vont-ils les bouffer tout crus ? Non plus, ce sont les gallinacés qui s'étripent, qui s'épiaulent, qui s'entre-tuent. Puis trois chiens, de la même espèce : deux vont se liguer pour tenter d'égorger le troisième. Moralité ? Plus les animaux sont domestiques, plus ils sont proches des hommes, pires ils sont." Inutile de commenter!

L'Art Institute de San Francisco et le Festival international d'art contemporain de Glasgow ont refusé d'exposer Don't Trust Me. La responsabilité de cette censure est à attribuer aux associations écologistes et surtout aux mouvements végétariens, si l'on en croit encore notre journaliste... Des extrémistes ces gens là... Ils ne comprennent rien à l'art, se laissent emporter par leur sensiblerie et tiennent des propos choquants. Ils sont même capable d'actions terroristes. Notre journaliste est soulagé que les associations italiennes n'aient pas réussi à faire interdire l'exposition d'Adel Abdessemed, un si grand artiste, à la Fondation Sandretto Re Rebaudengo de Turin. En effet, Adel Abdessemed a de grandes qualités. Il n'est pas "un hypocrite, contrairement à ceux qui tolèrent les abattoirs mais interdisent qu'on les photographie. La force de son travail, c'est de nous placer devant nos contradictions."

Si, sous couvert de cohérence et dans le but de faire réfléchir les humains sur leur inhumanité il faut se livrer à des actes cruels et les mettre en scène, on va bientôt trouver normal d'attribuer le prix Nobel de la Paix aux serial killers.

Oui, il est bien triste que l'art contemporain soit de nos jours livré aux bouffons cruels et la réflexion philosophique aux journaleux étiquetés historiens d'art.

Pour compenser cette réalité désagréable, changeons le rêve en naviguant sur le site américain du Green Museum! Vous verrez que rien n'est perdu...

http://blog.greenmuseum.org/blog/
http://www.greenmuseum.org/

mardi 17 mars 2009

Société Protectrice des Humains


Je vous invite à visiter le site de la SPH (Société Protectrice des Humains). Vous y trouverez un nombre considérable de dossiers choquants et une profonde matière à réflexion. Vous voilà prévenus! Moi, j'adore ce renversement de point de vue, cet humour noir décapant... Particulièrement conseillé au nombriliste qui sommeille en chacun de nous!
Voici un extrait de la Charte de la SPH, pour donner le ton:
"Nous le savons tous, des millions d'êtres Humains sont maltraités chaque jour sur notre planète. Parce que nous, les Animaux, nous nous croyons supérieurs, nous faisons subir à nos frères Humains des sévices intolérables.
Il faut cesser de considérer les Humains comme des êtres inférieurs, sans intelligence ni morale. Certains prétendent que les Humains sont vaniteux et stupides, qu'ils s'auto-détruisent par insouciance, qu'ils s'entre-tuent par cupidité, qu'ils s'entre-déchirent par intolérance, qu'ils anéantissent leur environnement par négligence, qu'ils commettent des meurtres, ou que sais-je encore.
Cependant, cela ne prouve pas forcément que les Humains n'ont pas d'âme, comme on l'entend souvent affirmer. Il a été démontré bien des fois que les Humains sont capables de compassion et d'attitudes sensibles et intelligentes.
Ce que nous voulons :
Nous réclamons que soit accordé aux Humains un statut de semi-Animal, afin que cessent définitivement les abominations dont ils sont victimes quotidiennement, et dont nous apportons la preuve aujourd'hui en publiant nos dossiers secrets.
Ce que vous pouvez faire :
Nous encourageons vivement toutes formes de délation.Faites nous part des mauvais traitements que vous avez pu observer autour de vous. Dénoncez inlassablement vos voisins, amis, ennemis, parents, qui font des misères à leurs Humains domestiques, ou qui maltraitent inconsidérément des Humains sauvages.Nous nous ferons l'écho, dans ces pages, de vos cris d'alarme."

lundi 16 mars 2009

Je t'ai manqué

Un petit hommage...



