
Copyright: Joe Zammit-Lucia
Copyright: Joe Zammit-Lucia
Joe Zammit-Lucia est un photographe britannique qui interroge, à travers ses portraits d'animaux, la condition humaine en lien avec la condition animale. Une entreprise intelligente, dérangeante et nécessaire qu'il explique très clairement:
"In a world obsessed with 'fact', science and analysis, the animal is reduced to an object - a set of describable characteristics. As a result, our thinking has become narrow, superficial and objectifying […]. We delude ourselves that, in describing, we know and understand.
My aim is to use images - and texts - to break out of this superficial reductionism. We do not know. We can never know. But we can try to feel. We can try to re-define our relationship with animals beyond the merely factual to include the emotional, the sensuous and the mystical.
Ultimately, my interest is in exploring how these images affect our cultural perception of animals and the impact on our deeper relationship with these 'unlike others'. I believe that our relationship with those that are unlike us define what we are as human beings. It is how we define ourselves in relation to these animals that will ultimately determine whether we continue to share this world with them or whether we will sweep them aside to make way for our ever-growing, useless consumption."
"Dans un monde obsédé par le "fait", la science et l'analyse, l'animal est réduit à un objet - un ensemble de caractéristiques descriptibles. Par conséquent, notre façon de penser est devenu étroite, superficielle et objectivante [...]. Nous nous imaginons que, en décrivant, nous connaissons et nous comprenons.Mon but est d'utiliser des images - et des textes - pour sortir de ce réductionnisme superficiel. Nous ne savons pas. Nous ne pouvons pas savoir. Mais nous pouvons essayer de sentir. Nous pouvons essayer de redéfinir notre relation au-delà du factuel pour inclure l'émotionnel, le sensible et le mystique. En fin de compte, mon intérêt est d'explorer comment ces images affectent notre perception culturelle des animaux et l'impact sur notre relation plus profonde avec ces «contraires aux autres». Je crois que notre relation avec ceux qui sont différents de nous définit ce que nous sommes en tant qu'êtres humains. C'est comment nous nous définissons nous-mêmes par rapport à ces animaux qui déterminera finalement si nous continuons à partager ce monde avec eux ou si nous allons les balayer de côté pour faire place à notre toujours croissante et inutile consommation."
Repenser l'animal et ce qu'on appelle le propre de l'homme est une des grandes ouvertures intellectuelles et éthiques de ce temps. C'est, à mon sens, l'annonce d'un grand pas dans l'évolution de l'humanité, une promesse de respect et d'empathie pour mettre en question les rapports mécaniques, économiques et brutaux hérités de Descartes qui sont aujourd'hui la règle dans les sociétés humaines à l'égard du monde animal. Un espoir.
Ressources intéressantes:
Oxford Center for Animal Ethics
Université de Limoges, Observatoire des mutations institutionnelles et juridiques, Revue Semestrielle de droit animalier.
http://animalethics.blogspot.com/
BBC Animal Ethics Guide
jeudi 18 mars 2010
l'animal, l'autre, le frère
Libellés :
animaux,
art,
philosophie
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2 commentaires:
Effectivement, nous sommes, toutes matières naturelles, vivantes et inertes, un surper organisme vivant. La destruction de dertaines de ses cellules touche l'être dans sa globalité.Bien aveugle est celui qui détruit une forêt sans se rendre compte qu'il s'est arraché une dent. Comme une tumeur maligne, l'humain se multiplie en même temps qu'il détruit l'organisme dont il fait partie. La différence, c'est que nous avons le choix d'être des éléments cancéreux ou non. Alors, prenons chacun les bonnes décisions, car chaque cellule est concernée...
Comme l'écrit le professeur Christian De Duve, prix Nobel de médecine belge: "Tous les maux découlent du fait que nous sommes trop nombreux sur la terre." ("Génétique du péché originel, le poids du passé sur l'avenir de la vie"). Même ce catholique convaincu est conscient de l'impact de la prolifération humaine et n'hésite pas à tenir un discours très peu politiquement correct, aussi bien d'un point de vue social que d'un point de vue religieux puisque toutes les religions confondues tiennent le même discours d'encouragement à la prolifération: "on aurait aimé voir le chef spirituel de plus d'un milliard d'êtres humains prendre l'initiative dans une circonstance aussi critique pour déclarer moralement justifié, sinon recommandable et même obligatoire de s'opposer à l'augmentation de la population par tous les moyens raisonnables compatibles avec la santé et la dignité humaines"(C.DD). Réponse individuelle, oui? Mais cela peut-il être suffisant? Il m'arrive d'être pessimiste, je l'avoue.
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