"Et si l'on disait le contraire
Ou si l'on ne disait rien
Si l'on construisait les phrases à l'envers
Ou si l'on soulevait demain
Qui serait l'adversaire ?
Entre nous qui serait le plus malin ?
Et si l'on disait le contraire
Ou si l'on ne disait plus rien ?"

jeudi 12 mars 2009

La Conscience


Jan Fabre, de dood in de dood, Crystal BIC et classic BIC sur image imprimée, 10,4 x 10,4 cm / Collection Musée d’Ixelles, Belgique ©.

J'aimais bien cet oeil animal utilisé sur les affiches du festival belge Ars Musica 2009. Un oeil crayonné au stylo bic. Et puis j'ai voulu savoir qui était l'artiste derrière l'oeil. Et voilà tout à coup que cet oeil m'émeut d'une autre manière. C'est l'oeuvre d'un artiste flamand contemporain appelé Jan Fabre. Il est à la mode. Tellement que Le louvre a exposé ses oeuvres du 11 Avril 2008 au 7 Juillet 2008. Ceux qui ne le connaissaient pas et qui passaient par là doivent s'en souvenir. Apparemment, les provocations du personnage et de son oeuvre ont beaucoup choqué les amateurs d'art ancien.
On perce parfois dans la jungle de l'art contemporain pour cette simple raison. On n'est plus un artiste mais un "performer". Une petite provoc et le tour est joué. Chez Fabre, ça tourne à la pathologie. Ce qui a choqué les amateurs d'art flamand ancien n'est pas ce qui me choque le plus. Il paraît que "Fabre se vit, depuis l’enfance, comme une sorte d’entomologiste démiurge - dans la lignée du Français Jean-Henri Fabre, dont il prétend descendre -, créant dans une tente installée dans le jardin de ses parents des êtres hybrides à partir d’un ver de terre et d’ailes de papillons." (Natacha de Polony, Marianne). Jean-Henri Fabre doit se retourner dans sa tombe! Un bio-créateur, son homonyme. Marcel Broodthaers l'était déjà dans les années 60 avec ses casseroles de moules mais il y avait une évidente auto-dérision dans cette provocation là. Pour Fabre, l'art c'est la dissection. Le beau est macabre ou n'est pas. Sa grande spécialité: les coléoptères. Dans la galerie des glaces du palais royal de Bruxelles, la reine Paola, en mécène de l'art flamand contemporain, lui a permis de coller au plafond 1,4 million de carapaces de scarabées Callopistus castelnaudi. La "chose" s'appelle "Heaven of delight" (Aux anges!!!).
Jan Fabre expose aussi les chats morts pendus au plafond, les têtes de chouettes et autres provocations de ce style.

Je me pose une question dans la foulée: est-ce que Rembrandt exposerait aujourd'hui son Boeuf écorché tout frais sorti d'un abattoir, suspendu dans une salle du Rijksmuseum? C'est bien possible… Sa Leçon d'anatomie fait fureur dans une version techno-3D-hyper-réaliste. Je veux parler de "l'exposition anatomique de corps humains véritables" de Gunther von Hagens le plastinateur qui satisfait le voyeurisme dément de certains de mes contemporains, fascinés devant les cadavres humains et les cadavres animaux. Pour ceux qui ne souhaitaient pas entrer dans ce processus exhibitionniste morbide, il y avait quand même, par la prégnance autoritaire des campagnes d'affichage, cet homme et ce gorille que l'on nous a imposé de longs mois dans les rues de Bruxelles. Et ce renne "plastiné" attelé au traineau du Père Noël: un beau cadeau pour les enfants qui visitaient le centre commercial City2 du centre ville pendant la période des dernières fêtes de fin d'année.
Un peu la mort du rêve. Les bulles de savon de l'enfance qui éclatent comme celles de la mexicaine Teresa Margolles explosent au nez des visiteurs. Des bulles faites à partir de l'eau récupérée de la douche d'une morgue et préalablement utilisée pour laver les cadavres. Ce n'est qu'un exemple de ce que propose cette "artiste" par ailleurs employée dans une morgue de Mexico City chez qui la conscience professionnelle est semble-t-il un peu exacerbée.
L'art et l'éthique ne font pas bon ménage de nos jours, comme s'il fallait à tout prix transgresser les tabous. Provoquer pour coller à l'époque? C'est ce que semble chercher le brésilien Eduardo Kac qui propose quant à lui l'art transgénique! Avec la complicité de l'INRA, en l'an de grâce 2000, il a ainsi injecté une protéine fluorescente verte à une lapine blanche appelée Alba. Il n'oublie surtout pas les bénéfices tirés des produits dérivés! Des poissons zèbres, modifiés de manière identique, sont commercialisés sous le nom de GloFish.

Cynisme ou hyper-amoralité? La manipulation du vivant et l'exhibition de la mort méritent une conjointe réflexion pour en évaluer tous les dangers. Or, la pensée molle des philosophes contemporains ne permet pas de concurrencer la puissance économique qui accompagne la science et ses avatars bio-artistiques. L'art éthique est un défi bien plus grand et honorable. Pour l'instant confondu avec l'artisanat, il reste à inventer.

Je songe tout à coup à ce poème de La légende des siècles intitulé "La Conscience". Hugo le termine sur ce vers célèbre: "L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn." Et je songe à l'oeil de ce chien crayonné par Jan Fabre. Soudain, je le trouve triste, l'oeil. Projection de moi-même, emportée par la conscience de ce que l'on a fait au nom de l'art, au nom de la science et maintenant au nom de l'art scientifique? Je m'attarde sur le titre en flamand du dessin de Jan Fabre: "de dood in de dood". Je ne connais pas cette langue et je demande une traduction. Vous ne devinerez pas... ça signifie "la mort dans la mort"!

Je crois qu'il faudra écrire bien des poèmes pour remettre de la lumière sur le destin de l'humanité.

mercredi 11 mars 2009

Dans la peau d'un ours blanc ...


Spot réalisé par une agence publicitaire brésilienne, Ponto de Criação / fluor, située à São Paulo.

Pink et Stella pour Peta

La chanteuse américaine Pink et la créatrice de mode Stella Mc Cartney ont milité à Paris lundi dernier contre l'usage de la fourrure dans la haute couture. Pink prête sa voix à l'un des animaux du dernier film de Peta dont le slogan est: "Toutes les peaux exotiques et les fourrures sont un vol".




Stella Mc Cartney, toujours engagée (c'est de bon ton), prouve qu'il est possible de se passer de fourrure dans la haute couture et de respecter quelques principes éthiques. Dommage qu'elle compte Catherine Deneuve parmi ses "amies". La grande prédatrice du 7° art français continue d'exhiber ses fourrures avec fierté peut-être pour oublier qu'elle ne peut plus se permettre de poser dans le plus simple appareil à l'image des stars qui militent pour PETA. Elle est moins en contradiction avec elle-même quand elle s'affiche aux défilés du très bling-bling Jean-Paul Gaultier qui répond au slogan "fourrure, torture, Gaultier assassin" par un provocateur: "Franchement, je m'en contrefous. Je continue à faire de la fourrure. J'adore faire la fourrure. Que les militants essaient de voir plutôt les fabricants pour essayer de trouver des solutions!" (source AFP). J'ai conscience que ce post fait très "Point de Vue Images du Monde" mais c'est pour rêver d'y trouver le même genre de contenu! Ça rendrait les attentes chez le coiffeur moins futiles. Tout le monde a ses contradictions et ses marges d'erreur mais les personnages publics servent trop facheusement de modèles. L'exemple qu'ils donnent n'est pas sans conséquence.
Pour conclure (provisoirement) avec la question de la fourrure, voici le dernier logo olympique proposé par PETA pour les JO d'hiver de 2010.



Même Vladimir Poutine a passé le cap et interdit la chasse aux bébés phoques. Quand je vous disais que tout le monde a ses contradictions!

Si vous voulez vous faire entendre, signez la pétition de PETA.

La nuit de la chouette, c'est samedi

Cette opération de sensibilisation est organisée tous les deux ans, par la Fédération des Parcs naturels régionaux de France et la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux). Pour l’occasion de nombreuses animations seront proposées ce samedi 14 mars, sur tout le territoire, mais également en Belgique, au Luxembourg, en Suisse et en Tunisie (balades, conférences, diaporamas, films, lectures, expositions, ateliers de construction de nichoirs, etc.).

C’est une belle occasion de mieux connaître ces oiseaux de nuit, ainsi que les dangers qui les menacent (destruction de leurs milieux de vie, intensification agricole, raréfaction de leurs sites de nidification, trafic routier...) et apprendre des gestes simples pour les sauvegarder (installation de nichoirs, plantation de haies et d’arbres, conduite plus lente la nuit...).

Profitez-en, cet événement est ouvert à tous gratuitement, retrouvez en ligne
les lieux de rendez-vous proche de chez vous, et vous aurez sans doute la chance d’observer une ou plusieurs des espèces suivantes :

Effraie des clochers (Tyto alba)
38 cm. Elle niche dans les granges, clochers et ruines. Elle fait deux nichées par an mais est très sensible aux hivers rigoureux. Des milliers sont chaque année tués sur les routes. Malgré sa relative abondance (environ 20 000 et 60 000 couples), l’effraie est en régression.

Chevêche d’Athéna (Athene noctua)
26 cm. La chouette aux yeux d’or est encore communément répandue en France. Elle fréquente les vergers extensifs, les bocages, les périphéries des villages et niche dans les cavités des vieux arbres ou des murs. Symbole de la sagesse dans la Grèce antique. La chevêche, dont les effectifs sont en déclin (entre 20 000 et 60 000 couples), est le seul rapace nocturne à bénéficier d’un plan de restauration national.

Hibou moyen-duc (Asio otus)
38 cm. Présent partout en France, ce hibou discret est relativement commun dans les paysages de bocages, les boisements épars. Il emprunte les anciens nids de corvidés, souvent dans les bosquets de conifères. Il est également possible de l’observer dans les grands parcs urbains. L’hiver, le moyen-duc forme des dortoirs de parfois plusieurs dizaines d’individus, qui se regroupent à la tombée de la nuit. La population française est évaluée à 20 000 couples, mais fluctue en fonction des cycles de campagnols.

Chouette hulotte (Strix aluco)
45 cm. Cette grosse chouette, grise ou rousse selon les individus, est le rapace nocturne le plus commun de France avec une fourchette d’effectifs comprise entre 60 000 et 200 000 couples. Elle abonde dans tous les milieux boisés, des grandes forêts aux boisements plus modestes proches des villes. Son hululement, qui hante toutes les ambiances nocturnes au cinéma, peut être facilement entendu tout au long de l’année.

Petit-duc scops (Otus scops)
21 cm. Le petit-duc est le plus petit des hiboux. Il est aussi le seul rapace nocturne à passer l’hiver au sud du Sahara. Essentiellement présent au sud de la Loire, il fréquente les milieux ouverts où abondent les vieux arbres et les insectes dont il se nourrit exclusivement. Son chant est une douce note flûtée et régulière qui retentit dès le mois d’avril, à son retour d’Afrique. Ses effectifs sont estimés à 10 000 couples, essentiellement concentrés sur le pourtour méditerranéen.

Grand-duc d’Europe (Bubo bubo)
72 cm. Le grand-duc, encore absent du quart nord-ouest de la France, recolonise progressivement les massifs rocheux. C’est le plus grand et le plus puissant des rapaces nocturnes d’Europe. Son chant résonne l’hiver dans les falaises des régions accidentées, mais il est très difficile de l’apercevoir. La population, en augmentation, avoisine les 1 600 couples.

Chevêchette d’Europe (Glaucidium passerinum)
16 cm. La chevêchette est le plus petit rapace de France : elle ne dépasse pas la taille d’un gros merle. Inféodée aux forêts de montagne, la chevêchette n’est présente que dans l’est de la France (Vosges, Jura et Alpes). Peu farouche, mais rare et cantonnée aux grandes forêts d’altitude, il est très difficile de la voir ou de l’entendre. Sa population est estimée à quelques centaines de couples nicheurs.

Chouette de Tengmalm (Aegolius funereus)
25 cm. Un peu plus répandue que la chevêchette, elle affectionne les forêts d’épicéa et les boisements mixtes de montagne où elle niche dans les loges des pics noirs. Son chant mystérieux peut être entendu dans les Vosges, le Jura, les Alpes, le Massif central et les Pyrénées (environ 3 000 couples).

Hibou des marais (Asio flammeus)
40 cm. Le hibou des marais ne niche que rarement en France, dans les dernières landes et marécages. Mais chaque année, des centaines de hiboux des marais hivernent dans les milieux ouverts, un peu partout sur le territoire. Durant la période hivernale, il est parfois possible de les voir chasser en pleine journée. Quelques rares couples en période de reproduction et quelques centaines d’hivernants.


Bon week-end.

mardi 10 mars 2009

pensée positive


Aujourd'hui, avoir une pensée positive dans cette direction.

"C'est dans son coeur qu'il faut construire la paix."
Le quatorzième dalaï-lama, Tenzin Gyatso.

lundi 9 mars 2009

La fin de la pauvreté?

The end of Poverty? Un film présenté à Cannes en 2008 (pas tout récent donc à chercher dans les médiathèques) qui permet de comprendre pourquoi la pauvreté s'intensifie et pourquoi la crise que nous connaissons ne peut qu'être globale. La pauvreté est perpétuée par nos institutions. Pas notre modèle économique. Par nos habitudes silencieuses.

Présentation officielle du film de Philippe Diaz qui a réalisé en 2001 un autre documentaire politique: Nouvel ordre mondial (quelque part en Afrique):

"Avec tant de richesses dans le monde, comment peut-on avoir autant de pauvreté ? « La Fin de la Pauvreté ? » retourne au début des temps modernes, au début des temps coloniaux, pour comprendre quand mais aussi pourquoi tout cela a commencé ? Les experts internationaux aussi bien que les victimes nous apportent des éléments de réponse, condamnant le colonialisme, l’économie de marché, la dette du tiers-monde, l’appropriation des terres et des autres ressources naturelles, qui entre autres condamnent les pays du tiers-monde et tous ceux qui s’efforcent de survivre dans un environnement toujours plus hostile. N’est-il pas temps de se demander pourquoi aujourd’hui 25% de la population mondiale consomme plus de 85% des ressources de la planète ?"

Le film est produit par Cinema Libre Studio.



jeudi 5 mars 2009

Le médecin dans l'assiette

Le cancer représente aujourd'hui plus que jamais une menace pour notre santé. Ainsi des recherches sont menées dans le monde entier afin de mieux percer les mystères des tumeurs et de pouvoir un jour maîtriser cette maladie encore trop souvent mortelle.

De nouvelles connaissances nous proviennent depuis quelques années du Canada où le Dr. Richard Béliveau et son équipe se penchent sur les aliments qui peuvent prévenir, voire contribuer à guerrir un cancer (en complément aux thérapies classiques que sont la chimiothérapie, la radiothérapie et la chirurgie).

Des études ont en effet montré qu'une personne mangeant peu de fruits et légumes a un risque deux fois plus élevé d'être atteinte dans sa vie d'un cancer que quelqu'un qui en consomme beaucoup.
Ce fait a poussé les chercheurs à analyser les différents végétaux et ils ont effectivement trouvé des agents appelés "composés phytochimiques" qui ont la capacité d'enrayer le développement de cellules cancéreuses.

Les fruits et légumes les plus efficaces contiennent des molécules faisant partie des familles des polyphénols (flavonoïdes, isoflavones, catéchines), des composés sulfurés (isothiocyanates, diallyl suphides) et des terpènes (caroténoïdes, monoterpènes).

En raison de leurs vertus thérapeutiques, ces aliments ont été appelés "alicaments".

Les alicaments contenant le plus de ces agents protecteurs sont les suivants (indiqués avec la quantité hebdomadaire suggérée, 3 portions de…):

L'ail: 2 gousses
Les algues marines réhydratées: 1/2 tasse
Les bleuets, framboises, mûres: 1/2 tasse
Les brocoli, chou-fleur, choux, navet: 1/2 tasse
Les canneberges séchées: 1/2 tasse
Les champignons: 1/2 tasse
Le chocolat noir 70%: 20 g
Les choux de Bruxelles: 1/2 tasse
Le curcuma: 1 cuillère à thé
Les épinards et le cresson: 1/2 tasse
Le gingembre: 1 cuillère à thé
Les graines de lin fraîchement moulues: 1 cuillère à table
Le jus d'agrumes: 1/2 tasse
Les légumineuses: 1/2 tasse
Les oignons, échalotes, poireaux: 1/2 tasse
La pâte de tomate: 1 cuillère à table
Le poivre noir: 1/2 de cuillère à thé
Le raisin:1/2 tasse (ou 200 ml de jus)
Le thé vert: 3 fois 250 ml
Le vin rouge: 1 verre (125 ml)

Il y en a de quoi se régaler au quotidien!

Vous trouverez des informations plus exhaustives sur le site du Dr. Béliveau:

http://www.richardbeliveau.org/la-prevention-du-cancer.html?showall=1

Obama et les loups


Barack Obama a donné un coup de pouce aux loups gris américains des Montagnes rocheuses et de la région des grands lacs. Le gouvernement du Small W. avait prévu de les supprimer de la liste des espèces en danger. Le nouveau président a gelé cette décision. A suivre! En attendant, bravo Mr President! Source: Los Angeles Times.

Photos de Jonathan Atkinson

Blasphême ?


Xavier Gorce est dessinateur de presse indépendant depuis vingt ans pour de nombreux titres (Marianne, Phosphore, La Croix, etc.). Depuis 2002, il travaille pour lemonde.fr, site internet du quotidien Le Monde. Il y publie chaque jour un strip de BD humoristique, la série actuelle, « Les Indégivrables », met en scène des pingouins aux comportements hélas très humains. Les aventures des Indégivrables ont été également publiées aux éditions Inzemoon.

Voici venu le temps d'inventer un nouveau modèle économique qui ne sera pas centré sur la croissance ... tout reste à faire.

mercredi 4 mars 2009

Pauly, les poissons et le plancton



Le Monde en ligne du 03/03/2009 met à l'honneur Daniel Pauly. Qui est ce français mieux connu en Amérique du Nord que dans l'hexagone?

"Directeur du Fisheries Centre de l'université de Colombie-Britannique, à Vancouver, il a surtout été le premier à développer une vision globale des ressources halieutiques, en analysant les statistiques de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), les seules disponibles à l'échelle mondiale. "Partout dans le monde, les chercheurs constataient que les pêcheries sur lesquelles ils travaillaient se cassaient la figure, mais personne ne distinguait le problème général", explique le chercheur.
Dans un article retentissant paru en 2001 dans la revue Nature, il prouve que, contrairement à ce que disent ces statistiques, les prises mondiales de poissons - ainsi que les stocks - diminuent depuis la fin des années 1980, parce que la Chine, premier pays pêcheur au monde, fausse ses chiffres. Dans un autre article, il démontre que les hommes pêchent des poissons situés de plus en plus bas dans la chaîne alimentaire des océans. "Si nous continuons sur cette voie, nous finirons par manger du zooplancton", sourit-il.
"Le nombre de stocks de poissons surexploités ou épuisés ne cesse d'augmenter, constate-t-il. Si rien ne change, les conséquences seront terrifiantes." Il condamne la gestion mondiale des stocks, dominée selon lui par les intérêts du secteur de la pêche, qui ont pris le dessus sur les considérations scientifiques et politiques.
Daniel Pauly est soutenu par le Pew Charitable Trust, une fondation américaine d'intérêt général, et considère les associations de protection de l'environnement comme les seules véritables représentantes des intérêts publics en matière de protection des océans. Cette attitude lui vaut la méfiance d'une partie de la communauté scientifique, qui lui reproche un engagement trop marqué, une tendance au catastrophisme, et une vision approximative. "Il pense en grand, c'est son originalité, commente Philippe Cury. Mieux vaut être approximativement juste que précisément faux. Aujourd'hui, le consensus émerge sur l'état des ressources."
Daniel Pauly assume son engagement. Il recommande de "réduire l'armée déployée contre les poissons". "Il faut pêcher moins si l'on veut continuer à pouvoir pêcher, dit-il. En ciblant la pêche industrielle, on réduirait beaucoup les capacités de pêche, sans affecter beaucoup de personnes."
Il plaide également en faveur d'un réseau étendu d'aires marines protégées (aujourd'hui limitées à 0,8 % de la surface des océans) et s'emporte contre les subventions à la pêche, qui représentent 27 milliards d'euros par an, selon ses calculs, et "permettent à la surexploitation de continuer".
"Quand on me demande, à la fin d'une conférence, ce que chacun peut faire pour protéger les océans, je réponds qu'on ne gère pas les stocks avec son estomac, mais avec sa tête, lance-t-il. Je réponds : mangez ce que vous voulez, allez dans une ONG faire du raffut et utilisez votre bulletin de vote." (article de Gaëlle Dupont)

Voilà un homme d'humour et de franc parler.
Manger du plancton...
Cela me rappelle le film de Richard Fleischer, Soylent Green (Soleil vert pour le titre en français). Vous vous souvenez? La multinationale agro-alimentaire Soylent fabrique une nourriture industrielle appelée "Soleil vert" (en anglais, Soylent qui est la contraction de Soy bean-lentil !!!!!). Selon la version officielle, ce produit nutritif, presque le seul qui reste pour nourrir l'humanité, est obtenu à partir de plancton. Vous vous souvenez du contexte? Très peu de terres encore cultivables. Une population en détresse. Des révoltes réprimées par les forces armées. Surpopulation. Chômage. Violences. Vous vous souvenez? L'alicament synthétique "Soleil vert" est en fait issue du recyclage des cadavres humains. Cannibalisme à grande échelle orchestré par l'industrie agro-alimentaire. La mort ingérée. Sans métaphore.
Soleil vert ressemble à une prophétie, comme bien des oeuvres d'anticipation, quand on y réfléchit. Pourvu que ceux qui dirigent écoutent la voix de Daniel Pauly et de tous les lanceurs d'alerte émérites.





http://www.fishbase.org/search.php

lundi 2 mars 2009

Interdire les produits en fourrure de phoque


J'ai reçu ce matin une petite peluche en forme de bébé phoque accompagnée d'une fiche portant un slogan très expressif: "Doomed to die....unless we end the trade in seal products." C'est une action de diverses associations européennes de protection des animaux (Anima, Animalia, A.P.A.R., Djurens Rätt, faada, Peta, WSPA, Dyrenes Venner, Respect for animal, Humane Society International) pour encourager le Parlement européen à signer l'interdiction du commerce des produits en fourrure de phoque dans l'Union européenne.
Pour agir vous aussi, signez la pétition sur le site de Humane Society International.
Merci!